Portrait of James McGill, (1744-1813)Photo anonyme d’une huile sur toile de Louis Dulongpré datant de ca1800-1810 et conservée au Musée McCord à Montréal (s.d.)Source: Wikimedia Commons

 

     L’Écossais James McGill décède à Montréal le 19 décembre 1813. Son testament nomme plusieurs bénéficiaires de sa fortune accumulée dans la traite des fourrures, le commerce colonial et la spéculation immobilière. Il lègue en fiducie £10 000 et Burnside Place, un terrain de 46 âcres sur les flancs du Mont-Royal où se trouve sa résidence, pour la dotation d’un collège ou d’une université. Il précise que le collège ou un des pavillons de l’université doit porter son nom. L’Institution royale pour l’avancement des sciences, organisme du gouvernement bas-canadien, doit cependant ouvrir l’institution sur le domaine Burnside au plus tard en 1823 avant de pouvoir toucher le legs.

     L’Institution royale peine à réaliser son mandat en raison de problèmes financiers. Un autre héritier de McGill, son neveu Francis Desrivières, s’affaire aussi à faire avorter le projet. Grâce à l’aide du négociant en fourrures John Strachan, l’Institution royale obtient une charte du roi William IV au printemps de 1821. Puis, trois ans plus tard, l’Institution embauche George Jehosaphat Mountain comme principal et recrute quatre professeurs.

     Dès 1823, quatre médecins du Montreal General Hospital ouvert en 1819 fondent la Montreal Medical Institution afin de donner des cours à leurs élèves. Une entente est passée et l’Institution devient la faculté de médecine de l’Université McGill. Le 29 janvier 1829, l’enseignement y débute et le 24 juin suivant, Burnside Place ouvre ses portes sous le nom de McGill College.

#######

«Portrait officiel de l’équipagede la Mission STS-51-Lle 15 novembre 1985»Photo : NASA (1985)Source : NASA

     Le programme américain des navettes spatiales débute en 1981. Il se termine en 2011 après 135 vols. L’objectif de départ de la NASA est de réduire les coûts des lancements dans l’espace grâce à l’utilisation d’appareils réutilisables. Après sa construction, la navette Challenger effectue d’abord neuf vols sans problème. Malheureusement, une défaillance technique survient le 28 janvier 1986 lors de sa dixième mission. La navette Challenger STS-51-L explose en plein vol 73 secondes après son lancement.

Liftoff of the Shuttle Challenger for STS 51-L missionPhoto prise par un télescope IGORPatrick Air Force Base (1986)Source : NASA

     Des millions de spectateurs assistent stupéfaits au désastre. Par cette froide matinée de janvier, le vaisseau spatial se désintègre à la vue de tous. Les sept astronautes sont tués sur le coup. L’enquête révèle que la catastrophe est provoquée par une défaillance des joints toriques des propulseurs d’appoint de droite de la navette. Une mauvaise évaluation des conditions météorologiques est à l’origine du drame.

«Mémorial de la navette Challenger au cimetière d’Arlington, VA»Photo : Michael R. Patterson (2003)Source : arlingtoncemetery.net

     Le désastre a un impact sur l’ensemble du programme qui est mis en veilleuse durant 32 mois. Une commission présidentielle est instituée pour enquêter sur l’accident. Les modalités de lancement des navettes sont revues car la commission met en lumière des carences dans le processus décisionnel de la NASA. La participation des civils à ces expéditions est également reportée : l’enseignante Christa McAuliffe, chargée de donner un cour depuis l’espace, étant du nombre des décès suite à la catastrophe.

#######

William Smith. Chief Justice of New York and of CanadaPhoto anonyme d’une estampe anonyme non datée (s.d.)Source: BAC

 

     La création du Bas-Canada en 1791 entraîne la création d’un Parlement dont la chambre haute est le Conseil législatif du Bas-Canada. Le premier président de ce conseil est William Smith, également juge en chef de la colonie. Cette pratique de nommer le juge en chef comme président devient la coutume durant l’existence du Conseil, soit jusqu’à sa dissolution en 1838.

     Même si la nouvelle constitution ne rencontre pas toutes ses opinions, William Smith s’affaire à organiser le système politique du Bas-Canada dans le respect des traditions parlementaires britanniques. Soulignons que Smith rédige des commissions pour le gentilhomme huissier de la verge noire et le sergent d’armes dont les costumes sont copiés sur ceux de Westminster. De plus, il s’assure que les relations entre le Conseil législatif et la Chambre d’assemblée du Bas-Canada respectent les pratiques parlementaires en vigueur à Londres. Il veille également également à ce que les ordonnances destinées aux conseillers législatifs soient des répliques des assignations royales à la Chambre des Lords.

    C’est dans cette esprit qu’est adopté le 28 janvier 1793, le règlement du Conseil législatif du Bas-Canada. Composé de 37 articles, ce règlement précise le fonctionnement du Conseil. Le document définit le rôle de la présidence et donne les règles de déroulement des séance et des débats. L’ordre dans lequel les conseillers doivent s’asseoir est établi, tout comme la procédure nécessaire pour l’adoption des projets de loi tant en Chambre qu’en comité. En fait, c’est l’ensemble des travaux du Conseil qui est régi par ce règlement de 1793 à 1838.

#######