William Crapo Durant Anonyme (1916) Source : History of Genesee county, Michigan, her people, industries and institutions

William Crapo Durant
Photo anonyme (1916)
Source : Edwin O. Wood,éd., History of Genesee county, Michigan: Her people, Industries and Institutions, (1916)

     À la fin du XIXᵉ siècle, l’entrepreneur William C. Durant développe une intéressante manufacture de voiture hippomobile. Il devient ensuite un des pionniers de l’industrie automobile en 1904 lorsqu’il prend le contrôle de la compagnie Buick. Rapidement, il fait passer la production annuelle de voitures de 37 à 8 000.

     W.C. Durant constate que l’avenir de l’automobile est dans la diversification. Le 16 septembre 1908, il crée la General Motors. La compagnie émet des actions en bourse et intègre la Buick. En quelques années, GM acquiert une vingtaine de compagnies dont Oldsmobile, Cadillac et Pontiac.

     Inquiet des ambitions de Durant, les banques qui financent GM l’évincent de la direction en 1910. Il réplique en s’impliquant dans l’expansion de Chevrolet et reprend le contrôle de GM en 1916. La même année, la compagnie fait son apparition sur l’indice Dow Jones.

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Siège social de General Motors à Detroit
Photo : NelsonWeb (2005)

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Mgr François de Laval. Huile sur toile attribuée au frère Luc par Gérard Morisset (1672?) Image votive lithographiée

Mgr François de Laval
Image votive lithographiée d’après une huile sur toile attribuée au frère Luc (1672?) par Gérard Morisset. Photo anonyme (s.d.)
Coll. : NelsonWeb

     François de Laval arrive à Québec en 1659. Vicaire apostolique, il s’affaire à son mandat pastoral immédiatement. La tâche est considérable dans ce vaste territoire en plein développement. En 1663, de retour en France, il participe aux discussions avec le roi Louis XIV qui aboutissent à la transformation de la colonie en province de France.

     Le Séminaire de Québec est le coeur de l’organisation de l’Église canadienne faite par le prélat. C’est autour de cette institution qu’il articule l’organisation paroissiale en Nouvelle-France. Le 15 septembre 1664, une première paroisse est érigée à Québec sous le titre de l’Immaculée-Conception. Afin d’en assurer les fondements, Mᵍʳ de Laval devra refaire cette opération trois autres fois dans les années suivantes.

     Notre-Dame-de-Québec est la paroisse-mère de toutes les paroisses catholiques du Québec, du Canada et des États-Unis. En 2014, d’importantes célébrations sont organisées pour fêter le 350e anniversaire de la fondation de Notre-Dame-de-Québec.

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Louis-Joseph, Marquis de Montcalm
Photo anonyme de la copie d’une huile sur toile datant de ca1871 et conservée par la famille Montcalm (s.d.)
Source : BAC

 

     La bataille des plaines d’Abraham est tragique pour les deux généraux adversaires. James Wolfe meurt au combat, frappé de deux balles en pleine poitrine. Louis-Joseph de Montcalm trépasse le lendemain de la bataille, le 14 septembre 1759. Des détails sur les derniers moments de sa vie sont parvenus jusqu’à nous. Blessé, le marquis rentre à Québec sur son cheval noir, soutenu par trois de ses officiers. Il tente de se faire rassurant en déclarant aux femmes qui peinent à le voir en si piteux état : «Ne vous affligez pas pour moi!». Il est conduit à la maison du chirurgien André Arnoux. Ce dernier est absent et c’est son frère qui panse les blessures du chef de l’armée française. Informé de son décès imminent, Montcalm se prépare à mourir en mettant de l’ordre dans ses affaires et en recevant les derniers sacrements.

     Le décès de Montcalm est peu glorieux.  Il réalise peut-être la devise de son blason familial : «La guerre est le tombeau des Montcalm» ; toutefois, les circonstances sont moins intéressantes. Ses décisions sur le champ de bataille à Québec sont critiquées par plus d’un. L’historien William John Eccles, biographe de Montcalm, écrit : «L’ennemi virtuellement à sa merci, Montcalm choisit la seule ligne de conduite qui lui garantissait la défaite. Il décida d’attaquer sur-le-champ avec les troupes qu’il avait sous la main, sans attendre que Bougainville le rejoigne avec ses hommes». Après la défaite, la retraite vers Québec est désordonnée.  Tout juste avant de franchir la porte Saint-Louis, Montcalm est atteint mortellement. Il décède le lendemain matin, à l’aube, son armée vaincue et ses officiers abandonnant la capitale.

     Ses funérailles ont lieu le jour même du décès. Quelques planches sont assemblées à la hâte pour lui servir de cercueil et il est inhumé dans un cratère d’obus, sous la chapelle des ursulines. Louis XV et ses ministres ne le tiennent pas responsable de la capitulation, probablement pour sauver l’honneur de l’armée française. En 1828, un monument à sa mémoire et à celle de Wolfe est érigé dans les jardins du gouverneur, à la Haute-Ville de Québec. En 1859, cent ans après sa mort, une importante cérémonie religieuse a lieu dans la chapelle des Ursulines pour rappeler le souvenir du marquis de Montcalm. Par la suite, l’interprétation de son rôle à Québec est l’affaire des historiens. En 2001, les restes de Montcalm sont transférés dans un mausolée au cimetière de l’Hôpital-Général de Québec dans le cadre de l’inauguration du mémorial de la guerre de Sept Ans.

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