Christopher Columbus arrives in AmericaIllustration publiée par L. Prang & Co. (1893)Source : Wikimedia Commons

     Les récits de Marco Polo ont laissé dans l’imaginaire européen l’impression d’un Orient aux richesses extraordinaires. Ceci pousse plusieurs navigateurs à chercher un passage vers l’Ouest. Christophe Colomb quitte l’Espagne en 1492 à la tête de trois navires. Il cherche un nouveau chemin pour trouver les Indes afin d’éviter la navigation autour de l’Afrique. Le 12 octobre 1492, il atteint une île inconnue. Catholique mystique, Colomb nomme l’endroit San Salvador. Cette date est retenue comme celle de la découverte de l’Amérique par les Européens même si les Vikings avaient déjà réalisés plusieurs traversées de l’Atlantique  auparavant.

     Craignant une mutinerie, Colomb promet une récompense au premier marin qui voit la terre. La Piñta, caravelle rapide, arrive la première, le 12 octobre. Rodrigo de Triana, du haut de la hune, aperçoit la terre vers 2 heures du matin. Colomb refuse pourtant de lui verser la récompense, prétextant avoir vu la terre lui-même la veille vers 22 heures.

     Colomb poursuit ensuite sa route pour découvrir Cuba quelques jours plus tard. Il reste persuadé qu’il est aux Indes et continue de nommer les habitants de ces territoires des Indiens. Il navigue ensuite jusqu’à l’île d’Hispanolia où il établit une petite colonie. Il retourne finalement en Espagne au printemps 1493.

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Bas-relief représentant le Concile Vatican II sur La Porte du Bien et du Mal de la basilique Saint-Pierre à RomePhoto anonyme d’une sculpture de Luciano Minguzzi datant de 1977 (s.d.)

 

     Le 25 janvier 1959, le pape Jean XXIII annonce la tenue d’un nouveau concile pour l’Église catholique. Le IIᵉ concile oecuménique du Vatican se tiend du 11 octobre 1962 au 8 décembre 1965. Il se termine sous le pontificat de Paul VI. Déjà, durant sa tenue, le concile est considéré comme une révolution pour les catholiques en raison des thèmes qui sont abordés lors des discussions.

     Le concile produit plusieurs documents : quatre constitutions (Dei Verbum, Lumen Gentium, Sacrosanctum Concilium, Gaudium et Spes), trois déclarations (Gravissimum Educationis, Nostra Aetate, Dignitatis Humanae) et neuf décrets (Ad Gentes, Presbyterorum Ordinis, Apostolicam Actuositatem, Optatam Totius, Perfectae Caritatis, Christus Dominus, Unitatis Redintegratio, Orientalium Ecclesiarum, Inter Mirifica)

     Vatican II lègue une mise à jour des pratiques de l’Église catholique. L’historien Philippe Chenaux, directeur d’un centre de recherche sur le concile à l’université du Latran à Rome, précise qu’il s’agit d’abord d’une ouverture sur la modernité et que les documents du concile sont en rupture avec la position catholique traditionnelle.

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«Charles Fitzpatrick, juge en chef du Canada»Photo anonyme (ca 1916)Source : Wikimedia Commons

 

     Charles Fitzpatrick connaît une carrière importante comme avocat. Mentionnons, entre autres, qu’en 1885, il est le procureur de Louis Riel et qu’en 1892, il représente Honoré Mercier. Fitzpatrick devient député à la Chambre des communes en 1890 et participe au gouvernement libéral de Wilfrid Laurier.  C’est en 1906 qu’il accède à la magistrature pour de venir juge en chef de la Cour suprême du Canada.

     À plusieurs reprises, entre 1907 et 1913, il agit comme administrateur du Canada en raison des changements de législature. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, le roi George V siège sur le trône de la Grande-Bretagne. Le prince Arthur, duc de Connaught et Strathearn, est son représentant comme gouverneur général du Canada. Son mandat se termine le 11 octobre 1916.  Charles Fitzpatrick doit alors assurer l’intérim au poste de gouverneur général jusqu’à la nomination de Victor Cavendish, duc du Devonshire, le 11 novembre 1916.

     Charles Fitzpatrick poursuit ensuite sa carrière de juge. En 1918, il est nommé lieutenant-gouverneur du Québec, un poste qu’il remplit jusqu’en 1923. Homme peu connu, Fitzpatrick a occupé certaines des plus hautes fonctions administratives du Canada et du Québec. Interrogé sur son succès, ce Fidéen d’origine avait comme mot d’ordre : «Avec la foi et le travail on arrive à tout».

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