28 décembre 1867

Le premier ministre Pierre-Joseph-Olivier Chauveau prononce le premier discours du trône de la province de Québec

Pierre-Joseph-Olivier Chauveau

Document iconographique anonyme (vers 1867)

Source : Archives de la Ville de Montréal

     Après la création de la Confédération en 1867, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau devient le premier premier ministre du Québec. Lors des élections d’août-septembre 1867, son parti fait élire une majorité de députés et obtient 53 % du vote. En novembre suivant, le Conseil législatif est constitué et le 27 décembre 1867, la première session de la première législature débute. Joseph-Godric Blanchet devient le premier président de l’Assemblée législative.

     À ses débuts, Chauveau a un problème de taille : il doit mettre en place un appareil étatique pour diriger le Québec. Ce travail va occuper la majeure partie des travaux parlementaires de cette première session. Ainsi, pour ce faire, le gouvernement Chauveau va adopter 92 lois dès cette première session. Ceci permet de jeter les bases de la fonction publique, du département du Trésor et du ministère de l’Instruction publique.

     Le 28 décembre 1867, P.-J.-O. Chauveau prononce le premier discours du trône de l’histoire québécoise. Il salue d’abord l’espoir que suscite la nouvelle constitution et rappelle l’importance des responsabilités du Parlement québécois. Chauveau poursuit en appelant ses collègues à la prudence dans l’adoption de dépenses tant que la question de la dette du Bas et du Haut-Canada n’est pas réglée. Cependant, le premier ministre souligne la nécessité de pourvoir rapidement à l’organisation de l’État québécois. Il affirme aussi l’intérêt de son gouvernement pour la colonisation et l’éducation. Il conclut son discours dans un langage typique de la politique de l’époque : « J’implore la divine Providence pour qu’elle daigne bénir vos travaux, et vous combler vous et vos familles de tous ses bienfaits pendant la nouvelle année qui va commencer et durant laquelle nous sommes appelés à poser les bases de la grandeur et de la prospérité de notre province de Québec, si chère à nous tous ».

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