«Page couverture de Cité libre, vol. 1, no. 1, juin 1950» Photo anonyme (s.d.) Source : Wikimedia Commons

     C’est en juin 1950 que le premier numéro de Cité libre est publié. Cette revue réunit des intellectuels qui tiennent un discours moderniste contestant les valeurs traditionnelles de la société québécoise. La publication est laïque mais s’inscrit dans la mouvance de la gauche chrétienne. Elle devient rapidement un véhicule de contestation du duplessisme. Leur objectif est ainsi défini : «Nous avons quelque chose à dire. Mais le silence n’est pas facile à rompre publiquement ; il fallait qu’une équipe s’en fît une obligation. Ceci n’est donc qu’un premier mot, une intervention initiale et qui doit déclencher le débat. Chacun de nos articles veut être une invitation à ceux de trente ans et moins qui n’ont pas encore parlé, à ceux-là aussi qui en ont eu l’occasion mais qui n’ont pas pu dire ce qui leur tenait le plus à coeur».

     À l’origine, la revue est la propriété de l’équipe de rédaction. Le premier numéro est tiré à cinq cents exemplaires et a coûté 250 $. En vendant chacun cinquante exemplaires à 50 ¢, les dix fondateurs réussissent à faire leur frais. Cette liste initiale de rédacteurs comprend : Maurice Blain, Réginald Boisvert, Guy Cormier, Jean-Paul Geoffroy, Pierre Juneau, Jean Le Moyne, Gérard Pelletier, Roger Rolland, Pierre Elliot Trudeau et Pierre Vadeboncoeur.

     Les idées véhiculées par Cité libre sont influencées à l’origine par le personalisme tel que diffusé par Édouard Mounier et la revue Esprit. Cette idéologie cherche une voie humaniste entre le capitalisme libéral et le marxisme. Cependant, Cité libre ne fait pas l’unanimité chez les intellectuels. Ainsi, le philosophe Charles De Koninck va démontrer les problèmes que pose au bien commun, la vision désincarnée d’un «Grand état» universel et multicurel que prône la revue.

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Depuis 1987, l’Organisation mondiale de la santé et ses partenaires organisent la «Journée mondiale sans tabac». L’événement se déroule pour la première fois le 7 avril 1987. Puis, à compter de 1988, la date est fixée au 31 mai. La journée a pour objectif une prise de conscience globale des dangers du tabac.

Le thème pour 2017 est «Le tabac – une menace pour le développement». L’OMS et le Secrétariat de la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac décrivent ainsi cette mesure : «La campagne permettra de mettre en évidence la menace que représente l’industrie du tabac pour le développement durable de tous les pays, notamment la santé et le bien-être économique de leurs citoyens. Elle proposera des mesures à prendre par les autorités et le grand public en vue de promouvoir la santé et le développement en luttant contre la crise mondiale de tabagisme».

En 2013, l’OMS a publié un rapport sur l’épidémie mondiale de tabagisme. Depuis 10 ans, d’importants progrès ont été accomplis dans le monde en matière de lutte antitabac. Depuis 2008, le nombre de pays adoptant des mesures pour contrer le tabagisme progresse rapidement. Malgré ces avancées, des lacunes importantes restent à combler dans la lutte anti-tabac. La Journée mondiale sans tabac est un geste concret en ce sens.

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Idola Saint-Jean Photo anonyme (v. 1925) Source : BAC

 

     Le 31 mai 1927, Idola Saint-Jean fonde l’Alliance canadienne pour le vote des femmes. Cette militante chercher à relancer le débat sur la question du droit de vote pour les femmes. En 1929, elle déclare : «Les femmes de la province de Québec sont aujourd’hui les seules femmes d’Amérique du Nord auxquelles on refuse le droit de citoyenneté. Elles sont soumises à toutes les lois et payent tous les impôts, n’est-ce pas souverainement injuste de les priver d’un privilège que tous les citoyens canadiens nés au pays ou ailleurs possèdent ?».

     Dès 1922, le Comité provincial pour le suffrage féminin tente de convaincre le Parlement québécois d’accorder le droit de vote aux femmes. Le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau répond par une fin de non recevoir à cette requête. Le projet de loi sur cette question «présenté par le député Henry Miles de la circonscription de Montréal-Saint-Laurent, est abandonné avant sa deuxième lecture et le débat ajourné». En 1929, le dossier est au point mort. Le Comité est scindé en deux. D’une part, l’Alliance canadienne pour le vote des femmes d’Idola Saint-Jean reprend le flambeau auprès des femmes de la classe ouvrière ; d’autre part, Thérèse Casgrain dirige le Ligue des droits de la femme auprès des femmes de la bourgeoisie.

     Chaque années, les suffragettes se rendent à Québec pour exposer le bien-fondé de leur demande. Les deux groupes sont unis dans leur lutte. Le changement viendra finalement en 1939 lorsqu’Adélard Godbout inscrit dans son programme électoral la promesse de permettre le suffrage féminin. Porté au pouvoir, son gouvernement présente le projet de loi 18 pour permettre aux Québécoises de voter. La loi est acceptée et finalement sanctionnée le 25 avril 1940.

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