« Entête de la biographie de Marcian Hoff sur le site Web du Massachusetts Institute of Technology »

Source : MIT (1996)

     Les premiers ordinateurs avaient des dimensions énormes. Le microprocesseur transforme cette réalité. Dès les années 1950, les travaux de Jack Kilby et Robert Noyce sur les transistors ouvrent de nouvelles possibilités de miniaturisation. En 1968, Marcian Hoff est embauché par Intel, une « startup » fondée par Robert Noyce et Gordon Moore. L’année suivante, Busicom charge Intel de fabriquer des circuits intégrés afin de créer des calculateurs programmables. Pour ce projet, Hoff développe, avec l’aide de Stan Mazor, un processeur universel sur une puce unique. C’est le microprocesseur.

     Le 15 novembre 1971, Intel annonce la commercialisation de ce microprocesseur. La publicité paraît dans Electronic News. Le 4004 CPU compte 2 300 transistors. De la taille d’un ongle, ce microprocessseur  possède la même puissance que le premier ordinateur électronique datant de 1946 qui, par contraste, occupait un pièce complète.

     La société Intel vend son premier microprocesseur au prix de 200 dollars. Ce processeur est suffisamment petit pour être présent dans un circuit intégré. Sa découverte conduit à la création des micro-ordinateurs.  On retrouve d’ailleurs le 4004 CPU dans le micro-ordinateur MCS-4, également commercialisé par Intel.

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« Vue du centre-ville de Coventry au lendemain du bombardement »

Photo : Lt Taylor (1940)

Source : Wikimedia Commons

     En 1940, Coventry au Royaume-Uni est une importante ville industrielle. Les manufactures de la ville fournissent l’armée anglaise dans le combat contre le nazisme. Incapable d’envahir l’Angleterre, Adolf Hitler décide de bombarder ce pays. Le 8 novembre, la Royal Air Force contre-attaque en bombardant Munich. Les Allemands répliquent en engageant près de 450 bombardiers dans l’Opération Sonate à la lune; leur cible : Coventry.

     Durant la nuit du 14 au 15 novembre 1940, la Luftwaffe amorce le bombardement intensif de la ville. Durant 13 heures, des milliers de bombes explosives et incendiaires sont larguées sur la ville.  Au lendemain du raid, la scène est terrifiante : les trois quarts de la ville sont rasés laissant les habitants dans le désarroi.

     La destruction est si grande qu’un néologisme apparaît: « To Conventrate » signifiant détruire physiquement et psychologiquement une ville. Les nazis utilisent cette opération pour stimuler leur recrutement et tenter de démontrer leur supériorité militaire. Par contre, ce bombardement intensif marquent plutôt la fin de la bataille d’Angleterre. La RAF réussit ensuite à repousser les avions allemands de l’espace aérien anglais et Hitler doit abandonner son objectif de conquérir la Grande-Bretagne.

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«Bombardements lors de la bataille navale de Guadalcanal. Au premier plan, le USS Président Jackson»

Photo anonyme (1942)

Source : Naval Historic Center

     En 1942, les Japonais souhaitent installer une base aérienne à Guadalcanal afin de pouvoir bombarder l’Australie et de dominer le sud-ouest du Pacifique. Pour contrer cette stratégie, l’armée américaine décide d’attaquer cette position. En août 1942, les Américains envahissent l’île. La contre-offensive japonaise va suivre.

     Une série de combats se déroule pour le contrôle de Guadalcanal : bataille de Matanikau, bataille du Cap Espérance, bataille de l’aérodrome. Les Japonais procèdent également à de lourd bombardements des positions américaines.

     La campagne décisive a lieu du 12 au 15 novembre. Les Japonais réalisent alors que les Américains ont installé beaucoup plus de troupes qu’ils le croyaient sur l’île. Ils constatent aussi que les Américains réussissent à garder le contrôle de la piste Henderson, tête de pont de l’aérodrome. Le 13 novembre, les Japonais tentent de reprendre cette position stratégique. Malgré de lourdes pertes et une seconde attaque le lendemain, les Américains gardent Gaudalcanal. Fin décembre, les Japonais évacuent l’île et débutent leur repli du Pacifique sud.

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