6 juin 1944

D-Day

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Into the Jaws of Death

Photo : Robert F. Sargent (1944)

Source : National Archives and Records Administration

     Le 6 juin 1944, les forces militaires alliées lancent une vaste offensive afin de libérer l’Europe du nazisme. Le débarquement de Normandie est une opération nécessitant une flotte d’invasion, un parachutage de troupes et un affrontement terrestre sur les plages. Le débarquement est mieux connu du surnom de « Jour J » en français ou encore de « D-Day » en anglais.

     Le débarquement en Normandie est une première étape dans la stratégie des Alliés pour réussir à vaincre les forces allemandes. « Opération Overlord » se déroule sur cinq plages portant les noms de code Omaha Beach, Utah Beach, Juno Beach, Gold Beach et Sword Beach. C’est à Québec, lors d’une conférence tenue au Château Frontenac et à la Citadelle en août 1943, que Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt décident de préparer l’invasion de la France occupée par les nazis.

     Surpris, les Allemands doivent céder le terrain. Une solide tête de pont est établie et les troupes alliées réussissent à débarquer en Normandie. Les livres de l’historien Stephen Ambrose, dont Band of Brothers, ont contribué à faire connaitre les détails héroïques de ces opérations militaires à travers le monde. Au Québec, le souvenir du débarquement reste vivant chez plusieurs des Canadiens français qui y participèrent comme membre des Fusiliers Mont-Royal, du Régiment de Maisonneuve ou du Régiment de la Chaudière. Gérard Bouchard raconte : « Pendant la traversée vers l’Angleterre, on n’avait pas tellement peur. La discipline était forte. Les bateaux et les avions qui nous escortaient nous rassuraient. J’ai participé au débarquement de Normandie, le 6 juin 1944. Cela faisait soixante jours que l’on se faisait réveiller la nuit pour « pratiquer ». Quand on est parti, on ne savait pas que c’était la vraie attaque. Au milieu de la Manche, ils nous ont dit que c’était pour vrai et « bonne chance ». On a serré les dents!… Le débarquement était fait sur une base de « sauts de grenouilles ». On débarquait, on devait courir 1 000 pieds puis se creuser une tranchée de l’épaisseur de notre corps. Une deuxième vague passait par-dessus nous autres puis faisait pareil. Les bateaux de guerre pilonnaient le terrain en avant de nous pour nous protéger. Une troisième vague faisait la même chose puis on recommençait. On a gagné le terrain pas par pas. C’était l’enfer! ».

Par François Droüin; version révisée le 5 juin 2018.

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