Gilles Hocquart. Intendant de la Nouvelle-France.
Reproduction d’une gravure anonyme publiée dans Benjamin Suite, Histoire des Canadiens-Français 1608-1880 : Montréal, Wilson & Cie, 1882-1884

 

     Gilles Hocquart est nommé commissaire ordonnateur et intendant intérimaire de la Nouvelle-France le 8 mars 1729. Administrateur honnête et efficace, il doit redresser les finances de la colonie, plongée dans de lourds déficits. Dans les instructions qu’il reçoit du ministère de la Marine en France, il est incité «à promouvoir le commerce canadien au sein de l’Empire atlantique français, mais sans augmenter les dépenses de l’État».

     Le 21 février 1731, Hocquart est promu intendant de la Nouvelle-France. Il encourage rapidement les entreprises canadiennes notamment celles liées à la construction navale ainsi que les Forges du Saint-Maurice. Il stimule aussi l’agriculture et fait construire des routes entre Québec, Montréal et le lac Champlain. Tout cela dans le but de faire progresser le commerce.

     Malheureusement, les réformes entreprises par l’intendant Hocquart souffrent des mauvaises récoltes.  En 1741, les Forges du Saint-Maurice font aussi faillite sans avoir remplies leur promesse de diversification économique. Enfin, la guerre entre la France et la Grande-Bretagne à partir de 1744 va pratiquement anéantir plusieurs de ses efforts pour développer l’économie pionnière de la Nouvelle-France. Il quitte Québec en 1748.

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Cérémonie protocolaire commémorant le vol de John Glenn Photo anonyme (1963) Source : NASA

«Cérémonie protocolaire commémorant le vol de John Glenn»
Photo anonyme (1962)
Source : NASA

     Durant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs savants allemands travaillent sur un programme secret de fusées spatiales. Après la guerre, ce savoir-faire émigre en partie en Union soviétique. Ce pays développe alors un programme capable de se rendre dans l’espace. Le 4 octobre 1957, Spoutnik 1 devient le premier satellite artificiel de la Terre. Le défi soviétique se poursuit et, en 1961, Iouri Gagarine réalise le premier vol dans l’orbite terrestre.

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Timbre de 40 kopeks émis en 1957 par l’URSS et illustrant l’orbite de Spoutnik 1
Source : Wikipédia

     Les Américains prennent conscience à ce moment de leur retard dans la conquête de l’espace. En 1958, la NASA crée le programme Mercury Seven afin d’envoyer des astronautes américains autour de la Terre. Le 5 mai 1961, Alan Shepard réussit un premier vol suborbital dans le cadre de ce programme. Son compatriote, John Glenn est mis en orbite l’année suivante.

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«L’astronaute John Glenn»
Photo anonyme (1962)
Source : NASA

     Le 20 février 1962, Glenn pilote la capsule Friendship 7 lancée par une fusée Mercury-Atlas à partir du Cap Canaveral. Le lancement est télévisé devant un auditoire de 60 millions de téléspectateurs. Le vol de l’astronaute dure près de 5 heures. Les réactions physiologiques de Glenn en état d’apesanteur sont étudiées en détail depuis la Terre. Friendship 7 complète trois fois l’orbite terrestre avant d’amerrir dans l’Atlantique.

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Buste en bronze d'Oscar Drouin réalisé par Les Arts canadiens en 1936 Photo : NelsonWeb (2014)

Oscar Drouin. Buste en bronze
Photo de François Droüin d’un bas-relief réalisé par Les Arts canadiens en 1936 (2014)
©NelsonWeb

 

     Dès 1916, deux tentatives sont faites pour permettre aux femmes québécoises d’accéder aux études et à la pratique du droit. De nouvelles tentatives sont faites au Parlement en 1920 et en 1929. À chaque occasion, le projet de loi est rejeté par la majorité gouvernementale.

     En février 1930, Oscar Drouin, député libéral de Québec-Est, présente à l’Assemblée législative un nouveau projet de loi visant à permettre aux Québécoises de faire leur entrée au Barreau. Le débat en seconde lecture débute le 18 février. Le lendemain, le projet est défait par une majorité de 66 députés contre 37. Plusieurs femmes assistent des galeries au débat qui précède le vote.

     L’admission au Barreau se fait d’ailleurs en parallèle avec la revendication du droit de vote. Dans les deux cas des oppositions farouches se manifestent face à ces mesures progressistes. En 1940, le gouvernement d’Adélard Godbout accorde le droit de vote au femmes. Malgré tout, la question reste controversée : en mars 1942, le Conseil général du Barreau du Québec accepte l’admission des femmes par un vote de 12 contre 11. Cette mesure prend finalement force de loi le 26 avril suivant.

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