«Le Monument de Champlain»
Carte postale de
Produits de Qualité I.M.D. Inc.
(v. 1985)
Source : NelsonWeb

 

     Le 15 mars 1603, Samuel de Champlain embarque sur la Bonne-Renommée. Ce navire quitte Honfleur pour naviguer vers le Nouveau Monde. Champlain fait partie de l’expédition dirigée par François Gravé Du Pont. C’est Aymar de Chaste, titulaire du monopole commercial de la Nouvelle-France, qui invite Champlain à se joindre à Gravé Du Pont.

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Champlain
Reproduction d’une gravure attribuée à Pierre-Louis Morin d’après l’original publié à Paris par Imprimerie de Villain en 1854 (v. 1882)
Source : Benjamin Sulte. Histoire des Canadiens français, 1608-1880 : Montréal, Wilson & Cie, 1882-1884.

   Ce dernier est un habitué du Saint-Laurent. Champlain, lui, agit surtout comme géographe. De plus, il est le seul à laisser un récit détaillé de ce voyage. La première étape du périple se déroule à Tadoussac où les Français entrent en relation avec  plusieurs Amérindiens.

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Champlain Trading with the Indians
Photo anonyme d’une huile sur toile de Charles William Jefferys datant de 1911 (s.d.)
Source : Collection Imperial Oil, BAC

     Cette rencontre est le fruit du hasard. Mais, la participation des Français à cette fête est pleine de promesses. La «Grande Tabagie», comme l’événement est surnommé, marque le début d’une alliance entre les fondateurs de la Nouvelle-France et trois nations indiennes. Chacun y trouve son profit. D’un côté, les Français se positionnent comme un allié potentiel dans la lutte contre les nations iroquoises. De l’autre côté, les Algonquins, les Etchemins et les Montagnais démontrent le potentiel de leur appui pour l’exploration et le commerce. Cette alliance de 1603 va durer jusqu’à la chute de la Nouvelle-France.

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Larry Shaw à l'Exploratorium de San Francisco Photo : Ronhip (2007)

«Larry Shaw à l’Exploratorium de San Francisco»
Photo : Ronhip (2007)
Source : Wikimedia Commons

     Le nombre π occupe une place importante dans l’histoire des mathématiques. Le calcul de ses décimales préoccupe les mathématiciens depuis l’Antiquité. Cette recherche mathématique, pour différents motifs, demeure d’ailleurs d’actualité. À l’origine, la méthode géométrique d’Archimède est privilégiée pour calculer π. Puis à partir de l’époque des Lumières jusqu’à la fin du XXᵉ siècle, plusieurs formules mathématiques sont élaborées. L’utilisation des ordinateurs et les équations de type Ramanujan-Nagell permettent alors de repousser les limites du calcul. En 1995, la découverte de la formule BBP ouvre ensuite un nouveau chapitre dans la recherche sur cette constante.

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Srinivasa Ramanujan
Photo attribuée à Konrad Jacobs (XXᵉ siècle)
Source : Oberwolfach Photo Collection

     Le 14 mars 1988, le physicien Larry Shaw organise le premier «Jour de Pi» ou «Pi Day». Cette journée est retenue en raison de la méthode américaine de format de date. Ainsi, le 14ᵉ jour du 3ᵉ mois devient 3/14 soit les trois premiers chiffres de π. Depuis, la célébration est reprise chaque année à l’Exploratorium de San Francisco, endroit où travaille Shaw.

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Archimède pensif
Photo anonyme d’une huile sur toile de Domenico Fetti datant de 1620 et conservée au musée Alte Meister de Dresde
Source : Wikimedia Commons

     «Pi Day» rejoint maintenant une communauté internationale préoccupée par le calcul de π et son importance en mathématique. En 2009, la Chambre des représentants des États-Unis a donné son appui à cette célébration particulière. Un site Web «officiel» est consacré à l’événement et la chasse au record du nombre de décimales de π reste ouverte…

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Fred Rose
Photo : Arthur Roy (v. 1943-1946)
Source : BAC

 

     En 1943, Igor Sergeievich Gouzenko travaille au service du chiffre de l’ambassade de l’Union soviétique à Ottawa. Il découvre l’existence d’un réseau d’espionnage au Canada, réseau dirigé par le colonel Nicolai Zabotin. Le 5 septembre 1945, Gouzenko fait défection à l’URSS et se présente au bureau du Ottawa Journal avec une centaine de documents prouvant l’existence de l’espionnage soviétique au Canada. Le journal refuse de publier son histoire pour des raisons de sécurité mais l’invite à entrer en contact avec le ministre de la Justice, Louis St-Laurent.  Sa crédibilité est mise en doute par les autorités jusqu’a ce qu’il rencontre Fernande Coulson, secrétaire au bureau du Solliciteur général. Celle-ci organise une rencontre entre Gouzenko et la division anti-subversive de la Gendarmerie royale du Canada.

     Le 6 septembre 1945, des agents soviétiques tentent sans succès de capturer Gouzenko et de récupérer les documents. Norman Robertson, sous-secrétaire d’État aux Affaires extérieures, recommande alors de garder le transfuge sous protection policière. Le lendemain, Gouzenko et sa famille obtiennent l’asile politique. Un enquête secrète sur le réseau d’espionnage soviétique débute. En février 1946, 13 suspects sont arrêtés en vertu de la Loi des mesures de guerre. Un mois après, le 14 mars 1946, 26 autres personnes sont arrêtées et accusées d’espionnage. Fred Rose est du nombre. De son vrai nom Rosenberg, Rose est membre du Parlement canadien et député du comté montréalais de Cartier, sous la bannière du Parti progressiste-ouvrier, un parti à l’idéologie communiste. En juin 1946, Rose est reconnu coupable d’espionnage et condamné à six de prison au pénitencier Saint-Vincent-de-Paul. Il doit ensuite s’exiler en Pologne sans droit de retour au Canada.

    Quelques jours après les premières arrestations, le gouvernement du Canada institue une commission spéciale pour faire la lumière sur l’ampleur du problème. C’est la Commission royale pour enquêter sur les faits intéressants et les circonstances entourant la communication, par des fonctionnaires publics et autres personnes occupant des postes de confiance, de renseignements secrets et confidentiels aux agents d’une puissance étrangère. Communément appelée Commission Kellock-Taschereau, du nom des deux juges de la Cour suprême du Canada qui la préside, la Commission confirme l’existence d’un vaste réseau d’espionnage. Ce réseau d’espions soviétiques opère au sein de plusieurs ministères canadiens et du haut-commissariat de la Grande-Bretagne à Ottawa. Les espions ont également infiltré le projet de recherche atomique canada-britannique afin d’obtenir des États-Unis, de la Grande-Bretagne et du Canada des secrets sur la bombe atomique.

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