Archive pour novembre 2017 | Page d'archive mensuelle

«Le maréchal Foch et les amiraux Hope et Wemyss après la signature de l’Armistice»

Photo anonyme (1918)

Source : Wikimedia Commons

     Les Alliés donnent l’assaut final de la Grande Guerre lors de l’automne 1918. Cette offensive permet de libérer les territoires perdus à l’ennemi depuis le début du conflit. L’Autriche-Hongrie cesse finalement le combat le 4 novembre. Le haut commandement allemand n’a d’autre choix que de demander l’armistice. Les négociations sont entamées au début du mois de novembre 1918. Les clauses de l’armistice sont présentées aux Allemands le 8 novembre et ceux-ci ont jusqu’au 11 novembre à midi pour les accepter.

     Le 11 novembre 1918, vers 5 h 20 du matin, l’Armistice est signée entre l’Allemagne et les puissances alliées et associées. Le cessez-le-feu s’applique sur le front à 11 h ce matin-là. La défaite allemande est totale. Les conditions des Alliés sont toutes acceptées même si les Allemands usent de moyens dilatoires pour en retarder certaines applications.

     Dès l’année suivante, l’événement est commémoré en Grande-Bretagne. Depuis, le 11 novembre est devenu le Jour du Souvenir. La mémoire de l’Armistice de 1918 y est commémorée mais aussi celle de tous les soldats ayant sacrifié leur vie en combattant pour défendre leur pays. Le poème In Flanders Fields, écrit par le médecin militaire canadien John McCrae en 1915, est vite associé aux célébrations. La popularité de ce texte mythique explique le port du coquelicot comme symbole du Jour du Souvenir.

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«Pendaison de Charles Hindenlang personnifié par Frédérick Gilles dans le film 15 février 1839»

Photo : Alain Dostie (2001)

Source : Éléphant — Mémoire du cinéma québécois

     Charles Hindenlang est né à Paris en 1810. Ses parents sont des commerçants d’origine suisse protestante. Militaire depuis la révolution de juillet 1830, il est à New York en 1838. Il fait la rencontre de Ludger Duvernay et est recruté par l’armée patriote. Avec un autre officier français et deux officiers polonais, il est envoyé à Rouses Point dans l’État de New York. De là, il traverse la frontière vers le Bas-Canada en compagnie de Robert Nelson avec qui il a planifié une stratégie pour attaquer la colonie britannique. Arrivé à Napierville, dans la nuit du 3 au 4 novembre 1838, Hindenlang est chargé d’apprendre les manoeuvres tactiques aux Frères chasseurs, la branche militaire des Patriotes.

     Des problèmes surviennent dans l’approvisionnement en armes de l’armée patriote et la stratégie d’envahissement du Bas-Canada doit être modifiée. Une attaque contre Odelltown est planifiée pour le 9 novembre. Nommé brigadier général des Frères chasseurs, Hindenlang dirige une des trois colonnes de soldats lors de la bataille. Ses hommes et lui s’installent derrière une grange pour se battre contre les volontaires loyaux réfugiés dans l’église d’Odelltown. Lorsque le feu est mis à la grange, Hindenlang et sa troupe font jonction avec les hommes de Nelson à la clôture d’entrée d’Odelltown. D’abord victorieux, les Patriotes doivent retraiter d’Odelltown lorsque les volontaires loyaux reçoivent des renforts.

     Face à la supériorité numérique de l’armé britannique, les chefs patriotes décident de retourner aux États-Unis. Le 10 novembre, dans sa fuite, Charles Hindenlang est capturé par les Britanniques. Expédié à Montréal., il est écroué à la prison Pied-du-Courant le 14 novembre 1838. Les autorités anglaises font alors circuler une déclaration et des écrits d’Hindenlang qui incriminent Robert Nelson, allant même jusqu’à le traiter de fourbe, de lâche et de vendu. L’origine et la véracité de ces écrits sont contestées par la suite. Le 22 janvier 1839, il passe en cour martiale et deux jours plus tard, il est condamné à mort. Le 15 février 1839, il montre sur l’échafaud en criant : « Vive la liberté »!

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«Samuel Nicholas, premier commandant du Corps des Marines des États-Unis»

Photo anonyme d’une peinture (s.d.)

Source : USMC (2005)

     Durant la guerre d’Indépendance, les Américains décident de mettre sur pied une flotte de guerre afin de rivaliser avec les Britanniques. C’est le Comité pour la sécurité du Second congrès continental qui organise la constitution de deux  bataillons de Marines.  Le recrutement est basé sur l’aptitude des candidats à naviguer et à servir durant tout le conflit avec la Grande-Bretagne.

     La résolution créant les Marines est adoptée le 10 novembre 1775.  Elle prévoit la nomination d’un colonel, de deux lieutenants-colonels, de deux majors et de tous les officiers nécessaires pour la constitution de deux bataillons. Les recrues ne doivent pas être nommées d’office mais bien en fonction de leur qualité personnelle. Les Marines serviront jusqu’à fin de la guerre d’Indépendance. La marine continentale est alors démobilisée.

     Leur utilité a fait ses preuves. Le 11 juillet 1798, le Corps des Marines est constitué à nouveau, cette fois en permanence. La devise de ces troupes de l’armée américaine est Semper Fidelis, le latin de Toujours fidèle.

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