8 avril 1904

Signature de l’Entente cordiale

La danse de Britannia et Marianne Carte postale anonyme (1904) Source : Wikimedia commmons

«La danse de Britannia et Marianne»
Carte postale anonyme (1904)
Source : Wikimedia Commmons

    Le 8 avril 1904, le Royaume-Uni et la France s’entendent pour régler leurs différends coloniaux. Quatre articles composent l’Entente cordiale. Une première déclaration concerne l’Égypte et le Maroc. Une convention touche Terre-Neuve et l’Afrique centrale et de l’Ouest. Des arrangements sont pris pour l’échange de diplomates entre Terre-Neuve et Saint-Pierre-et-Miquelon. Enfin, une seconde déclaration règle les problèmes relatifs au Siam, au Madagascar et aux Nouvelles-Hébrides.

     L’Entente cordiale a comme objectif la paix. La France et l’Angleterre se lient d’amitié et mettent fin à des siècles de querelles. Le contexte international s’y prête avec la situation tendue à l’époque en Europe. Les forces y sont déséquilibrées avec la signature de la Triple-Alliance entre l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie. L’Entente cordiale rétablit partiellement cette équilibre et sera suive par la Triple-Entente avec la Russie.

«La fontaine de Tourny à Québec»
Photo : Gilbert Bochenek (2007)
Source : Wikimedia Commons

   La menace en Europe explique la conclusion de l’entente. Anglais et Français veulent sortir de leur isolement et rétablir un rapport de forces face à l’Allemagne. L’intérêt du roi Édouard VII pour la France y est aussi pour beaucoup. L’accord est signé à Londres. Cette amitié se renforce dans la décennie qui suit. L’Entente cordiale débouche sur une alliance pleine et entière au début de  la Première Guerre mondiale.

     À Québec, l’entente cordiale de 1904 devient l’occasion de perpétuer une tradition. Durant une partie du XIXᵉ siècle, la langue anglaise est celle de la majorité à Québec. Malgré le déclin de la population anglophone dans la Cité de Champlain au XXᵉ siècle, une certaine collaboration entre les deux communautés linguistiques demeure présente dans des secteurs aussi variés que le commerce, les relations entre catholiques et anglicans ou le tourisme.  Cette entente cordiale à la québécoise est d’ailleurs visible dans la fontaine de Tourny, don de Peter Simons, aux origines écossaises et président-directeur-général de la mercerie du même nom, à la Ville de Québec pour son 400ᵉ anniversaire en 2007.

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