Archive pour septembre 2017 | Page d'archive mensuelle

«Portrait de La Galissonière»Photo anonyme d’une estampe non datée (1954)Source : Wikimedia Commons

 

     Roland-Michel Barrin de La Galissonière est officier de marine et commande un navire de la Compagnie des Indes lorsqu’il est appelé à remplir un mandat en Nouvelle-France. En 1747, le convoi qui escorte le nouveau gouverneur Jacques-Pierre Taffanel de la Jonquière vers Québec est attaqué par les Anglais et le marquis de la Jonquière est fait prisonnier. La cour de France songe alors au marquis de La Galissonière pour assumer, par intérim, le commandement de la Nouvelle-France.

    Rompant avec ses ambitions personnelles dans la marine, de La Galissonière s’embarque sur le Northumberland et arrive à Québec le 19 septembre 1747. Il fait preuve de réelles qualités d’administrateur durant son passage dans la colonie. Il prône une politique d’expansion territoriale et lutte contre le développement de l’influence anglaise dans la vallée de l’Ohio, dans la Louisiane, autour des Grands Lacs et en Acadie.  Il s’intéresse aussi au peuplement de la Nouvelle-France.

    Il devient amis des Abénakis et s’affaire à construire une ligne de fort pour contrer les Anglais et leurs alliés. Il fait dresser des cartes de la région des Grands Lacs dans le but de reprendre le contrôle de ce territoire. Il protège aussi les institutions françaises, principalement les communautés religieuses.  De petite apparence, Barrin de La Galissonière fait néanmoins forte impression.  Un chef indien lui déclare même : «Faut-il que ton âme soit belle, pour que ton roi ait fait de toi le chef de son armée».

#######

Bataille de PoitiersPeinture d’Eugène Delacroix datant de 1830 et photographiée parMartine Beck-Coppola (2011)Source : Musée du Louvre

     Après son mariage avec Henri Plantagenêt, Aliénor d’Aquitaine est sacrée reine d’Angleterre en 1154. De suite, une partie du royaume de France devient anglais. Cette dualité aboutit au XIVᵉ siècle en un conflit entre les deux pays lorsque le roi Edouard III d’Angleterre réclame la couronne de France au détriment de Philippe de Valois. Il s’ensuit une période trouble de confrontations entre la France et l’Angleterre, entre la dynastie des Valois et la dynastie des Plantagenêt. Ces affrontements sont connus sous le nom de guerre de Cent ans.

     En septembre 1355, Edouard de Woodstock, prince de Galles, débarque à Bordeaux avec ses troupes estimées entre 6 000 et 11 000 hommes selon les sources. Surnommé le Prince noir en raison de son armure particulière, il se lance dans une chevauchée à travers la France. Les Anglais pillent alors tous sur leur passage. Pour défendre son royaume, le roi Jean le Bon réunit des états généraux en décembre 1355. À cette occasion, il réussit à obtenir les subsides nécessaires à la levée d’une armée pour affronter celle du Prince noir.

     Le 19 septembre 1356, la bataille est engagée sur le plateau de Maupertuis, près de Poitiers. La suite est un désastre pour les troupes françaises. Malgré une supériorité numérique, l’armée française est décimée et le roi Jean est fait prisonnier. La chevalerie française en sort affaiblie et le pays doit payer une forte rançon pour son roi. Seul point de consolation pour les Français, le traité de Bretigny qui règle la question de la captivité de Jean le Bon à Bordeaux reconnaît la légitimité de ce dernier comme monarque de France.

#######

«The Panic – Run on the Fourth National Bank, No. 20 Nassau Street»Reproduction d’une gravure sur bois anonyme publiée dans le Frank Leslie’s Illustrated Newspaper(4 oct.1873), p. 67Source : Librairie du Congrès

     Au début des années 1870, une série de mauvais prêts hypothécaires mine l’économie européenne. Lorsque survient une chute du prix des aliments au printemps 1873, l’Europe centrale vit un véritable krach. Les banques continentales coulent une après l’autre tandis que les banques anglaises retiennent leur capital. Les coûts du crédit deviennent prohibitifs et la crise s’étend à l’Amérique à l’automne suivant.

     Les compagnies de chemin de fer américaines avaient alors construit des instruments financiers complexes qui ne résistent pas à la défaillance du crédit. Les investisseurs deviennent sceptiques sur la solidité réelle de ces compagnies. Lorsque la Northern Pacific Railway lance une nouvelle émission obligataire, la méfiance s’installe.

     Le 18 septembre 1873, la Jay Cooke & Co. fait faillite et ferme ses portes. Elle était un des plus importants bailleurs de fonds des compagnies ferroviaires et la première banque américaine. La panique s’empare de Wall Street et le marché boursier s’effondre. Le marasme économique s’installe pour quatre ans aux États-Unis et pour deux années de plus en Europe.

#######