Archive pour septembre 2017 | Page d'archive mensuelle

«Les accusés dans leur box au premier procès de Nuremberg»

Photo : Anonyme ( vers 1945-1946)

Source : US Army

     

     Le 8 août 1945, les gouvernements du Royaume-Uni, des États-Unis, de la France et de l’URSS signent un accord pour constituer un tribunal chargé de punir les criminels de guerre des pays européens de l’Axe durant la Seconde Guerre mondiale. Durant quatre ans, ce tribunal international militaire siège à Nuremberg pour tenir plusieurs procès.

     Une vingtaine de leaders nazis sont accusés de divers crimes de guerres et de crimes contre l’humanité. Le 30 septembre 1946, la lecture du verdict commence : dans un premier temps, la description du nazisme et de ses crimes est exprimée. La lecture du jugement se poursuit avec les preuves contre les accusés et les organisations.  Le lendemain, la culpabilité de chaque accusé individuellement est prononcée.

     Le premier procès de Nuremberg est suivi d’un série de quatre autres procès. Les Nations Unies reconnaissent ensuite les principes régissant le tribunal militaire international. Les principes de Nuremberg ouvriront la voie à la création d’une commission du droit international.

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«Le marquis de La Jonquière»

Anonyme (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

 

     Après la chute de Louisbourg en 1745, une flotte française est expédiée l’année suivante en Acadie afin de tenter de reprendre la forteresse. Cette expédition est commandée par Jean-Baptiste-Louis-Frédéric de La Rochefoucauld de Roy, duc d’Anville. Le Nothumberland, vaisseau amiral de ce groupe de navires, est commandé par Jacques-Pierre Taffanel de La Jonquière. Ce marin d’expérience vient d’être promu chef d’escadre le 1ᵉᴿ mars 1746 et gouverneur de la Nouvelle-France le 19 du même mois.

     Après la traversée de l’Atlantique, un fort coup de vent frappe les bateaux au large de l’Acadie. Plusieurs navires sont avariés. Fin septembre, le duc d’Anville succombe d’une crise d’apoplexie. Le commandement de la flotte est confié à Constantin-Louis d’Estourmel le 29 septembre suite à un conseil de guerre qui décide aussi d’attaquer Annapolis Royal. d’Estournel est dépassé par les événements : il est atteint d’une fièvre qui le fait délirer au point d’attenter à ses jours. Le lendemain, le 30 septembre 1746, après une tentative de suicide, d’Estourmel se démet de ses fonctions en faveur de La Jonquière.

     Constatant le triste état de ses troupes durement malmenées par la maladie et par une météo déchaînée, Taffanel de La Jonquière décide de reporter l’attaque sur Annapolis Royal. «Un relevé des pertes datant du 15 octobre donne, sur un effectif total de 7 006 matelots et soldats, 587 morts et 2 274 malades». Quatre bateaux de transport quittent pour le Canada en octobre et de La Jonquière ramene le reste de la flotte en France. Cet échec montre la faiblesse de la marine française à l’époque, une flotte en déclin après la mort de Louis XIV. L’échec montre également les difficultés croissantes dans le secours possible aux colonies françaises d’Amérique du Nord.

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«Premier logo de la CSN»

Anonyme (1961)

Source : Archives de la CSN

 

     La Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC) change de nom en 1960.  Réunis en congrès, les délégués avait examiné la veille une liste de huit nouveaux noms potentiels.  Les deux plus populaires sont retenus et un vote secret se tient au matin du 29 septembre 1960.  À l’issue du scrutin, la CTCC devient la CSN, la Confédération des syndicats nationaux.  Tous se rallie à ce nom qui est adopté à l’unanimité.  Malgré ce changement, la constitution de la CSN précise qu’elle adhère aux principes chrétiens dont elle s’inspire dans son action.  Le statut des aumôniers est également maintenu.

     La CTCC existe depuis 1921. Cependant, l’image corporatiste et catholique du syndicat a pâli en raison de l’appui donné au facisme par plusieurs membres du clergé. L’arrivée de Gérard Picard et de Jean Marchand, respectivement comme président et comme secrétaire-général, accélère le virage idéologique. L’épisode du syndicalisme confessionnel tire à sa fin au Québec. Après sa création, la CSN radicalise son discours et ses pratiques.

     Rompant avec son passé catholique, la CSN devient un syndicat très militant durant les années 1960.  Elle intègre la lutte des classes à son programme.  Sa vision de la société est fortement teintée de socialisme.  Cette tangente culmine en 1972 avec le Front commun intersyndical.  Cette position ne fait toutefois pas l’unanimité chez les partisans d’une approche plus démocratique.  La scission est consumée avec la création, hors du giron de la CSN, de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), le 8 juin de la même année.

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