«Mick Jagger and the Rollin’ Stones» au MarqueePhoto : Pictural Press/Alamy (12 juillet 1962)

     Le Marquee ouvre ses portes en avril 1958 au 165, Oxford Street à Londres. Cette scène va servir de creuset pour une nouvelle génération de musiciens britanniques. Influencés par le rhythm and blues et le rock’n roll, ces groupes vont faire émerger la musique pop et rock durant les années 1960.

     À l’époque, le groupe Alexis Korner’s Blues Incorporated se produit régulièrement au Marquee. Lorsque ces musiciens sont invités au studio de la BBC pour faire une prestation en direct,  Brian Jones réussit à convaincre le propriétaire du Marquee d’engager son groupe pour les remplacer. En téléphonant au magazine Jazz News pour annoncer leur prestation, Jones se fait demander par le journaliste le nom du groupe. Son regard tombe alors sur la pièce «Rollin’ Stone» de l’album The Best of Muddy Waters. La bande est nommée !

     Le 12 juillet 1962, le groupe présente son premier spectacle au Marquee Jazz Club. Devant une centaine de personnes, ces jeunes musiciens reprennent des succès du répertoire américain de rhythm and blues. Ce soir-là, Mick Jagger and the Rollin’ Stones est composée de Jagger comme chanteur, des guitaristes Keith Richards et Brian Jones, du pianiste Ian Stewart, du bassiste Dick Taylor et du batteur Mike Avory.

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«Le maire Lucien Borne, le général de Gaulle et le docteur André Simard à la sortie de l’hôtel de ville de Québec» Photo anonyme (1944) Source : Archives de Marthe Simard

 

      Après le débarquement de Normandie en juin 1944 et son retour sur le territoire français, le général de Gaulle visite les États-Unis et le Canada. Il se rend d’abord à la Maison-Blanche en juillet avant de faire une tournée éclair à Ottawa, Québec et Montréal. Le 11 juillet 1944, il est reçu par le gouvernement canadien et séjourne un soir à Ottawa. Le lendemain, il quitte tôt le matin en avion pour Québec où il est accueilli sous la pluie par le maire Borne et le docteur Simard, président du Comité France libre de Québec. Les Québécois accueillent avec enthousiasme le chef du gouvernement provisoire de la République française. Seule ombre au tableau, le cardinal Jean-Marie Villeneuve brille par son absence, probablement pour ménager la susceptibilité du clergé canadien qui a appuyé le gouvernement de Vichy.

     Rapidement, de Gaulle reprend l’avion vers Montréal. Le maire Adhémar Rayneault le reçoit immédiatement et des aviateurs lui rendent un hommage militaire. Le général se rend au parc La Fontaine et en profite pour déposer une couronne de fleurs au pied d’un cénotaphe érigé en mémoire des soldats français morts lors de la Première Guerre mondiale. Plusieurs dignitaires sont ensuite réunis pour une réception en son honneur tenue à l’hôtel Windsor.  À cette occasion, de Gaulle rencontre le premier ministre du Québec, Adélard Godbout.

     Le général de Gaulle quitte promptement Montréal en avion, en direction d’Alger. Il a passé une demi journée au Québec. Il en garde un souvenir émouvant : «Le 12 juillet, je gagne Montréal qui fait la démonstration du plus émouvant enthousiasme. Après réception à l’Hôtel de Ville et salut aux deux monuments consacrés respectivement aux morts canadiens et français, je m’adresse à une foule énorme, rassemblée sur le square Dominion et dans les avenues avoisinantes. Le maire, Adhémar Raynault, crie à ses concitoyens : «Montrez au général de Gaulle que Montréal est la deuxième ville française du monde !». Rien ne peut donner une idée du tonnerre des vivats qui, de tous ces cœurs, montent de toutes ces bouches».

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ExodusPhoto anonyme (1947)Source : Wikimedia Commons

      Le President Warfield est un navire de passager américain lancé en 1928. Ce bateau opère dans la baie de la Cheasapeake jusqu’à son transfert en Europe lors du débarquement de Normandie. De retour aux États-Unis, le bateau est acheté par l’Hagana, une organisation militaire juive secrète. L’Hagana met sur pied le plan de l’utiliser afin de faire entrer illégalement en Palestine 4 500 survivants de la Shoah.

     Le 11 juillet 1947, le President Warfield quitte le port de Sete en France, supposément à destination de la Colombie. Sous les ordres de Youssi Harel, commandant du Mossad en charge de l’opération, le capitaine Ike Aronowick change rapidement de cap. Le navire renommé Exodus 47  se dirige alors vers la Palestine, encore sous protectorat britannique. La traversée se fait sous la surveillance de la marine et de l’aviation anglaise. Dès son arrivée dans les eaux territoriales de la Palestine, l’Exodus 47 est arraisonné. Les passagers sont alors contraints par les forces britanniques de retourner dans des camps de réfugiés en Allemagne.     

     Plusieurs réfugiés font alors une grève de la faim pour dénoncer la répression anglaise. L’opinion publique mondiale désapprouve la diplomatie britannique. La sympathie générale pour les Juifs qui en résulte devient alors un facteur dans la reconnaissance mondiale d’Israël l’année suivante.

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