25 septembre 1839

Exil des Patriotes

Lepailleur

« Le patriote François-Maurice Lepailleur, déporté en Australie »

Reproduction d’une illustration anonyme (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

     La rébellion de 1838 est réprimée avec violence par la couronne britannique. Il faut dire que l’animosité ethnique est à son comble au Bas-Canada à cette époque.  Le Montreal Herald y va même d’une invitation au génocide dans une de ses livraisons : «Pour avoir la tranquillité, il faut que nous fassions la solitude; balayons les Canadiens de la face de la terre». Pour douze Patriotes du Bas-Canada, c’est la condamnation à mort et la pendaison.

     Sur les 99 condamnés à mort, 58 voient leur peine commuée en exil à la Nouvelle-Galles du Sud, sur le continent australien. La majorité de ces exilés est emprisonnée à Montréal, à la prison du Pied-du-Courant. Le 25 septembre 1839, l’exil débute.  Transportés par vapeur à Québec, les exilés sont réunis à un autre groupe de condamnés du Haut-Canada et embarquent sur le Buffalo, en route vers les colonies pénitentiaires des terres australes.

     Dans cette affaire, les procès sont une parodie de justice.  Le doute raisonnable, si cher au droit britannique, est bafoué pour laisser place à la répression. Pour plusieurs, la peine est lourde. Dans son journal, François-Maurice Lepailleur écrit : «Le malheur de l’exil est plus grand que celui de la mort…». Libérés en 1842, les exilés reviennent presque tous au pays à partir de 1844.

Par François Droüin; version révisée le 7 décembre 2018.

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