Archive pour octobre 2017 | Page d'archive mensuelle

«Le Cabinet Godbout en 1939»

Photo : Canada Wide (1939)

Source : Wikimedia Commons

     Le 25 octobre 1939, l’Union nationale dirigée par Duplessis est balayée du pouvoir par les libéraux d’Adélard Godbout. À l’issu du scrutin, les troupes de Godbout font élire 69 députés contre 15 pour celles de Duplessis ; un député libéral indépendant est aussi élu. Le contexte de l’éventuelle participation du Canada à la Seconde Guerre mondiale est primordial pour bien comprendre cette élection.

     Lorsque Duplessis déclenche des élections anticipées en septembre 1939, il mise sur l’opposition des Québécois à une participation à la guerre. Immédiatement, tous les députés fédéraux du gouvernement libéral de William Lyon Mackenzie King s’engagent dans la campagne électorale afin de défaire Duplessis. Le lieutenant québécois de King, Ernest Lapointe affirme publiquement que les ministres québécois à Ottawa vont démissionner en bloc si l’Union nationale est réélue.

     Cette menace d’isolement frappe l’électorat québécois. Lapointe a conclu un pacte avec King ; oui, le Canada appuiera son allié et sera en guerre si l’Angleterre déclare la guerre, mais la participation des Québécois se fera sur une base volontaire. Bref, la conscription est exclue. Ce thème alimente la campagne électorale au Québec. Le 30 septembre, Godbout déclare : «Je vous affirme avec toute la force dont je suis capable que le gouvernement d’Ottawa ne décrétera jamais la conscription militaire tant que vous laisserez la politique libérale diriger vos destinées». Le 4 octobre, Duplessis réplique : «un vote pour Maurice Duplessis, c’est un vote pour l’autonomie…contre la conscription». Qu’à cela ne tienne, l’électorat appuie les libéraux avec 54,1% du vote populaire contre 39,13% pour l’opposition.

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Bataille de Poitiers

Reproduction d’une huile sur toile de Charles de Steuben (1837)

Collection : Château de Versailles

     La bataille de Poitiers oppose le royaume des Francs et le duché d’Aquitaine au califat omeyyade. Charles Martel et ses hommes arrêtent une razzia arabe près de Poitiers. Cette victoire met un terme aux incursions musulmanes au nord des Pyrénées.

     Même si la bataille elle-même est un événement militaire mineur, ses conséquences retentissent jusqu’à nos jours.  Cette victoire est évoquée comme le début de l’Europe comme civilisation et culture. Charles Martel a ainsi «sauvé l’Europe de l’islam».

     Rapidement, les chroniqueurs chrétiens relatent la défaite des Maures et le décès de leur chef, Abd el-Rahmann. L’évocation de la bataille de Poitiers devient le prétexte pour exalter la mémoire de Charles Martel, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne.

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Banquet de la garde civile d’Amsterdam fêtant la Paix de Münster

Photo anonyme d’une huile sur toile de Bartholomeus van der Helst datée de 1648 (s.d.)

Collection : Rijksmuseum d’Amsterdam

     Deux traités internationaux sont négociés en 1648. Les principaux négociateurs sont le chancelier suédois Axel Oxienstierna et le cardinal français Mazarin. Ces traités mettent fin à la guerre de Trente Ans. Ils aboutissent à un morcellement de l’Allemagne en plus de 350 principautés indépendantes. Les traités consacrent l’indépendance de la Suisse et des Pays-Bas. Les Trois-Évêchés de Metz, Toul et Verdun sont confirmés possessions françaises. Il en est de même pour la plus grande partie de l’Alsace, à l’exception de Strasbourg.

     Les documents sont publiés le 24 octobre 1648 dans le ville de Münster en Westphalie. Un premier traité est signé entre l’empereur du Saint Empire romain germanique et la Suède. Son point essentiel concerne le nouveau statut religieux dans l’Empire qui est établi selon le principe «cujus regio, ejius religio». Il permet aux princes d’imposer la religion de leur choix à leur sujet. Le deuxième traité règle le différend territorial entre la France et l’Empire.

     Les traités de Westphalie entraînèrent une réorganisation complète des structures politiques du Saint Empire romain germanique. Désormais, l’empereur ne peut agir sans l’accord de la diète où sont représentés tous les princes immédiats et les villes impériales.

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