Archive pour novembre 2017 | Page d'archive mensuelle

«William Röntgen en 1901»

Photo anonyme (s.d.)

Source : Generalstabens Litografiska Anstalt

     Le 8 novembre 1895, le physicien William Röntgen réalise une expérience historique en enveloppant d’un carton noir un tube de Crookes alimenté par une bobine de Ruhmkorff. Chaque impulsion produit une décharge électrique que Röntgen réussit à observer en utilisant la fluorescence de différents matériaux. Röntgen en conclut qu’une radiation invisible inconnue, qu’il nomme rayonnement X, est produite par le tube et est la cause de la fluorescence observée.

     Il s’enferme trois semaines dans son laboratoire pour étudier le phénomène. Le 22 décembre suivant, il réussit la première radiographie sur la main de son épouse. Il démontre que les rayons X sont absorbés de manière sélective par la matière et formule la base de la théorie relative à leur utilisation.

     La découverte a un retentissement mondial.  Entre 1895 et 1897, Röntgen publie trois articles sur la radiation. En 1901, il reçoit le prix Nobel de physique en reconnaissance des services rendus dans la découverte des rayons X.  William Röntgen a joué un rôle déterminant dans l’amélioration des connaissances en physique et les rayons X ont de multiples applications notamment en médecine.

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Sir John Colborne (Lord Seaton)

Document iconographique anonyme (XIXᵉ siècle)

Source : BAC

     Pour expliquer le début des événements violents en 1837 au Bas-Canada, l’historien Gérard Filteau propose la thèse du complot. Il suggère que John Colborne, commandant en chef des armées des deux Canadas, Adam Thom, rédacteur en chef du Montreal Herald, et Charles Richard Ogden, procureur général du Bas-Canada, prirent entente avec des membres de la « Clique du Château » pour provoquer les Patriotes et susciter des échauffourées violentes. Cette conspiration permet, après l’émeute du 6 novembre 1837 à Montréal, d’émettre des mandats d’arrestation contre les chefs patriotes.

     Colborne préconise une solution militaire pour mater les Patriotes. Il est favorable à ce que les « Loyaux » à la couronne britannique soient armés dans des corps de volontaires ou encore incorporés dans les troupes régulières. Du 8 au 10 novembre 1837, Colborne fait équiper 10 compagnies de 80 hommes. « Plusieurs corps de volontaires seront formés et armés: les Fusiliers Royaux, les Dragons légers de la Reine, la Cavalerie volontaire de Montréal, l’Infanterie légère de Québec, les Volontaires royaux de Québec, les Volontaires de Mégantic, etc. ». Plusieurs de ces corps de volontaires accompagneront ensuite l’armée anglaise dans les combats armés contre les Patriotes.

     Le 16 novembre 1837, des mandats d’arrestations sont émis contre les leaders patriotes dont les députés Louis-Joseph Papineau, Ludger Duvernay, Edmund Bailey O’Callaghan, Édouard-Étienne Rodier et Charles-Ovide Perreault. Colborne met l’armée régulière et les corps de volontaires sur un pied de guerre. Il fait aussi appel aux troupes du Haut-Canada. Rien ne l’arrête dans la répression du soulèvement : après sa victoire militaire du 14 décembre 1837, Colborne autorise la profanation du cadavre du chef patriote Jean-Olivier Chénier en guise d’exemple; de plus, les villages de Saint-Eustache et de Saint-Benoît sont incendiés. Il reçoit alors le surnom de « Vieux-Brûlot ». Colborne reste à la tête des soldats et des volontaires jusqu’à son départ pour l’Angleterre, en octobre 1839. En récompense de ses services, Colborne est nommé au Conseil privé, reçoit une pension annuelle de 2 000 £ et est élevé à la pairie d’Angleterre à titre de premier baron de Seaton.

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Paul Gouin

Photo anonyme d’un dessin d’Arthur LeMay de 1933 (s.d.)

Source : Musée McCord

 

       Le 7 novembre 1935, le Parti conservateur de Maurice Duplessis et l’Action libérale nationale de Paul Gouin concluent une entente. Les deux partis forment l’Union Nationale dont le programme sera celui de l’Action libérale nationale avec Maurice Duplessis comme chef. Secrètement, les deux partis conviennent de présenter 30 candidats conservateurs et 60 de l’Action libérale nationale aux prochaines élections.

     Cette stratégie porte fruit aux élections de 1936. L’Union Nationale écrase le Parti libéral du Québec en remportant 76 sièges contre 14. Le pourcentage du vote est plus serré : l’UN obtient 56,9 % des voix contre 40 % pour les libéraux.

     Toutefois, Paul Gouin ne participe pas à cette victoire. Le 18 juin 1936, Gouin annonce sa rupture avec Duplessis. Il justifie sa décision en évoquant des opinions divergentes entre les deux hommes qui auraient selon lui une « conception toute différente de la politique ».

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