Archive pour juillet 2017 | Page d'archive mensuelle

«Détention massive de Juifs au vélodrome d’hiver de Paris»Photo anonyme (1942)Source : LIFE

     Juillet 1942: dans l’Europe occupée par l’armée nazie, les convois déportant les Juifs vers Auschwitz sont organisés régulièrement par Adolf Eichmann, chef de l’Office central de la sécurité du Reich. Pour accélérer le rythme des déportations, Eichmann obtient la collaboration de la police du gouvernement de Vichy qui organise une rafle à Paris.

     Durant la nuit du 16 juillet 1942, l’opération débute. Les policiers procèdent à l’arrestation massive de 13 152 personnes dont 4 115 enfants pour les entasser dans le vélodrome d’hiver de la rue Nélaton.

     Moins de 100 personnes ont survécu à la rafle du «Vél d’Hiv».

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Desbiens. Souvenir du tricentenaire du lac St-Jean 1947 Extrait d’une photo anonyme (1947) Source : Wikimedia Commons

     Le jésuite Jean de Quen est né en Picardie en 1603. Ses études complétées, il part en mission et arrive à Québec en 1635. Son ministère le met en contact avec les Amérindiens, plus particulièrement avec les Montagnais dont il apprend la langue. Après des séjours à Québec, Sillery et Trois-Rivières, il établit avec succès la mission montagnaise de Tadoussac en 1642. C’est là qu’en 1646, la première église de pierre de la colonie est bâtie. Cet endroit est aussi une importante plaque tournante pour le commerce des fourrures. Le père de Quen réussit à ce moment à gagner la confiance des nombreux nomades qui fréquentent Tadoussac pour y faire des échanges commerciaux.

     À l’été 1647, de Quen apprend que des néophytes montagnais en route pour Tadoussac se sont arrêtés au lac Piékouagami pour cause de maladie. Le père de Quen exprime alors le souhait de se rendre auprès de ces membres de la nation du Porc-Épic. Le 11 juillet, il quitte Tadoussac en canot d’écorce avec des Montagnais convertis. En cinq jours, ils remontent le Saguenay jusqu’à la rivière Chicoutimi. Par elle, ils accèdent aux lacs Kenogami et Kénogamishish pour aboutir au futur lac Saint-Jean par la Belle-Rivière. Premier Européen à s’y rendre, Jean de Quen devient ainsi le découvreur du lac Saint-Jean qu’il décrit comme suit : «Ce lac est si grand qu’à peine en voit-on les rives, il semble estre d’une figure ronde, il est profond & fort poissonneux, on y pesche des brochets, des perches, des saumons, des truites, des poissons dorés, des poissons blancs, des carpes & quantité d’autres espèces. Il es environné d’un plat pays, terminé par de hautes montaignes éloignées de 3. Ou quatre ou cinq lieuës de ses rives, il se nourrit des eaux d’une quinzaine de rivieres ou environ, qui servent de chemin aux petites nations, qui sont dans les terres pour venir pescher dans ce lac & pour entretenir le commerce & l’amitié qu’elles ont par entr’elles. Nous voyagasmes quelque tempss sur ce lac, & enfin nous arrivasmes aulieu où estoient les Sauvages de la nation du Porc-Epic. Ces bonnes gens nous ayans apperceus, sortirent de leurs cabanes, pour voir le premier François qui ait jamais mis le pied dessus leurs terres».

     En 1947, lors des fêtes du tricentenaire de l’arrivée de Jean de Quen au lac Saint-Jean, un monument commémoratif est érigé à Desbiens avec le concours de la Société historique du Saguenay. Le granit et l’aluminium utilisés sont des produits de la région. La statue, réalisation de Salomonde, représente le jésuite dans une attitude missionnaire. Un tableau au fond rappelle aussi l’arrivée de de Quen avec ses deux guides montagnais. Un plaque historique témoigne de la découverte du lac Saint-Jean et se lit : «Ici, lieu d’arrêt et de rencontre des Indiens, le père jésuite Jean de Quen découvrant le lac Saint-Jean, se rendit le 16 juillet 1647 ; il trouva la croix érigée avant la venue du missionnaire ; il établit la première mission en 1652. En 1676 furent installées la maison et la ferme pour le soutien des apôtres du Saguenay et fut établi le poste de traite des fourrures.La mission dura jusqu’à 1877 et le poste de traite jusqu’à 1880».

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Vingt shillings. La Banque du Peuple Reproduction anonyme d’un papier-monnaie datant de 1854 (s.d.) Source : Musée McCord

     La Banque du Peuple débute ses opérations en 1835.  Elle porte d’abord le nom de banque Viger, De Witt et Compagnie mais change son nom l’année suivante. Devenue la Banque du Peuple, cette institution financière est la première à regrouper des intérêts provenant principalement des Canadiens de langue française. Proche des leaders patriotes, elle poursuit ses opérations malgré les événements de 1837 et de 1838. En 1844, la Banque du Peuple obtient sa première charte. Ses activités seront florissantes jusqu’aux années 1880.

     Dans un secteur financier dominé par les Anglais et les Écossais, la Banque du Peuple devient le symbole de la réussite de la bourgeoisie canadienne-française dont elle stimule l’implication dans le commerce, dans les manufactures et dans l’agriculture. En 1872, la Banque du Peuple installe son siège social sur la rue Saint-Jacques à Montréal. En 1875, elle absorbe les activités de la banque Jacques-Cartier. Mais elle ne réussit pas à maintenir sa rentabilité par la suite. En 1885, l’arrivée de Jacques Grenier comme président, et en 1887, celle de Joseph-Stanislas Bousquet comme caissier général, relancent le développement de la banque. En 1895, ce dernier s’enfuit aux États-Unis lorsque les dirigeants de la Banque du Peuple sont accusés d’avoir consenti des prêts sans provision. Cette nouvelle provoque la panique des épargnants qui se ruent sur la rue Saint-Jacques pour retirer leurs épargnes. Faute de liquidités, la Banque du Peuple déclare faillite le 15 juillet 1895.

     Cette faillite survient après l’agrandissement du siège social de l’entreprise en 1893-1894. L’édifice original de 1872 est démoli sauf sa façade pour faire place à un bel immeuble de sept étages doté à l’intérieur d’un puits de lumière éclairant un grand atrium entouré de bureaux. La Banque du Peuple occupe le rez-de-chaussée et le sous-sol. Aux étages, on retrouve des cabinets d’avocats, d’architectes et de notaires ainsi que le consulat de France. Après la faillite, l’édifice est vendu pour loger la Banque d’Hochelaga. Au XXᵉ siècle, diverses transformations sont faites au bâtiment classé monument historique en 1975.

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