Lupa Capitolina Photo : Jean-Pol Grandmont (20110

Lupa Capitolina
Photo : Jean-Pol Grandmont (2011)
Source : Wikimedia Commons

     Le 21 avril 753 avant Jésus-Christ est une date mythique. C’est le jour retenu pour la fondation légendaire de Rome. L’origine de la ville est d’abord racontée dans l’Énéide par Virgile. Selon cette légende, Romulus et Rémus sont les descendants d’Énée par leur mère, Rhéa Silvia. Cette vestale rompt ses voeux de chasteté avec le dieu Mars pour enfanter les fondateurs de Rome.

     Les deux enfants doivent être exécutés à leur naissance car un oracle prédit qu’ils apporteront le malheur au pouvoir établi à Albe la Longue. Abandonnés dans un lieu désert, Romulus et Rémus sont recueillis par une louve et survivent. Adultes, ils décident de fonder une ville là où la louve les a sauvé. L’endroit n’est pas clair dans leur esprit. Rémus s’établit sur l’Aventin et Romulus sur le Palatin. Lorsque Romulus voit plus de vautours que Rémus en présage, le site du Palatin est choisi.

     Romulus trace l’enceinte de sa ville en creusant un simple fossé avec une charrue tirée par des boeufs. Rémus est cependant déçu de ne pas avoir été favorisé par le ciel. Il se moque de l’enceinte de son frère qu’il franchit d’un saut pour pénétrer à l’intérieur du périmètre consacré. Irrité par ce sacrilège, Romulus tire son épée et tue Rémus. Il donne ensuite son nom à la ville. La légende se construit dès lors. La date du 21 avril est en fait établie plus tard par l’écrivain Varron.

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Portrait imaginaire de Jacques Cartier Huile sur toile. Copie faite vers 1844 par Théophile Hamel d'une peinture de François Riss (1839) Source : BAC

«Portrait imaginaire de
Jacques Cartier»
Photo d’une huile sur toile copiée d’après une peinture de François Riss de 1839 faite par Théophile Hamel vers 1844 (s.d.)
Source : BAC

     Jacques Cartier navigue depuis son très jeune âge. Il est officiellement le premier explorateur à s’aventurer dans le golfe et le fleuve Saint-Laurent. Sa présence lors d’une des expéditions de Verrazano en Amérique reste une hypothèse. Il est cependant admis par plusieurs historiens qu’il a déjà fait la traversée de l’Atlantique lorsqu’il entame son voyage de 1534.

     François Ier lui donne une commission pour explorer le Nouveau Monde au printemps 1534. Ordre lui est donné de «descouvrir certaines ysles et pays où l’on dit qu’il se doibt trouver grant quantité d’or et autres riches choses». Le 20 avril, Cartier quitte Saint-Malo avec 2 voiliers et 61 hommes. La traversée est rapide : il atteint Terre-Neuve en 20 jours pour débuter son exploration du golfe du Saint-Laurent.

     Ce voyage est historique. Fin juin, il découvre les îles de la Madeleine et l’île du Prince-Édouard. En juillet, il est dans la baie des Chaleurs et le 24, il fait ériger une croix à Gaspé. Ce geste cérémonial est considéré comme le moment de la découverte du Canada. Cartier prend ensuite deux otages amérindiens, découvre l’île d’Anticosti et fait voile vers la France. Le 5 septembre, il est de retour à Saint-Malo.

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Édouard Fabre Source : J.E. Sullivan, éd., Spaldings Official Athletic Almanac for 1916, p. 52

Édouard Fabre
Photo anonyme (ca1910)
Source : J.E. Sullivan, éd., Spaldings Official Athletic Almanac for 1916
p. 52

     Édouard Fabre est natif de Saint-Henri à Montréal. Après le décès de sa mère, il s’enfuit de l’orphelinat et passe son enfance dans une famille iroquoise de Kahnawake. Il s’initie là aux courses de raquettes. En 1910, il émerge de la scène sportive québécoise comme un des meilleurs coureurs de fond du pays. En 1912, Fabre participe au marathon olympique à Stockholm et termine onzième.

     Le 19 avril 1915, Édouard Fabre participe au marathon de Boston. Il connait l’épreuve où il court depuis 1911. Au fil d’arrivée, il devance son plus proche concurrent en un temps de 2h 31:41. En août suivant, il confirme sa supériorité en remportant un autre victoire au marathon de San Francisco.

    Édouard Fabre est un des athlètes les plus décorés de son époque. Fierté du Québec, ses partisans le présentent comme un des fleurons de la «race canadienne-française». Il participe à plus de 315 courses et amasse plus de 150 trophées avant son décès en 1939. En 1964, il est intronisé au Temple de la renommée des sports du Canada.

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