The Blue Marble Photo : Apollo XVII (1972) Source : NASA

The Blue Marble
Photo : Apollo XVII (1972)
Source : NASA

     En juin 1992, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement se tient à Rio de Janeiro. Cet événement est mieux connu comme le Sommet de la Terre de Rio. Les 173 chefs d’État présents adoptent à ce moment un plan d’action en développement durable pour le XXIᵉ siècle. C’est l’Action 21.

     Le chapitre 18 du plan concerne la protection et la qualité des ressources en eau douce. L’organisation d’une «Journée mondiale de l’eau» est évoquée comme un des moyens d’action. En conséquence, le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la résolution A/RES/47/1993 qui proclame le 22 mars comme la «Journée mondiale de l’eau».

   La résolution invite les États à consacrer cette journée à des activités concrètes pour sensibiliser le public sur l’importance de la conservation et de la mise en valeur des ressources en eau. L’ONU assume un leadership en la matière mais les activités sont souhaitées au niveau national. De plus, un thème particulier associé à la conservation de l’eau doit être associé à chaque célébration annuelle.

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«Après avoir fait fureur dans l’AMH avec les Oilers d’Edmonton, Wayne Gretzky a fait de même dans la LNH à ­partir de 1979»
Photo d’archives (s.d.)
Source : www.journaldemontreal.com/2016/06/19/la-fusion-des-deux-ennemis

     Durant les années 1970, la Ligue nationale de hockey (LNH) et l’Association mondiale de hockey (AMH) se disputent le lucratif marché du hockey professionnel en Amérique du Nord. Les deux circuits tentent de fusionner une première fois en 1977, sans succès. Le projet de fusion revient à l’ordre du jour en 1979. Toutefois, le refus des Canadiens de Montréal, des Canucks de Vancouver, des Maple Leafs de Toronto, des Bruins de Boston et des Kings de Los Angeles d’appuyer la fusion entraîne son rejet puisqu’une majorité des deux tiers des propriétaires d’équipe est requise pour modifier la composition de la LNH.

       Les pourparlers sur cette fusion sont en cours depuis juin 1978. L’AMH vit alors des moments difficiles. Elle ne regroupe plus que sept équipes, soit moitié moins qu’à son apogée en 1974. Après 25 matchs en 1978, les Racers d’Indianapolis cessent leurs opérations et leur jeune prodige de 17 ans , Wayne Gretzky, est vendu aux Oilers d’Edmonton. Le 22 mars 1979, un second vote sur le projet de fusion se teint auprès des propriétaires de la LNH. Ceux des Canadiens et des Canucks ont changé d’idée et la fusion est acceptée.

     Quatre équipes de l’AMH vont rejoindre la LNH à un coût évalué à 6 millions de dollars chaque. Les Nordiques de Québec, les Oilers d’Edmonton, les Whalers de la Nouvelle-Angleterre (renommés Whalers de Hartford à la demande des Bruins de Boston) et les Jets de Winnipeg se joignent alors au circuit dirigé par John Ziegler. De strictes conditions sont aussi imposées aux nouvelles équipes pour le repêchage de leurs joueurs. Les anciennes équipes du circuit rival de la LNH ne gardent que deux patineurs et deux gardiens. Elles perdent aussi sans compensation leurs droits sur les joueurs appartenant  déjà à une équipe de la LNH. Les quatre nouvelles équipes intègrent donc la LNH dans un contexte qui ressemble plus à une expansion qu’à une fusion.

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Jean Talon Huile attribuée à Claude François dit frère Luc (1671) Source : Musée des augustines de l'Hôtel-Dieu de Québec

Portrait de Jean Talon
Photo anonyme d’une huile sur toile attribuée à Claude François dit frère Luc en 1671 (s.d.)
Source : Musée des augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec

     La décision de faire de la Nouvelle-France une province royale est officielle le 24 mars 1663. Elle implique, entre autres, la nomination d’un haut fonctionnaire pour agir à titre de chef civil de la colonie. De suite, Jean Talon arrive à Québec en 1665. Louis XIV lui donne le titre «d’intendant de justice, police et finance en nos pays de Canada, Acadie, Isle de Terre-Neuve et autres pays de la France septentrionale».

     Cependant, il n’est pas le premier intendant de la Nouvelle-France. Le 21 mars 1663, Louis Robert de la Fortelle reçoit la première commission royale pour occuper cette fonction. Il est chargé de voir à la justice, à la police, aux finances, au domaine du roi, aux vivres et aux fortifications. Jeune avocat puis intendant militaire, Louis Robert ne donne pas suite à sa commission. Il ne viendra jamais en Nouvelle-France.

     Pourquoi ce changement? Selon l’historien Jean-Claude Dubé, il est possible que le report de la campagne contre les nations iroquoises ait rendu moins urgente la nomination d’un intendant militaire. Il semble aussi que les aventures amoureuses du sieur de la Fortelle, un joyeux gaillard, cadrent mal avec les objectifs d’évangélisation de François de Laval et du gouverneur Augustin de Saffray de Mésy, un dévôt de l’Ermitage. Il est aussi possible que le ministre Jean-Baptiste Colbert souhaite affecter Louis Robert ailleurs. En 1666, il devient conseiller d’État. Il cumule ensuite les postes d’intendance en Italie, à Dunkerque, en Hongrie et à Utrecht. Il termine sa carrière comme président de la Chambre des comptes.

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