Archive pour octobre 2017 | Page d'archive mensuelle

«Kateri Tekakwitha»

Photo d’une peinture à l’huile de 1690 du jésuite Claude Chauchetière. Diocèse de Saint-Jean-Longueuil (2012)

Source : Wikimedia Commons

 

     Dimanche le 21 octobre 2012, le pape Benoit XVI procède à la canonisation de sept bienheureux. Parmi eux se trouve Kateri Tekakwitha née en 1656 dans l’État de New-York.  Son père est un Agnier et sa mère est une Algonquine chrétienne. Elle est baptisée à l’âge de 20 ans, le jour de Pâques 1676 et reçoit le prénom de Kateri. Sa conversion au christianisme lui attire des problèmes de la part d’autres membres de sa tribu qui n’acceptent pas ses croyances religieuses. Sans renoncer à ses convictions religieuses, elle se réfugie à la mission Saint-François-Xavier, près de Montréal, où elle mène une vie ordinaire tout en restant fidèle à l’amour de Jésus, à la prière et à l’Eucharistie quotidienne.

     Kateri Tekakwitha est la première femme autochtone d’Amérique du Nord à être élevée au rang de sainte. Le miracle ayant conduit à sa canonisation est lié à la guérison d’un jeune bambin de 5 ans atteint de la bactérie mangeuse de chair à la tête. Sa maladie avait été déclarée fatale par ses médecins traitants jusqu’à ce que des prières d’intercession à Kateri Tekakwitha soient faites par la famille, à la suggestion d’une religieuse catholique. L’enfant est aujourd’hui rétabli sans séquelle.

     Kateri Tekakwitha est morte à l’âge de 24 ans. L’année précédente, elle avait fait voeu de virginité. Elle tombe gravement malade en 1680 et décède en avril de cette année-là, durant la semaine sainte. Défigurée par la petite vérole qu’elle a contracté dans sa jeunesse, son visage reprend merveilleusement ses traits à son décès. Une série de faveurs liées à son intercession surviennent rapidement après sa mort et sa dévotion se répand dans la colonie et ailleurs. Sa dépouille est conservée à Kanawahke.

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«Première carte du détroit de Magellan»

Photo anonyme d’un dessin daté de 1525 d’Antonio Pigafetta (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

    Le navigateur portugais Fernão de Magelhais, de son nom français Magellan, quitte l’Espagne en 1519 à la tête d’une flotte de cinq navires. Son objectif : rallier l’archipel des Moluques par l’Ouest en contournant le continent américain. Il espère ainsi réussir la première circumnavigation de la Terre.

     Après la traversée de l’Atlantique, il explore la côte de l’Amérique du Sud à la recherche d’un passage vers l’Ouest. Le 21 octobre 1520, l’expédition contourne le cap des Vierges et amorce l’exploration d’un labyrinthe de canaux qui va les conduire à l’océan Pacifique un mois plus tard. Le détroit est d’abord nommé «chenal de Tous-les-Saints» mais il prend rapidement le nom de détroit de Magellan en l’honneur du navigateur.

     L’explorateur traverse ensuite le Pacifique mais trouve la mort aux Philippines en tentant de convertir un chef local au christianisme. Après plusieurs péripéties, un seul navire de cette flotte, le Victoria, avec à son bord 18 marins arrive à Séville en Espagne le 8 décembre 1522 après avoir complété le premier tour du monde à voile.

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«Portrait de Jean Talon»

Photo anonyme d’une huile sur toile de 1671 attribuée au frère Luc et conservée au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (s.d.)

Source : André Vachon, Victorin Chabot et André Desrosiers, Rêves d’empire. Le Canada avant 1770 (1982)

     En 1670, Jean Talon est de retour en Nouvelle-France. Il est mandaté par le ministre français Jean-Baptiste Colbert pour peupler la colonie. Plusieurs mesures sont mises sur pied par le célèbre intendant. Il favorise l’immigration et facilite le recrutement d’engagés. Il incite aussi plusieurs soldats du régiment de Carignan à «s’habituer» au pays.

     Engagés, soldats et colons doivent fonder des foyers. L’objectif est d’encourager la nuptialité et la natalité. Les parents des jeunes gens demeurant célibataires sont convoqués par l’intendant pour s’expliquer. Talon va encore plus loin pour forcer la formation de couples : le 20 octobre 1671, il émet une ordonnance «pour forcer les célibataires à épouser les filles arrivant de France, sous peine d’être privés des privilèges de pêche, chasse et traite des fourrures».

     Durant cette période, une importante immigration féminine est dirigée vers la colonie.  Ce sont les Filles du Roi.  À une époque où le voyage vers la Nouvelle-France attire peu de femmes, Colbert met sur pied un système de recrutement pour aider au peuplement.  Près d’un millier de femmes, souvent orphelines ou très jeunes, est embauché pour faire la traversée et oeuvrer comme pionnières de la colonie naissante.

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