29 novembre 1698

Louis-Hector de Callière devient gouverneur de la Nouvelle-France

Hector-Calliere

« Louis-Hector de Callière »

Reproduction d’une illustration anonyme (s.d.)

Source : Bibliothèque et Archives nationales Québec

 

     À la fin du XVIIᵉ siècle, la guerre fait rage entre la Nouvelle-France et les nations iroquoises. En 1696, Louis-Hector de Callière, gouverneur de Montréal, dirige l’attaque de 2 000 hommes contre les Onontagués et les Onneiouts. Même si cette armée n’engage pas le combat directement, elle saccage le territoire du sud du lac Ontario où réside les Amérindiens et porte un rude coup à leur moral. Callière s’impose alors comme chef militaire de la colonie, dirigeant les troupes en selle sur un cheval qui lui a été amené depuis Montréal. Officiellement, le gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac, commande les opérations mais sa santé le force à être porté dans un fauteuil, à l’arrière de l’armée.

     Au décès de Frontenac, Callière lui succède par intérim.  Son frère, François de Callières, est le premier à annoncer cette nouvelle au roi Louis XIV tout en soumettant la requête de Louis-Hector d’accéder au poste de gouverneur de la Nouvelle-France. Le roi y consent immédiatement laissant l’émissaire de Philippe de Rigaud de Vaudreuil, qui convoitait le poste, revenir à Québec bredouille. Callière demeure gouverneur jusqu’à sa mort en 1703. C’est à ce titre qu’il négocie et signe la Grande Paix de Montréal le 4 août 1701.

     Le gouverneur de Callière met par contre en doute l’ouverture d’un fort à Détroit, craignant de rompre la paix conclue avec les Amérindiens. Il réclame également de gouverner la Louisiane mais sa requête reste sans succès. Une plaque commémore l’emplacement de son château à Montréal.

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