La_Grande_Recrue_de_1653

«La Grande Recrue de 1653. Plaque commémorative posée à la
place De La Dauversière, Montréal»
Photo : Jean Gagnon (2011)
Source : Wikimedia Commons

 

     En 1653, une centaine d’hommes traverse l’Atlantique pour venir aider la colonie naissante.  C’est la Grande Recrue. Ville-Marie, malgré les efforts de Paul Chomedey de Maisonneuve, est constamment harcelée par les attaques ennemies. Maisonneuve doit aller chercher de l’aide dans la mère patrie. Il ramène alors la Grande Recrue et aussi quelques femmes dont Marguerite Bourgeoys, venue pour ouvrir une école à Ville-Marie. La traversée est éprouvante : le premier navire utilisé est pourri, menace de couler et doit être remplacé. Il faut plus de deux mois avant que ces colons arrivent finalement au pied du Cap-aux-Diamants.

     Le 22 septembre 1653, la Grande Recrue arrive à Québec. Comble de malheur, leur voilier sombre en raison d’un bris de charpente. Cet incident n’efface pas l’espoir que l’arrivée de la Grande Recrue suscite. Un Te Deum est chanté à l’église de Québec.  Le gouverneur Jean de Lauson tente de retenir les arrivants dans la capitale mais Maisonneuve refuse fermement en exhibant un lettre royale confirmant le mandat de la Grande Recrue d’aller aider au développement de Ville-Marie.  Après avoir rencontré Marguerite Bourgeois et les autres membres de la recrue, Jeanne Mance quitte rapidement Québec pour aller annoncer aux Montréalaises que les renforts arrivent.

     Incapable de partir aussitôt pour Montréal, les membres de la Grande Recrue doivent d’abord soigner leurs malades et trouver des barques pour remonter le fleuve. Quatre malades décèdent et sont inhumés à Québec. Puis, début novembre, la Grande Recrue monte à bord des petites embarcations qu’elle a réussi à trouver et navigue vers sa destination. Après avoir le passage des Trois-Rivières, une surprise les attend. Le 14 novembre, la neige tombe en abondance et un froid vif frappe les nouveaux arrivants. La Grande Recrue atteint Montréal le 16 novembre suivant.

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Drapeau de Malte

Drapeau de Malte
Les couleurs sont celles de l’Ordre de Malte. La croix de George est accordée aux Maltais en raison de leur bravoure durant la Seconde Guerre mondiale

     La présence humaine à Malte remonte à la préhistoire. Ces îles font partie de l’Empire britannique à partir du début du XIXᵉ siècle. Par la suite, la Grande-Bretagne établit ses troupes à Malte. Ces bases militaires se trouvent à un emplacement stratégique en Méditerranée et sont très utiles aux Anglais durant les deux guerre mondiales.

     Après 1945, le mouvement pour l’auto-détermination se répand chez les Maltais. En 1947, l’autonomie locale est accordée à la colonie. Puis, en 1952, Malte accède au statut de «Dominion». L’indépendance du pays est adoptée par le parlement maltais en 1962 et sera reconnue par la Grande-Bretagne deux ans plus tard.

     Le 21 septembre 1964, la Constitution est promulguée par l’Ordonnance sur l’indépendance de Malte. Le pays devient une république en 1974 et les militaires britanniques quittent finalement Malte en 1979.

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Heritageparkgananque

«Enseigne du Joel Stone Heritage Park»
Photo : ARuddock (2015)
Source : Wikimedia Commons

 

     La proximité de la frontière américaine avec celle du Haut-Canada le long du fleuve Saint-Laurent est une source de préoccupation pour l’armée britannique dès le début du XIXᵉ siècle. Quelques ouvrages sont aménagés le long de cette voie d’eau afin d’en améliorer la défense en cas de conflit.  Le 21 septembre 1812, au début de la guerre de 1812, les Américains font un raid contre Gananoque, un petit village du Haut-Canada où se trouve un dépôt d’armes. Le capitaine Benjamin Forsyth commande cette attaque à la tête des troupes américaines formées d’environ 200 hommes, soldats réguliers et miliciens en provenance de Sackets Harbor dans l’État de New York.

     Gananoque joue alors un rôle important dans la ligne d’approvisionnement entre Kingston et Montréal. Une petite garnison de trois cents hommes de milice dirigée par le colonel Joel Stone assure la sécurité du comté de Leeds où se trouve Gananoque. Lors du raid de 1812, le colonel Stone est absent et moins de 70 miliciens peuvent affronter les Américains. Grâce à sa supériorité numérique, le capitaine Forsyth maîtrise rapidement les lieux. Il s’empare des magasins du gouvernement britannique et les détruit. Il pille aussi la résidence du colonel Stone dont l’épouse est blessée par balle.

     Les Américains retraitent ensuite à Sackets Harbor avec leurs prisonniers, bien conscients qu’ils ne peuvent affronter une armée de soldats réguliers. Rapidement, une petite armée de réguliers et de miliciens est dépêchée à Gananoque dont l’importance stratégique devient évidente. Bien que la majorité des biens nécessaires à la guerre est transportée par bateau, les ordres et les documents secrets sont aussi transportés à cheval entre Prescott et Kingston. Sous l’impulsion du colonel Stone, un fortin militaire est construit à Gananoque et une garnison de réguliers y est stationnée.  Gananoque n’a jamais plus été attaqué depuis.

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