«Vingt dollars (verso)» Photo anonyme (s.d.) Source : Banque du Canada

 

 

     La Banque du Canada est créée en 1935. À ses débuts, elle émet des billets de banque unilingues, en français ou en anglais. Le gouvernement de William Lyon Mackenzie King modifie ensuite la Loi sur les banques pour changer cette pratique. Déjà, depuis près d’une décennie, les timbres-postes canadiens sont bilingues. Le 19 juillet 1937, les billets de banque bilingues sont mis en circulation tandis que les billets unilingues sont peu à peu retirés du marché.

     Cette deuxième série de billets émise par la Banque du Canada comporte plusieurs changements importants outre le fait d’être bilingue. Le portrait du roi George VI orne toutes les coupures sauf celles de 100 $ et de 1 000 $ qui arborent le portrait d’anciens premiers ministres du Canada. De plus, ces portraits se retrouvent désormais au centre du billet. Les textes en français et en anglais se retrouvent de part et d’autres du portrait. Comme leurs prédécesseurs de la série de 1935, les billets de 1937 comportent plusieurs éléments de sécurité pour limiter leur contrefaçon.

     Cette évolution s’inscrit dans le développement d’une banque centrale au Canada. Jusqu’en 1935, toutes les banques privées émettaient leur propre billet de banque. Ce système complexe connaît des ratés avec la crise économique de 1929 et la difficulté de régler des comptes internationaux. Dès 1933, une commission royale d’enquête, la Commission Macmillan, est mandatée pour trouver une solution. La création de la Banque du Canada, seule à être autorisée à émettre des billets de banque, est la réponse à cette problématique.

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Air Canada est né Photo anonyme (vers 1937) Source : Air Canada

 

     La raison sociale Air Canada existe depuis 1965. Auparavant, cette compagnie est connue comme la Trans-Canada Airlines. Elle est créée le 10 avril 1937 par une loi fédérale qui en fait une filiale de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada. Cette filiale du CN est chargée d’assurer le service de transport aérien à travers le Canada. Ce projet est dû à l’initiative de Clarence Decatur Howe, ministre des Transports dans le gouvernement de William Lyon Mackenzie King. La direction de l’entreprise est confiée à deux américains et anciens cadres du CN : S.J. Hungerford et Herb Symington. Les premiers vols avec passagers de Trans-Canada Airlines surviennent le premier avril 1939 avec les débuts de la liaison Vancouver-Montréal.

     À ses débuts, Trans-Canada Airlines opère seulement deux avions de passagers et un petit biplan afin de faire de la reconnaissance vers de nouvelles destinations. Ces petits appareils peuvent accueillir dix passagers et ne sont pas pressurisés. Le 18 juillet 1938, de nombreux dignitaires sont réunis à l’aéroport de Saint-Hubert afin de procéder à l’inauguration des liaisons quotidiennes entre Montréal, Ottawa et Toronto. Ce service touche autant la messagerie que les passagers. Deux ans plus tard, des liaisons transatlantiques régulières sont établies.

     En fait, l’envol de l’aviation commerciale se fait après la Seconde Guerre mondiale. En 1947, Trans-Canada Airlines dessert les principales villes canadiennes et certaines villes des États-Unis. L’année suivante, la compagnie offre des vols vers les Bermudes, les Caraïbes, la Floride, l’Irlande, l’Angleterre, la France et l’Allemagne. Puis, dans les années 1950, avec la constitution d’une flotte d’avions à réaction, Trans-Canada Airlines connaît un développement spectaculaire.

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Tacitus, the historianIllustration anonyme d’aprèsun buste antique (1920)Source : James Bryce, William M. F. Petrie & Holland ThompsonThe Book of History. A History of all Nations from the earliest times to the present, with over 8,000 illustrations. Vol. VII : The Roman EmpireNew York/Londres : The Grolier Society/The Educational Book Co.1915-1921

 

 

     En 64, Rome est une métropole de 800 000 habitants.  Le 18 juillet, un violent incendie débute dans le Circus Maximus. Le feu se répand dans le reste de la ville et dure six jours. L’historien Tacite, alors enfant, est témoin de l’incendie. Il en laisse un récit au Livre XV de ses Annales.

     Des rumeurs attribuent à l’empereur Néron la responsabilité criminelle de l’incendie. Lui-même accuse les chrétiens d’avoir allumé le brasier et les martyrise.

     Une légende sur le rôle de l’empereur durant la conflagration a laissé en anglais l’expression «Fiddling while Rome burns» pour signifier l’insouciance lors d’une crise. Rien ne permet toutefois d’affirmer avec certitude que Néron jouait du violon durant l’incendie…

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