Maisonneuve Monument.Photo : Albertype Company (ca 1905-1925)Source : BAC

 

 

     Le français Paul de Chomedey de Maisonneuve est né à Neuville-sur-Vanne en 1612. Militaire, il est choisi par Jérôme Le Royer de la Dauversière et par Jean-Jacques Olier pour diriger la colonie missionnaire que la Société de Notre-Dame veut établir en Nouvelle-France. Le 17 mai 1742, Maisonneuve et son groupe prennent possession de l’île de Montréal. Avec l’aide de Jeanne Mance, il procède à la fondation de Ville-Marie. Malgré l’hostilité des Mohawks, Maisonneuve persiste durant plus de 20 ans à mettre tout ses efforts pour développer Ville-Marie.

     Sans sa ténacité et le travail constant de Le Royer de la Dauversière en France, la Société de Notre-Dame aurait succombé sous le poids des épreuves qui se succèdent au petit poste de Montréal, isolé du reste de la colonie. Lorsque Louis XIV prend charge des destinées de la Nouvelle-France en 1663, le rôle de Maisonneuve va changer. Alexandre de Prouville de Tracy est nommé lieutenant général de la Nouvelle-France et il arrive à Québec le 30 juin 1665 avec quatre compagnies de soldats. Déjà quatre autres compagnies étaient arrivées au début de juin et les vingt compagnies du régiment de Carignan-Salières vont suivre. En septembre 1665, Maisonneuve reçoit l’ordre de Tracy de retourner en France pour une période indéterminée.

     Durant 11 ans, Maisonneuve va vivre modestement à Paris grâce à une rente annuelle provenant du supérieur de Saint-sulpice et de son Séminaire. Quatre mille livres de ses appointements comme gouverneur de Montréal lui sont toujours dues à sa mort. Sa maison à deux étages se trouve sur le fossé entre les portes Saint-Marcel et Saint-Victor. Il va accueillir là Marguerite Bourgeoys en 1670, juste avant qu’elle retourne à Montréal avec les lettres patentes de la Congrégation de Notre-Dame. Malade et alité, le fondateur de Montréal dicte son testament le 8 septembre 1676. Il meurt le lendemain dans son lit, au premier étage de sa résidence. Il est inhumé dans l’église des pères de la Doctrine chrétienne où se déroulent aussi ses funérailles.

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La Capitulation de Montréal en 1760Reproduction d’un tableau anonyme de 1800 (s.d.)Source : Musée virtuel du Canada

     La capitulation de Montréal en 1760 est un événement important du déclin et de la fin du Régime français en Amérique. La chute de la Nouvelle-France survient durant la guerre de Sept ans en Europe. La guerre de la Conquête aussi appelée «French and Indian War» est un épisode de ce conflit mondial. En Amérique du Nord, les troupes britanniques sont nettement supérieures en nombre. Elles s’adaptent également plus rapidement aux réalités locales. Certains historiens parlent d’une guerre perdue à l’avance pour la France.

     Après la prise de Québec en 1759 et la victoire des Français à Sainte-Foy, les renforts que reçoit l’armée anglaise en 1760 viennent sceller l’issue du conflit. Le maréchal François de Lévis estime les forces anglaises à près de trente mille hommes lorsque débute le siège de Montréal. Les Français disposent de moins de deux mille hommes. Rapidement, le gouverneur Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnal constate qu’il doit se rendre. Pour éviter le massacre des civils et la destruction de Montréal, Vaudreuil accepte les conditions négociées avec le major général Jeffery Amherst.

     Le 8 septembre 1760, Montréal capitule. Les Anglais garantissent la sécurité des habitants mais refusent les honneurs de la guerre aux troupes françaises. Lévis refuse ces conditions et brûle ses drapeaux. Le lendemain, ses soldats rendent leurs armes. La Nouvelle-France est chose du passé et le Régime militaire débute.

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Independência ou Morte !Huile sur toile de Pedro Américo datant de 1888 et photographiée par Lincoln Martins (1994)Source : Wikimedia Commons

     Le Brésil est une colonie portugaise depuis le début du XVIᵉ siècle. Après l’invasion du Portugal par Napoléon en 1807, le prince-régent de la dynastie des Bragances et futur Jean VI se réfugie à Rio de Janeiro. Appréciant la vie brésilienne, il décide d’y rester après le départ des troupes françaises du Portugal. Il octroie à la colonie son autonomie en 1815 au sein du Royaume-Uni du Portugal, du Brésil et des Algarves.

     La domination portugaise sur le Brésil est de plus en plus contestée par les Brésiliens au début du XIXᵉ siècle. En 1821, le roi Jean VI retourne au Portugal. C’est son fils, Dom Pedro, qui est nommé régent du Brésil. Refusant le retour du pays au statut de colonie et malgré les pressions du Portugal, Dom Pedro proclame l’indépendance du Brésil.

     Dom Pedro est convaincu de la nécessité de séparer la colonie de sa métropole. Il s’allie avec les partisans de l’indépendance tout en s’assurant de contrôler la politique interne en devenant le premier empereur du Brésil. Selon la tradition, il proclame l’indépendance au bord de la rivière Ipiranga.  Il jette son chapeau aux couleurs du Portugal et crie : «L’indépendance ou la mort».  C’est le cri d’Ipiranga du 7 septembre 1822, date retenue de la fête nationale du Brésil.

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