Archive pour novembre 2017 | Page d'archive mensuelle

« René Lévesque »

Photo : Pierre Roussel/Images distribution (1984)

Source : TheHuffingtonPost.com

     Le 18 et le 19 novembre 1967, plusieurs centaines de délégués du Québec se réunissent à Montréal autour de René Lévesque pour organiser la naissance du Mouvement souveraineté-association (MSA). Lévesque synthétise ensuite ces travaux en écrivant un premier manifeste qu’il complète l’année suivante avec Option Québec. L’appui au mouvement est très rapide. Dès l’automne 1967, René Lévesque annonce que le MSA deviendra bientôt un parti politique. Fin novembre 1967, le MSA compte 400 membres ayant payé la cotisation de 0,50 $. Ils sont 2 000 en janvier 1968 et plus de 10 000 au printemps suivant.

     René Lévesque siège alors à l’Assemblée nationale du Québec comme député indépendant de Laurier. Ancien ministre du gouvernement de Jean Lesage, il a quitté le Parti libéral du Québec (PLQ) en octobre 1967 pour faire la promotion de la souveraineté-association que rejette le PLQ. Il expose l’essentiel de sa pensée politique dans un texte d’une vingtaine de pages intitulé « Un pays qu’il faut faire ».

     Dès sa naissance en novembre 1967, le MSA préconise la souveraineté politique du Québec avec une association économique avec le Canada. Début 1968, le MSA tente de fusionner avec les autres partis indépendantistes du Québec comme le Ralliement national et le Rassemblement pour l’indépendance nationale. En avril 1968, le MSA réunit ses 7 300 membres en congrès pour définir ses grandes orientations et adopter un document de base intitulé « Ce pays qu’on peut bâtir ». Ce congrès d’orientation va aboutir en octobre suivant avec la fondation du Parti Québécois.

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« Page frontispice du texte du traité publié à Philadelphie »

Éditeurs : Neale & Kammerer (1795)

Source : Wikimedia Commons

     Après la guerre d’Indépendance, des désaccords surviennent entre la Grande-Bretagne et les États-Unis en matière commerciale et ce, malgré les dispositions du traité de Paris de 1783. Un des points en litige est l’occupation par les Britanniques de forts sur le territoire américain dans la région des Grands Lacs. Les marchands américains demandent aussi une compensation pour les navires, les marchandises et les esclaves que les Anglais leur confisquèrent durant la guerre. Ils réclament également l’ouverture du commerce dans les Antilles britanniques. Pour solutionner le différend et éviter une nouvelle guerre, George Washington envoie en Angleterre, John Jay, juge en chef de la Cour suprême, afin de négocier une entente.

     Le 19 novembre 1794, un traité est signé à Londres entre les deux pays. Il est ratifié l’année suivante par les deux gouvernements pour entrer en vigueur le 29 février 1796.

     Les Anglais évacuent les postes de l’Ouest américain dès juin 1796. Toutefois, la question des compensations reste en suspens et le commerce antillais demeure un monopole anglais. Plusieurs de ces différends subsistent toujours lorsqu’éclate la guerre de 1812. Encore aujourd’hui, les interprétations restent contradictoires quant au droit de libre passage à la frontière octroyé aux  autochtones dans le traité.

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« Téléphone Western Electric 1500D datant de 1968 »

Photo : Mcheath (2009)

Source : Wikimedia Commons

     Les téléphones à clavier rotatif sont introduits aux États-Unis dès 1919. Ils deviennent d’usage courant au cours des années 1950. Cette innovation limite peu à peu l’utilisation des opérateurs pour relayer les appels. À la même époque, la compagnie AT&T conduit des études qui concluent que l’utilisation d’un clavier à boutons est plus efficace que celle du clavier rotatif.

     Le 18 novembre 1963, le modèle de téléphone 1500 construit par Western Electric devient le premier téléphone « Touch-Tone » à être utilisé sur une base commerciale. Ce service est alors offert par Bell Telephone à ses abonnés de Carnegie et Greesburg en Pennsylvannie. Le prototype de ce modèle avait été présenté l’année précédente lors de l’Exposition universelle de Seattle.

     La pénétration de ce type de téléphone reste relativement lente. Les premières percées se font dans le milieu des affaires et, durant les années 1970, les téléphones à clavier rotatif restent très populaires. Dix ans plus tard, les téléphones « Touch-Tone » dominent le marché si bien que les téléphones à clavier rotatif disparaissent pratiquement au cours des années 1990.

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