Prise de possession de la Louisiane et du Fleuve MississipiReproduction d’une lithographie couleur attribuée à Jean-Adolphe Bocquin (v. 1870)Source : The Historic New Orleans Collection

     Cavelier de La Salle est un personnage controversé de l’histoire de la Nouvelle-France. Son rôle dans l’exploration du Mississipi reste à préciser. Certains historiens lui attribuent le mérite d’avoir trouvé la route vers ce grand fleuve, avant Louis Jolliet et Jacques Marquette en 1673.  Les sources restent cependant contradictoires sur la véridicité de cette découverte. Quoiqu’il en soit, il est sûr que Cavelier de La Salle est le premier à avoir exploré l’embouchure du Mississipi. En 1682, il prend possession de ce territoire pour la France et crée ainsi la Louisiane, en honneur du roi Louis XIV.

R. René Cavelier de La Salle Reproduction d’une estampe anonyme (s.d.) Source : BAC

    Le détail du récit des aventures de La Salle en Louisiane peut sembler rocambolesque. Il suffit de rappeler qu’en 1684, il est chargé par le roi de fonder un établissement français aux bouches du Mississipi. Son expédition connait plusieurs péripéties pour finalement aboutir à la construction d’un fort au Texas. Des recherches archéologiques récentes ont d’ailleurs permis de retrouver les vestiges d’un de ses navires, La Belle, ainsi que de son établissement, le fort Saint-Louis.

Bronze cannons found during excavationPhoto anonyme (v. 1995-2002)Source : The Texas Historical Commission

   L’entreprise de Cavelier de La Salle en Louisiane vire à la catastrophe. En 1687, il ne reste plus qu’une quarantaine de survivants du groupe initial de 180 personnes. En janvier, La Salle forme un groupe de dix-sept personnes pour remonter vers le pays des Illinois à la recherche de secours. Mal lui en pris : une mutinerie se développe chez certains de ses compagnons. Le 19 mars 1687, quelques traîtres l’attirent dans une embuscade. Cavelier de La Salle est abattu d’une balle à la tête. Son cadavre est abandonné, nu, en pâture aux bêtes sauvages. Ses assassins, eux, s’entretuent sur la route du retour. Les deux seuls survivants finissent dans une prison espagnole…

Place en mémoire de René Robert Cavelier de La Salle à Rouen, FrancePhoto : Bodoklecksel (2008)Source : Wikimedia Commons

 

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La BarricadePhoto anonyme d’une aquarelle sur papierd’Édouard Manet datant de 1871 (s.d.)Source : Musée des beaux-arts de Budapest

     Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris sur la butte Montmartre. Les Parisiens se révoltent. Humiliés par la signature de l’armistice avec la Prusse, les soldats de la Garde nationale parisienne refusent de remettre leurs canons. Ce mouvement populaire regroupe aussi les travailleurs de la capitale française. Le gouvernement d’Adolphe Thiers, lui, est réfugié à Versailles. La Commune de Paris débute.

La barricade de la place Blanche défendue par des Femmes Reproduction d’une lithographie Barousse(v. 1871) Source : Léonce Schérer.  Souvenirs de la Commune : Paris, Deforet & César, 1871

     Des militants socialistes, des anarchistes, des utopistes et des jacobins nostalgiques de 1789 prennent le contrôle de Paris. Le 26 mars, des élections municipales sont organisées. Deux jours plus tard, la Commune est proclamée officiellement. Paris est ensuite soumise au siège de l’armée républicaine française. Fin mai, le soulèvement de la Commune de Paris est réprimée lors de la Semaine sanglante.

François FuretPhoto anonyme (ca1997)Source : www.academie-francaise.fr

     La Commune de Paris ne dure que deux mois. Ses conséquences immédiates sont mineures. Pourtant, à long terme, elle laisse la France divisée entre la gauche et la droite. Karl Marx écrit dès 1871 un texte sur La guerre civile en France 1871 (La Commune de Paris). Plusieurs historiens soviétiques associent la Commune à la généalogie de la Révolution russe. D’autres historiens, comme François Furet, dénonce le surinvestissement d’interprétations de la Commune de Paris et rappelle l’importance de la conjoncture de 1871 dans le soulèvement.

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«L’ancien Collège des Jésuites depuis la tour de la basilique, Québec, QC» Photo : Livernois ( v. 1870) Source : Wikimedia Commons

     C’est en 1637 que les Jésuites présentent à la Compagnie des Cent-Associés leur projet de bâtir  une maison d’éducation à Québec afin d’instruire les enfants des Autochtones et des habitants de la colonie. Déjà six jeunes Hurons provenant de leurs missions au coeur du continent sont avec eux dans la capitale. La Compagnie accorde aux Jésuites douze arpents de terre pour construire un collège et séminaire avec église et logements. Cette concession est faite le 18 mars 1637 à Paris.

     Cet emplacement se trouve à la Haute-Ville de Québec. Sa construction débute en 1647 avec un agrandissement important en 1725. Une belle église attenante est construite en 1666 et démolie en 1807. L’édifice est occupé par les troupes anglaises après 1759 et devient une caserne de 1776 à 1871. L’ensemble est démoli en 1877.

     La première aile construite en 1647-1648 porte le nom de Maison des Offices et contient des classes et des bureaux. C’est le seul endroit de colonie où on offre des études secondaires. La seconde aile, nommée Grande Maison, est érigée en 1650 et sert de résidence aux religieux. L’église, elle, se trouve sur la rue des Jardins.  Sa tour possède la seule horloge à aiguilles de la Haute-Ville.

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