29 octobre 1969

Première communication entre deux ordinateurs

Extrait du journal maintenu à UCLA décrivant la transmission du premier message sous le contrôle de Charles S. Kline.

Extrait du journal maintenu à UCLA décrivant la transmission du premier message sous le contrôle de Charles S. Kline

     En 1958, le gouvernement américain crée une agence chargée des projets de recherche en matière de défense militaire. Cette agence est nommée DARPA pour «Defense Advanced Research Projects Agency». La DARPA est à l’origine du premier réseau informatique, précurseur de l’Internet. En 1966, ce réseau est lancé entre certaines universités américaines et prend le nom d’Arpanet.

     Le 29 octobre 1969, le premier lien entre ordinateurs est réalisé sur l’Arpanet. Étudiant en programmation, Charles S. Kline envoie un premier message très simple: «LOGIN». Un bogue survient: uniquement les lettres L et O sont transmises puis le système cesse de fonctionner !

     Le réseau compte quatre universités au départ. Le nombre de centres reliés monte à 23 en 1971 et à 111 en 1977.  En 1975, l’Arpanet est déclaré fonctionnel. Le protocole utilisé est le IMP développé par la DARPA. Ce protocole est éventuellement remplacé par les protocoles TCP/IP durant les années 1980. L’Arpanet cesse d’être soutenu par les autorités américaines en 1990 qui favorisent alors le développement du réseau Internet.

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28 octobre 1599

Naissance de Marie Guyart dite de l’Incarnation

Image votive de Mère Marie de l'Incarnation. Collection : NelsonWeb

Image votive de Mère Marie de l’Incarnation inspirée d’une gravure post-mortem réalisée par Jean Edelink en 1677
Collection : NelsonWeb

     Florent Guyart, maître-boulanger, et son épouse Jeanne Michelet, issue de la petite noblesse de Touraine, donnent naissance à leur quatrième enfant le 28 octobre 1599. La petite fille est baptisée Marie à Tours, en l’église Saint-Saturnin. Très jeune, Marie Guyart a des rêves prémonitoires qui annoncent l’intense vie spirituelle et mystique qui marquera cette fondatrice de l’Église canadienne.

     Avant de devenir une religieuse ursuline, Marie connaît les joies du mariage et de l’enfantement. Elle agit aussi comme femme d’affaires. Elle prononce enfin ses voeux en 1633 et prend le nom de Marie de l’Incarnation. Puis, en 1639, elle répond à l’appel de Madame de la Peltrie, née Marie-Madeleine de Chauvigny pour devenir une des fondatrices des Ursulines de Québec.

     Pionnière de la Nouvelle-France, Mère Marie de l’Incarnation est souvent considérée comme la mère de la colonie naissante. Elle est vénérée comme une sainte dès sa mort en 1672.  Sa mémoire est commémorée un peu partout au Québec et même en France aujourd’hui. Elle est considérée comme une des grandes mystiques de la chrétienté.  Marie de l’Incarnation est canonisée par le pape François le 3 avril 2014.

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27 octobre 1864

Fin de la Conférence de Québec

Les délégués à la Conférence de Québec. Photo : Jules-Isaïe Livernois (1864)

«Les délégués à la Conférence de Québec»
Photo : Jules-Isaïe Livernois (1864)
Source : BAC

 

Lorsque Jules-Isaï Livernois prend en photo les délégués à la Conférence de Québec le 27 octobre 1864 devant un des murs de l’Hôtel du Parlement, il est loin de se douter qu’il immortalise les «Pères de la Confédération». Il est également loin de se douter que les délibérations qu’ont tenues à huis clos les délégués durant la conférence vont aboutir moins de trois ans plus tard à la constitution d’un nouveau pays : le Dominion du Canada.

Le titre original de la photo évoque le climat dans lequel elle est prise. Ce portrait de groupe s’intitule «International Convention at Quebec, of Delegates of the Legislatures of Canada, Nova Scotia, New Brunswick, Prince Edward’s Island and Newfoundland, to Settle the Basis of a Union of the British North American Provinces». En français, cet intitulé se traduit par «Conférence internationale à Québec des délégués des législatures du Canada, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve, pour déterminer les bases d’une union des provinces britanniques d’Amérique du Nord».

     En fait, Livernois prend cette photo à l’issue de la conférence.  Il nous laisse une image des délégués de plusieurs législatures qui ont participé à une conférence qualifiée d’internationale.  À l’époque, dans l’est de l’Amérique, la couronne britannique règne sur cinq provinces.  Son autorité y est représentée par des gouverneurs qui partagent le pouvoir avec des législatures dont une partie est élue par la population.  Dans la Province du Canada qui regroupe, depuis l’Union Act de 1840, les anciennes colonies du Bas-Canada et du Haut-Canada, l’exercice du pouvoir est devenu problématique.

Pour plus d’informations, voir «La Conférence de Québec de 1864».

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