Archive pour octobre 2017 | Page d'archive mensuelle

«Charles de Bourbon, comte de Soissons»

Reproduction d’une gravure sur cuivre de Dominicus Custos (1600-1602)

Source : Wikimedia Commons

     Après l’assassinat d’Henri IV en 1610, son cousin Charles de Bourbon, comte de Soissons, continue d’être un personnage important à la cour de France. Même s’il s’oppose à certaines politiques de la régente Marie de Médicis, il reste dans les bonnes grâces de Louis XIII qui le désigne comme son lieutenant-général en Nouvelle-France le 8 octobre 1612.

     Dès le 15 octobre 1612, le comte de Soissons commissionne Samuel de Champlain comme commandant de la Nouvelle-France. Champlain est chargé du fort de Québec avec pouvoir d’en bâtir d’autres au besoin. Il doit soumettre le pays au roi de France et faire la promotion de la religion catholique.

     Investi des pleins pouvoirs sur la colonie naissante, Champlain doit aussi rechercher un chemin vers la Chine et les Indes orientales. Il s’acquitte de cette mission dès 1613, à son retour à Québec, d’où il part explorer la rivière des Outaouais.

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«Gilles Grégoire, chef du RN, et René Lévesque, leader du MSA»

Photo anonyme (1968)

Source : Le Soleil, 15 octobre 1968

      Le 14 octobre 1967, René Lévesque et ses partisans quittent le Parti libéral du Québec après le refus de ce parti d’entériner le projet de faire du Québec un état souverain associé au reste du Canada. Avec 400 militants, il fonde le Mouvement souveraineté-association (MSA) le 19 novembre 1967. Lévesque publie ensuite, en janvier 1968, Option Québec. Pour un Québec souverain dans une nouvelle union canadienne. Le MSA fait la promotion de la souveraineté comme le moyen d’assurer le développement d’une société plus juste et plus égalitaire.

     En août 1968, René Lévesque et Gilles Grégoire s’entendent pour fusionner le MSA et le Ralliement national. Du 11 au 14 octobre 1968, 957 délégués de partout au Québec se réunissent à l’Université Laval et au Petit Colisée de Québec. À l’issu du congrès, le Parti Québécois est fondé et René Lévesque en devient le président.

     Dans son premier discours comme président, Lévesque insiste sur le nouveau nom du parti. Il déclare que c’est un beau nom, mais un nom chargé de «l’écrasante responsabilité additionnelle qu’il nous impose», un nom qu’il faudra porter avec dignité et travailler à mériter. Il faut savoir que ce nom a fait l’objet d’un vote lors du congrès. Au second tour de scrutin, c’est à la majorité de 285 voix que le nom Parti Québécois est retenu. René Lévesque et 140 autres militants avait voté en faveur de Parti souverainiste du Québec tandis que 44 votes étaient inscrits en faveur de Parti Souveraineté-Association.

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Lester B. Pearson, 1957

Photo : Nobel Foundation (1957)

Source : Wikimedia Commons

 

     Lester B. Pearson est un historien, diplômé d’Oxford en Angleterre. Employé du ministère des Affaires étrangères du Canada en poste en Europe, il est témoin de l’échec de la Société des Nations et des débuts de la Seconde Guerre mondiale.  À la fin du conflit, il oeuvre à la création des Nations Unies (ONU).  Plusieurs le voient comme le candidat idéal pour devenir le premier secrétaire général de l’organisation, un poste qui lui échappe en raison de l’opposition de l’Union Soviétique.

     Pearson fait partie du comité de l’ONU qui recommande la division de la Palestine en deux parties : une arabe et l’autre juive.  Lorsque la crise du canal de Suez éclate en 1956, Pearson préside l’assemblée générale des Nations Unies. Il réussit à désamorcer la menace soviétique de recourir à l’arme atomique dans la région en ralliant un majorité de pays derrière sa proposition d’envoyer une force armée sous le drapeau de l’ONU pour rétablir la paix en Égypte. Ce geste lui vaut le prix Nobel de la paix en 1957.

     Lester B. Pearson reçoit son prix le 10 décembre 1957 à Oslo en Norvège. Le lendemain, il prononce un discours important sur les quatre aspects de la paix. Pearson poursuit également une fructueuse carrière politique qui le mène au poste de Premier ministre du Canada dans les années 1960.

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