«Couverture de la première livraison du magazine Time»Illustration : William Oberhardt (1923)Source : Time Inc.

     Le 3 mars 1923, le magazine Time est publié pour la première fois à New York. Ce périodique est créé par Briton Hadden et Henry Luce. Rapidement, Time Magazine devient le standard de la publication hebdomadaire d’actualité.

     Dès 1927, à la fin de l’année, le magazine décerne le titre de personnalité de l’année. Une photo du récipiendaire de ce titre orne ensuite la couverture du premier numéro de l’année suivante. Par la suite, d’autres thématiques sont développées avec succès. Notons, par exemple, les cahiers scientifiques spéciaux Time-Life apparus durant les années 1960 ou encore les listes des 100 personnes les plus influentes d’un secteur, un thème développé à la fin du XXᵉ siècle. Avec un lectorat de 25 millions de personnes, le Time s’affirme comme un des principaux magazines d’information mondial.

     Durant sa première décennie d’opération, Time fait cavalier seul dans son domaine. Malgré l’arrivée subséquente de concurrents, cette publication garde son leadership dans le marché des périodiques et figure comme une institution de référence en matière d’actualité. Les analyses publiées touchent les grandes questions publiques du moment. Ces articles contribuent à diffuser une vision des événements au-delà des frontières américaines. En 1987, ce groupe de presse fusionne avec Warner Communications pour donner naissance au groupe de médias Time Warner.

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Henry ClayPhoto anonyme d’une huile sur toile de Henry F. Darbydatant de 1858 (s.d.)Source : Bureau de l’archiviste du Sénat des États-Unis

     L’esclavage se développe dans le sud des États-Unis au début du XIXᵉ siècle. L’invention de la machine à égrener le coton permet de mécaniser la filature et de faire baisser le prix de la fibre. Au même moment, les nations européennes se tournent vers les États du sud des États-Unis pour s’approvisionner. Afin de répondre à la demande, les planteurs sudistes achètent de plus en plus d’esclaves en provenance d’Afrique pour remplir leur besoin en main-d’oeuvre. Trois nouveaux États, la Louisiane, le Mississippi et l’Alabama, obtiennent alors le droit de pratiquer l’esclavage.

     En 1818, le Missouri, une ancienne partie de la Louisiane française, demande à devenir le 23ᵉ État des États-Unis. Le Missouri veut être un État esclavagiste mais les onze États du Nord s’y opposent. Le 2 mars 1820, Henry Clay, le sénateur du Kentucky, propose un compromis pour mettre un terme à des débats houleux.

   Pour maintenir l’équilibre entre les États esclavagistes et les États non-esclavagistes, le compromis proposé par Clay permet la création de deux nouveaux États : le Missouri et le Maine. De plus, il trace une ligne limitant l’expansion future de l’esclavage vers le Nord et prévoit les modalités pour maintenir l’égalité entre les législatures esclavagistes et non-esclavagistes. Ce fragile équilibre reste en place jusqu’aux années 1860, au début de la guerre de Sécession.

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«92 Résolutions, 15 janvier 1834, p.16» Photo d’une version imprimée en anglais et annotée par Louis-Joseph Papineau : Peter Gagné (2014) Source : Musée de la civilisation de Québec, collection Séminaire de Québec, fonds Georges-Barthélemi Faribault

 

 

     Le 1ᵉʳ mars 1834, les membres de la Chambre d’assemblée du Bas-Canada vote sur une pétition en soutien au 92 Résolutions.  La pétition est adoptée par 56 voix contre 26. Plus de 78 000 noms appuient les 92 Résolutions adoptées par les députés le 22 février précédent.  Le document est accompagné d’une Adresse au Roi et de Requêtes à la Chambre des Lords et à la Chambre des Communes composées par Louis-Joseph Papineau, alors orateur de la Chambre. Le gouverneur général de la colonie, le baron Matthew Withworth-Aylmer, choisit de transmettre lui-même l’Adresse au Roi, malgré son opposition à celle-ci. C’est Augustin-Norbert Morin, député de Bellechasse, qui est chargé de transmettre les requêtes, les Résolutions et la pétition aux parlementaires à Londres. Il rejoint là-bas le conseiller législatif Denis-Benjamin Viger, déjà sur place comme agent de la Chambre d’assemblée du Bas-Canada en Angleterre.

     Dès le mois de mars 1834, le document est débattu dans les assemblées publiques au peu partout dans le Bas-Canada.  Il sert de programme électoral au Parti patriote lors des élections qui se déroulent à l’automne suivant, du 11 octobre au 22 novembre.  À l’issue du processus, c’est un véritable raz-de-marée patriote : le parti de Papineau fait élire 78 députés sur une possibilité de 88. Amorcée en mars 1835, la quinzième législature du Parlement du Bas-Canada sera la dernière de son histoire.

     L’analyse du vote en chambre sur les 92 Résolutions révèle que la division linguistique n’est pas absolue. Huit des opposants sont francophones et au moins cinq anglophones sont en faveur des Résolutions. Il faut bien comprendre que malgré leur caractère nationaliste, les 92 Résolutions sont aussi un manifeste démocratique qui dénonce l’abus de pouvoir exercé par le Conseil législatif et le gouverneur du Bas-Canada .

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