The Taking of Vimy Ridge, Easter Monday 1917 Peinture de Richard Jack (ca1919)

The Taking of Vimy Ridge, Easter Monday 1917
Photo anonyme d’une peinture de Richard Jack datant de ca1919 (s.d.)
Source : Musée canadien de la guerre

     La bataille de la crête de Vimy débute le 9 avril 1917. Une première vague de 20 000 soldats canadiens, lourdement équipés, avance vers les lignes ennemis. Ils sont précédés par des tirs intensifs d’artillerie. L’assaut sur les positions allemandes se fait sans relâche. Rapidement, les Canadiens capturent une majeure partie de la crête. La «côte 145», le point le plus élevé de la crête, est prise le lendemain. Le 12 avril 1917, le «Bourgeon», un autre poste de défense situé au sommet de la crête tombe. Les Allemands doivent battre en retraite.

     La victoire est éclatante mais les pertes sont lourdes. Plus de 10 500 hommes sont morts ou blessés du côté canadien. Toutefois c’est peu, si on compte la centaine de milliers de combattants alliés qui tombèrent au combat à Vimy dans les mois précédents. Un véritable cimetière ! Par ce fait d’armes sans précédent, les troupes canadiennes gagnent la réputation d’être redoutables et efficaces. Bien plus, la victoire de Vimy fait sortir le Canada de l’ombre de la Grande-Bretagne.

     En avril 1917, la crête de Vimy est un endroit fortement défendu en raison de son importance sur le plan stratégique. Pour la première fois, les troupes canadiennes sont réunies en un seul groupe de bataille dirigé par un commandant canadien; pour la première fois, les Canadiens sont responsables de l’ensemble d’une opération. La prise de la crête de Vimy devient ainsi un événement clé du développement de l’identité du Canada comme nation indépendante. Symbole du sacrifice humain nécessaire pour arriver à la victoire, la crête de Vimy au nord d’Arras en France est maintenant un lieu historique national du Canada.

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Allégorie sur le thème de la paix d'Utrecht en 1713 Huile sur toile d'Antoine Rivalz (ca1714) Source : MMA

An Allegory, Probably of the Peace of Utrecht of 1713
Photo anonyme d’une huile sur toile
d’Antoine Rivalz d’environ 1714 (s.d.)
Source : MMA

     Le traité d’Utrecht met fin à la guerre de Succession d’Autriche. Un premier traité est signé le 11 avril 1713 entre la France et la Grande-Bretagne. Un second traité est signé le 13 juillet suivant entre la Grande-Bretagne et l’Espagne. Ces accords avantagent d’abord la Grande-Bretagne. L’Espagne est la grande perdante. La France, elle, conserve sa domination en Europe mais perd une partie de ses possessions en Amérique du Nord.

     Par ce traité, le roi Louis XIV renonce à plusieurs parties de l’empire français en Amérique. La baie d’Hudson devient exclusivement anglaise et la Compagnie de la baie d’Hudson est dédommagée de ses pertes. L’Acadie est également remise à la reine Anne de Grande-Bretagne tout comme la majeure partie de Terre-Neuve. La France conserve cependant ses possessions sur la côte est de Terre-Neuve ainsi que l’île du Cap-Breton et la forteresse de Louisbourg.

     Le traité d’Utrecht est signé après quatorze mois de négociations. Essentiellement, il met fin à une guerre européenne. La carte politique de l’Europe est cependant modifiée. L’Espagne cesse alors de jouer un rôle de premier plan tandis que la Grande-Bretagne  jette les bases de son empire colonial planétaire au détriment des Provinces-Unies.

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His Excellency Sir James Henry Craig, Captain-General and Governor in Chief Lower Canada, Upper Canada. Aquatinte et eau-forte colorées à la main de Gerrit Schipper (ca1810-1811) Source : BAC

His Excellency Sir James Henry Craig, Captain-General and Governor in Chief Lower Canada, Upper Canada.
Reproduction d’une aquateinte et eau-forte colorées à la main de Gerrit Schipper (ca1810-1811)
Source : BAC

     Le 10 avril 1809, la cinquième législature du Bas-Canada débute. Elle est de courte durée. L’unique session se termine le 18 mai suivant. Cinq lois seulement sont approuvées, la plupart sont des renouvellements. Les débats sont plutôt accaparés par deux questions qui opposent la Chambre d’assemblée au gouverneur de la colonie, James H. Craig.

     Une majorité de députés s’opposent à ce que les juges siègent à l’assemblée. Un projet de loi en ce sens est présenté pour la seconde fois lors de cette législature. La résistance du juge Pierre-Amable De Bonne face à ce projet force la tenue d’une enquête sur les élections. Le comité remet alors un rapport accablant contre ce juge-candidat. La polémique dure jusqu’à la prorogation surprise de la chambre par le gouverneur Craig. Ce dernier appuie la position du juge De Bonne.

     La présence du juif Ezéchiel Hart à l’assemblée est un autre sujet de litige entre la Chambre et le gouverneur. Réélu en 1808, Hart est explusé de la Chambre sous prétexte qu’il ne prête pas un serment adéquat. Le gouverneur utilise finalement cet événement pour dissoudre l’assemblée. Il espère démontrer son pouvoir sur les élus. La crise sous Craig va durer jusqu’au rappel du gouverneur en 1811.

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