«Castor, three pence , rouge, non dentelé, imperforé, papier vergé, 3d, de l’émission des Deniers»
Photo anonyme (s.d.)
Source : Arpin Philatélie

     Le premier timbre-poste du Canada est émis le 23 avril 1851.  Il est conçu par Sandford Fleming : d’une valeur de trois pence et représentant un castor, c’est le premier timbre imagé du monde. Auparavant, les timbres montraient des monarques, des personnages du gouvernement ou encore des emblèmes officiels. Le choix du castor s’explique par le rôle important joué par cette animal dans la traite des fourrures, un commerce qui domine l’économie coloniale durant des décennies.

     Deux autres timbres canadiens sont émis en 1851 : le six pence à l’effigie du prince Albert et le douze pence représentant la reine Victoria. Ces timbres sont imprimés chez Rawdon, Wright, Hatch and Edison et ce, jusqu’en 1858.  On utilise alors les mêmes éléments de sécurité et de lutte à la contrefaçon que ceux employés dans la production des billets de banque.

     C’est en mai 1840 que le premier timbre-poste adhésif est émis en Grande-Bretagne. Ce timbre est basé sur un principe novateur qui assure le paiement anticipé des frais postaux, un principe ensuite repris un peu partout ailleurs dans le monde. De suite, les colonies britanniques sont parmi les premières à emboîter le pas et à émettre des timbres-poste. Outre dans la province du Canada, les émissions commencent également en 1851 au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, puis à Terre-Neuve en 1857, en Colombie-Britannique en 1860, et à l’Île-du-Prince-Édouard en 1861.

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Guy Carleton Gravure sur bois anonyme (XIXe siècle) Source : Library of Congress

Guy Carleton
Reproduction d’une gravure sur bois anonyme
(XIXᵉ siècle)
Source : Librarie du Congrès

     Guy Carleton participe au siège de Québec en 1759. Il est blessé lors de la bataille des plaines d’Abraham. Après la conquête, il agit comme lieutenant-gouverneur puis comme gouverneur en chef de Québec jusqu’en 1778. Par la suite, il est mandaté, à New York entre autres, pour tenter de rétablir la paix entre la Grande-Bretagne et les colonies américaines en révolte.

     De retour en Angleterre, Carleton fait la promotion de créer la fonction de gouverneur général pour les colonies anglaises de l’Amérique du Nord. Cette idée reçoit l’assentiment de Thomas Townshend, vicomte de Sydney et secrétaire d’État à l’Intérieur dans le cabinet de William Pitt. Ce poste vise à favoriser une éventuelle union des colonies britanniques restantes.

     Le 22 et le 27 avril 1786, Guy Carleton reçoit de nouvelles commissions. Il devient le gouverneur général des provinces de Québec, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. Il est aussi nommé commandant en chef des armées de ces trois colonies et de Terre-Neuve. Chacune conserve cependant son lieutenant-gouverneur et Carleton ne peut exercer son autorité civile sur l’une d’elles que lorsqu’il y réside. Carleton, devenu baron de Dorchester, tente par la suite sans succès en 1790 et en 1793 de faire abolir cette réduction de pouvoirs.

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lotus-1985-senna-portugal-21

«Ayrton Senna en route vers la victoire à Estoril»
Photo anonyme (1985)
Source : https://thejudge13.com/2014/04/21/on-this-day-in-f1-21st-april-1985/

     C’est le 21 avril 1985 que le brésilien Ayrton Senna remporte son premier Grand Prix de Formule 1 à Estoril au Portugal. Le jeune pilote est au volant d’une Lotus 97T et amorce la course en pôle-position. Sur une piste détrempée par une pluie incessante, Senna mène la course du premier au dernier tour. Patrick Tambay, un de ses adversaires, déclare : «Cette course fut un cauchemar. Il pleuvait des clous du début à la fin avec une piste inondée de partout, un plafond nuageux  très bas et une visibilité réduite. Piloter était une question de survie, au mieux».

     À sa seconde course pour Lotus et sa dix-septième en carrière, la performance de Senna sous la pluie à Estoril reste gravée dans la mémoire des connaisseurs de sport automobile. Cette victoire est aussi la première d’une série de 41 qui va mener Senna à la gloire et à trois championnats du monde. Au Portugal, ce jour-là, Senna est dominant et détecte les lignes de course mieux que quiconque. La pluie ne semble pas affecter son pilotage qui lui permet de finir plus d’une minute en tête de l’épreuve.

     Plusieurs monoplaces sont incapables de suivre le rythme du leader et doivent abandonner. Les tête-à-queue se multiplient tandis que Senna, confiant, semble trouver de l’adhérence partout où il roule. Le résultat final est clair : Ayrton Senna enregistre le tour le plus rapide, mène le peloton à chacun des 67 tours et gagne le Grand Prix.  Lui-même reconnaît sa part de chance : «Les gens pensent que je n’ai pas fait d’erreur mais c’est faux – Je ne sais pas combien de fois j’ai perdu le contrôle ! Il y eu même un moment où j’ai quitté le circuit et mes quatre roues étaient sur le gazon sans que je puisse rien y faire, mais heureusement, la voiture glissa pour retourner sur la piste».

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