Archive pour août 2017 | Page d'archive mensuelle

«Document original de la première conventionde Genève de 1864»Photo : Kevin Quinn (2005)Source : Wikimedia Commons

     L’initiative de la convention de Genève revient au suisse Henri Durant. Ce Genèvois est révolté par le sort des blessés lors de la bataille de Solférino en 1859. Son travail aboutit à la création de la Croix-Rouge en 1863. Plusieurs pays sont ensuite invités à une conférence internationale pour améliorer le sort des blessés lors des campagnes militaires. Seize états participent à la rencontre.

     Le 22 août 1864, la première convention de Genève est adoptée. Les principes régissant la convention sont les suivants : obligation de soigner tous les blessés sans distinction, neutralité du personnel et des équipements sanitaires, signe distinctif de la croix rouge sur fond blanc.

     À la fin de 1864, quatorze pays ont signé la convention.  C’est le début du droit international humanitaire.

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«Anne Baxter»Photo anonyme extraite de la bande-annonce deI confess (1953)Source : Wikimedia Commons

 

     I Confess est un film réalisé par Alfred Hitchcock en 1952. Ce film noir raconte l’histoire du père Michael Logan accusé injustement du meurtre sordide d’un avocat bien connu.  En fait, le père Logan, interprété par Montgomery Clift, connait l’identité du tueur mais ne peut la révéler car il est lié par le secret de la confession. L’enquête révèle que Logan a un motif pour commettre le meurtre puisque que l’avocat défunt faisait chanter Ruth Grandfort, interprétée par Anne Baxter qui joue le rôle de la femme d’un politicien en vue. Le sujet du chantage est la liaison amoureuse secrète et interdite qu’elle avait eu avec le père Logan après l’ordination de ce dernier.  Logan est traduit en justice pour le meurtre mais le procès aboutit à son acquittement malgré le doute qui subsiste sur sa culpabilité.  Le suspense se termine lorsque le père Logan est attaqué par la foule et que la femme du meurtrier, rongée par le remord, révèle publiquement l’identité du coupable.

     Fidèle à son habitude, Hitchcock apparaît dès le début du film. Sa silhouette traverse l’écran, en haut d’un escalier, parmi la multitude de lignes droites que dessinent les marches, les rampes, les bâtiments et les trottoirs. Puis, le film enchaîne avec l’intrigue. Le ton est donné : la ligne droite devient la forme géométrique qui va guider l’esthétique du film. De suite, la droite devient le signe de la rectitude morale du père Logan, qui refuse coûte que coûte de rompre le secret de la confession.  Au contraire, les courbes du film sont associées au mal : l’ombre de l’assassin est arrondie ; l’escalier où se rencontre Logan et sa maîtresse est en colimaçon ; etc.

     Le film est entièrement tourné à Québec avec l’utilisation de l’intérieur de l’église de Saint-Zéphirin-de-Stadaconna.  Phénomène rare pour l’époque, les films américains sont alors tournés surtout aux États-Unis. La nécessité d’une ville à large majorité catholique peut avoir été une des raisons du choix de ce lieu de tournage. Quelques acteurs québécois participent au tournage dont Ovila Légaré qui joue le rôle de l’avocat Villette et Gilles Pelletier qui interprète le frère Benoît.

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«Espace laissé vacant par la disparition deLa Joconde dans le Salon Carré du Louvre»Photo anonyme (1911)Source : Century Magazine, vol. 87, n° 4, (fév. 1914)

     Mardi 22 août 1911, le peintre Louis Béroud se rend au Musée du Louvre pour travailler sur une toile représentant le Salon Carré. Il constate l’absence de La Joconde et alerte un gardien. Déjà le matin, à l’ouverture, le gardien responsable avait remarqué l’absence du tableau. Il pensait que La Joconde se trouvait à la maison Braun, un atelier de photographie partenaire du musée. Des vérifications sont faites immédiatement, sans succès. La police est alertée et la nouvelle devient publique : La Joconde a été volée la veille.

     En fouillant les abords du Salon Carré, le cadre de bois sculpté et la glace protégeant la toile sont retrouvés. Octave Hamard, chef de la sûreté, et une soixante d’inspecteurs fouillent le musée de fond en comble. Rien à faire. Le préfet Louis Lépine émet quelques hypothèses pour débuter l’enquête : une plaisanterie, un larcin imbécile, un geste de folie ou une affaire savamment montée ?

     Le poète Guillaume Appolinaire est soupçonné. Pablo Picasso est longuement interrogé. Ni l’un, ni l’autre ne sont impliqués. Des récompenses sont offertes mais La Joconde reste introuvable durant deux ans.  En décembre 1913, Alfredo Geri, un antiquaire florentin, reçoit une offre pour acquérir La Joconde. Il alerte la police qui découvre le coupable : Vincenzo Peruiga, un peintre en bâtiment italien. Il voulait remettre à sa patrie un tableau qu’il croyait avoir été volé par Napoléon…

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