Archive pour novembre 2017 | Page d'archive mensuelle

James Murray

Photo anonyme d’une huile sur toile anonyme datant d’environ 1765-1770 et conservée à la National Portrait Gallery

Source : Wikimedia Commons

     L’écossais James Murray débute sa carrière militaire en 1736. Il gravit ensuite les rangs d’officier pour devenir lieutenant-colonel vers 1750. Il participe au siège de Québec en 1759. Après la bataille des plaines d’Abraham, il devient le gouverneur du district de Québec le 27 octobre suivant. Il assure le contrôle militaire de la colonie et sanctionne plusieurs châtiments. Il adopte cependant une politique pragmatique face aux nouveaux sujets britanniques d’origine française et canadienne.

     Le 21 novembre 1763, James Murray devient le premier gouverneur anglais de la nouvelle colonie conquise mais doit en céder la direction militaire à Thomas Burton en 1764. Murray compose avec une crise monétaire et une forte inflation. Il tente également d’établir une politique pour angliciser les nouveaux sujets.

     Murray ne fait pas l’unanimité comme gouverneur. En 1764, il est accusé d’obstruction à la justice. Ses ennemis soutiennent aussi qu’il favorise les Canadiens aux dépens des Britanniques. Il est rappelé à Londres en 1766.

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« Couverture de L’affaire Jean-Louis Roux d’Yves Lavertu »

Photo anonyme (2012)

Source : Info-Culture.biz

     Le gouvernement du Québec adopte un décret réduisant le budget des dépenses associées au lieutenant-gouverneur le 20 novembre 1996. La luxueuse résidence à Québec du représentant de la couronne est également mise en vente. De plus, afin de donner de la légitimité à cette fonction, le gouvernement québécois, alors dirigé par Lucien Bouchard et le Parti Québécois, demande que la personne nommée par le gouvernement fédéral soit celle que les députés de l’Assemblée nationale du Québec auront élue.

     Une motion est présentée à l’Assemblée pour préciser que la fonction de lieutenant-gouverneur est « essentiellement symbolique et héritée du passé colonial du Québec et du Canada ». De plus, l’Assemblée exprime le souhait que la dite fonction soit abolie. La motion est adoptée sur division; l’opposition votant contre. Ottawa fera la sourde oreille à cette requête.

     Toute cette histoire origine de l’éphémère mandat de l’acteur Jean-Louis Roux comme lieutenant-gouverneur du Québec. Roux est nommé en août 1996 par le premier ministre du Canada Jean Chrétien, malgré les protestations de son homologue du Québec qui souhaite être consulté sur cette nomination. Jean-Louis Roux a milité publiquement dans le camp fédéraliste lors du référendum de 1995 et les souverainistes s’interrogent sur la pertinence d’une présence partisane au poste de lieutenant-gouverneur du Québec. L’affaire Jean-Louis Roux éclate lorsque les médias apprennent que Roux arborait la croix gammée durant ses études universitaires et qu’il a participé au saccage de magasins juifs durant une manifestation anti-conscription. Même s’il a répudié ces frasques de jeunesse, la chute de Roux est immédiate. Au détour, la fonction de lieutenant-gouverneur est examinée. Le Québec décide de cesser d’être la troisième province canadienne la plus généreuse envers le titulaire de cette fonction et de réduire substantiellement le budget dévolu au lieutenant-gouverneur.

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« Emblème des Nations Unies »

Dessin : Assemblée générale des Nations Unies (1946)

Source : Organisation des Nations Unies

     Le 20 novembre 1959, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la Déclaration des droits de l’enfant. C’est le premier consensus international sur les principes fondamentaux des droits des enfants. Ce texte fait suite à la Convention de Genève de 1924 et à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. À l’unanimité, les 78 pays membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) adoptent cette déclaration qui est basée sur le principe que « l’humanité doit donner à l’enfant ce qu’elle a de meilleur ».

     Le 20 novembre 1989, les Nations Unies adoptent une nouvelle résolution sur le sujet. C’est la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Cette convention améliore les droits des enfants et les reconnaît pour la première fois comme des sujets de droit.

    Dès le 20 novembre 1954, l’ONU recommande à tous les pays d’instituer une « Journée mondiale de l’enfance ». Le 20 novembre s’impose progressivement en raison des importantes résolutions adoptées ce jour-là. Depuis 1989, les Nations Unies ont adopté plusieurs résolutions sur la question du droit des enfants qui est une des priorités de l’organisme pour le nouveau millénaire.

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