La Capitulation de Montréal en 1760Reproduction d’un tableau anonyme de 1800 (s.d.)Source : Musée virtuel du Canada

     La capitulation de Montréal en 1760 est un événement important du déclin et de la fin du Régime français en Amérique. La chute de la Nouvelle-France survient durant la guerre de Sept ans en Europe. La guerre de la Conquête aussi appelée «French and Indian War» est un épisode de ce conflit mondial. En Amérique du Nord, les troupes britanniques sont nettement supérieures en nombre. Elles s’adaptent également plus rapidement aux réalités locales. Certains historiens parlent d’une guerre perdue à l’avance pour la France.

     Après la prise de Québec en 1759 et la victoire des Français à Sainte-Foy, les renforts que reçoit l’armée anglaise en 1760 viennent sceller l’issue du conflit. Le maréchal François de Lévis estime les forces anglaises à près de trente mille hommes lorsque débute le siège de Montréal. Les Français disposent de moins de deux mille hommes. Rapidement, le gouverneur Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnal constate qu’il doit se rendre. Pour éviter le massacre des civils et la destruction de Montréal, Vaudreuil accepte les conditions négociées avec le major général Jeffery Amherst.

     Le 8 septembre 1760, Montréal capitule. Les Anglais garantissent la sécurité des habitants mais refusent les honneurs de la guerre aux troupes françaises. Lévis refuse ces conditions et brûle ses drapeaux. Le lendemain, ses soldats rendent leurs armes. La Nouvelle-France est chose du passé et le Régime militaire débute.

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Independência ou Morte !Huile sur toile de Pedro Américo datant de 1888 et photographiée par Lincoln Martins (1994)Source : Wikimedia Commons

     Le Brésil est une colonie portugaise depuis le début du XVIᵉ siècle. Après l’invasion du Portugal par Napoléon en 1807, le prince-régent de la dynastie des Bragances et futur Jean VI se réfugie à Rio de Janeiro. Appréciant la vie brésilienne, il décide d’y rester après le départ des troupes françaises du Portugal. Il octroie à la colonie son autonomie en 1815 au sein du Royaume-Uni du Portugal, du Brésil et des Algarves.

     La domination portugaise sur le Brésil est de plus en plus contestée par les Brésiliens au début du XIXᵉ siècle. En 1821, le roi Jean VI retourne au Portugal. C’est son fils, Dom Pedro, qui est nommé régent du Brésil. Refusant le retour du pays au statut de colonie et malgré les pressions du Portugal, Dom Pedro proclame l’indépendance du Brésil.

     Dom Pedro est convaincu de la nécessité de séparer la colonie de sa métropole. Il s’allie avec les partisans de l’indépendance tout en s’assurant de contrôler la politique interne en devenant le premier empereur du Brésil. Selon la tradition, il proclame l’indépendance au bord de la rivière Ipiranga.  Il jette son chapeau aux couleurs du Portugal et crie : «L’indépendance ou la mort».  C’est le cri d’Ipiranga du 7 septembre 1822, date retenue de la fête nationale du Brésil.

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Drapeau du Swaziland adopté en 1967

     Le Swaziland devient un protectorat britannique en 1902, après la guerre des Boers. Le gouverneur britannique du Transvaal administre le territoire dès 1903. Puis, en 1907, l’administration du Swaziland est confiée au haut-commissaire britannique pour l’Afrique du Sud.  Cette situation perdure jusqu’en 1961. L’Angleterre prépare alors une réforme politique qui permettra aux Swazis d’obtenir le droit à l’auto-détermination.

     C’est en 1963 que la Grande-Bretagne promulgue la constitution qui permet ce changement. Après l’établissement d’un Conseil législatif en 1964, le Swaziland tient ses premières élections en 1967 dans un régime de monarchie constitutionnelle.

      La domination du parti Imbokovo est évidente à l’issu du scrutin. C’est le seul parti en lice. Le prince Makhosini Dlamini, premier ministre élu, fixe alors avec Londres les conditions de l’indépendance du pays qui est proclamée le 6 septembre 1968. Depuis, la politique interne est tiraillée par l’opposition entre les partisans de la démocratie et ceux de la monarchie absolue.  La constitution actuelle interdit toujours l’existence des partis politiques !

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