La Paix conclue à Aix la Chapelle 1668 Détail du plafond de la Galerie des Glaces au Château de Versailles par Charles Le Brun (XVIIe siècle) Photo : Jebulon (2011)

La Paix conclue à Aix la Chapelle 1668
Détail du plafond de la Galerie des Glaces au Château de Versailles par
Charles Le Brun (XVIIe siècle)
Photo : Jebulon (2011)

     Le 2 mai 1668, le traité d’Aix-la-Chapelle met fin au conflit militaire opposant la France et l’Espagne depuis un an. C’est alors la première guerre du règne du roi Louis XIV. Rapidement, en 1667, les armées françaises occupent Lille et les autres villes des Pays-Bas espagnols. Les ambitions territoriales du jeune roi Louis inquiètent l’Angleterre et les Provinces-Unies qui proposent leur médiation pour aboutir à la paix.

     Cette guerre porte le nom de guerre de Dévolution. Ce nom s’explique par les revendications que Louis XIV porte à des régions possédées par l’Espagne après le décès de Philippe IV en 1665 . Lors du mariage du roi Louis avec l’infante Marie-Thérèse en 1659, le versement d’une dot de 500 000 écus à la couronne française est prévu. En échange, l’infante renonce à son droit de succession sur la couronne espagnole. La dot n’est toujours pas versée lorsque Philippe IV meurt. Louis XIV, au nom d’une ancienne coutume, la dévolution, réclame à ce moment ce qui lui est dû.

     Après avoir évoqué cette coutume brabançonne de la dévolution pour exiger au nom de son épouse certains territoires espagnols, Louis XIV passe à l’attaque. La campagne de Flandres est à l’avantage de la France qui se trouve en position de force pour négocier. La paix signée à Aix-la-Chapelle permet à Louis XIV d’annexer Lille, Tournai, Douai, Armentières et quelques dépendances. Le roi éloigne ainsi la frontière nord du royaume de Paris.

#######

Charge de la police contre les manifestants socialistes en 1907. Dessin de J.Latour Source : La Presse (1907)

«Confrontation entre la police et les manifestants lors du Premier Mai»
Dessin de J.Latour (1907)
Source : La Presse

     Le 1er mai 1886, une grève générale survient aux États-Unis.  Plus de 190 000 travailleurs paralysent 11 000 usines américaines.  Les ouvriers revendiquent une journée de travail de 8 heures. Certaines manifestations sont réprimées dans la violence, notamment à Chicago. Il faudra attendre plusieurs années selon les pays pour que la journée de 8 heures soit finalement acceptée.  Malgré tout, en juillet 1889, lors de sa fondation à Paris, la Deuxième internationale déclare que le 1er mai est la fête internationale de tous les travailleurs et travailleuses. On commémore ainsi les événements survenus à Chicago en 1886.

     Au Québec, la tradition de célébrer la fête des Travailleurs remonte à cette époque. Dès 1891, des journaux parlent de la «parade annuelle des communistes» qui se déroule dans les rues de Montréal. Le 1er mai 1907, les célébrations tournent au vinaigre. Les revendications socialistes ont alors mauvaise presse, notamment aux yeux des élites conservatrices. Les manifestants du 1er mai sont alors attaqués, par des agents réactionnaires diront les socialistes. L’émeute est réprimée par la police de Montréal avec à l’aide de la cavalerie.

   Par la suite, le Premier Mai est célébré annuellement à Montréal jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. L’événement perd ensuite de son ampleur jusqu’au début des années 1970.  Les centrales syndicales québécoises ravivent à ce moment la commémoration de la fête. Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, les célébrations ont néanmoins peu d’ampleur en raison de la confusion avec la fête du Travail qui est un congé férié en septembre. Depuis 1955, l’Église catholique, elle, fête saint Joseph, artisan, le 1er mai. Plusieurs pays européens ont également fait de la Journée internationale des travailleurs, un congé férié.

#######

Louis-Joseph Papineau Daguerréotype attribué à Thomas Coffin Doane (c1852)

«Louis-Joseph Papineau»
Photo anonyme d’un daguerréotype attribué à Thomas Coffin Doane et datant de ca 1852 (s.d.)
Source : BAC

     En 1838, Louis-Joseph Papineau est en exil aux États-Unis. Le gouvernement colonial britannique a ordonné l’arrestation du chef des Patriotes et il a traversé la frontière américaine le 1er décembre 1837. Son retour est alors impossible en vertu de la loi martiale qui est décrétée le 5 décembre 1837 dans le district de Montréal.

     Le recours à la loi martiale est un des moyens utilisés par la couronne britannique pour réprimer le soulèvement des Patriotes à l’automne 1837. Selon la jurisprudence en vigueur, cette mesure doit être adoptée par le Parlement pour rétablir l’ordre en cas d’insurrection. Toutefois, les combats armés de novembre 1837 entraînent des juristes à cautionner la proclamation de la loi martiale par le gouverneur Archibald Acheson, comte de Gosford, sans avoir recours à la sanction des députés. La loi martiale reste en vigueur dans le district de Montréal jusqu’au 27 avril 1838.

   Devant la controverse de recourir au même moment à la cour martiale, 501 personnes à Montréal et 5 à Québec sont plutôt incarcérées pour trahison ou menées séditieuses. La loi martiale est proclamée à nouveau en novembre 1838. Cette fois, 753 personnes sont arrêtées à Montréal. La loi martiale est finalement révoquée le 24 août 1839.

#######