21 août 1911

Vol de La Joconde

Espace laissé vacant par la disparition de Mona Lisa dans le Salon carré du Louvres. (Photographe inconnu 1911)

«Espace laissé vacant par la disparition de
La Joconde dans le Salon Carré du Louvre»
Photo anonyme (1911)
Source : Century Magazine, vol. 87, n° 4, (fév. 1914)

     Mardi 22 août 1911, le peintre Louis Béroud se rend au Musée du Louvre pour travailler sur une toile représentant le Salon Carré. Il constate l’absence de La Joconde et alerte un gardien. Déjà le matin, à l’ouverture, le gardien responsable avait remarqué l’absence du tableau. Il pensait que La Joconde se trouvait à la maison Braun, un atelier de photographie partenaire du musée. Des vérifications sont faites immédiatement, sans succès. La police est alertée et la nouvelle devient publique : La Joconde a été volée la veille.

     En fouillant les abords du Salon Carré, le cadre de bois sculpté et la glace protégeant la toile sont retrouvés. Octave Hamard, chef de la sûreté, et une soixante d’inspecteurs fouillent le musée de fond en comble. Rien à faire. Le préfet Louis Lépine émet quelques hypothèses pour débuter l’enquête : une plaisanterie, un larcin imbécile, un geste de folie ou une affaire savamment montée ?

     Le poète Guillaume Appolinaire est soupçonné. Pablo Picasso est longuement interrogé. Ni l’un, ni l’autre ne sont impliqués. Des récompenses sont offertes mais La Joconde reste introuvable durant deux ans.  En décembre 1913, Alfredo Geri, un antiquaire florentin, reçoit une offre pour acquérir La Joconde. Il alerte la police qui découvre le coupable : Vincenzo Peruiga, un peintre en bâtiment italien. Il voulait remettre à sa patrie un tableau qu’il croyait avoir été volé par Napoléon…

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