Archive pour juillet 2017 | Page d'archive mensuelle

Tacitus, the historianIllustration anonyme d’aprèsun buste antique (1920)Source : James Bryce, William M. F. Petrie & Holland ThompsonThe Book of History. A History of all Nations from the earliest times to the present, with over 8,000 illustrations. Vol. VII : The Roman EmpireNew York/Londres : The Grolier Society/The Educational Book Co.1915-1921

 

 

     En 64, Rome est une métropole de 800 000 habitants.  Le 18 juillet, un violent incendie débute dans le Circus Maximus. Le feu se répand dans le reste de la ville et dure six jours. L’historien Tacite, alors enfant, est témoin de l’incendie. Il en laisse un récit au Livre XV de ses Annales.

     Des rumeurs attribuent à l’empereur Néron la responsabilité criminelle de l’incendie. Lui-même accuse les chrétiens d’avoir allumé le brasier et les martyrise.

     Une légende sur le rôle de l’empereur durant la conflagration a laissé en anglais l’expression «Fiddling while Rome burns» pour signifier l’insouciance lors d’une crise. Rien ne permet toutefois d’affirmer avec certitude que Néron jouait du violon durant l’incendie…

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«Winston Churchill, Harry Truman et Joseph Staline dans les jardins du château de Cecilienhof à Potsdam, près de Berlin»Photo anonyme (25 juillet 1945)Source : NARA

 

     

     La conférence de Postdam vise à déterminer le sort de l’Allemagne vaincue par les Alliés. Il est conclu que le nazisme sera «extirpé» d’Allemagne et que toutes les mesures nécessaires seront prises pour assurer la paix dans cette région du monde. Des réparations sont également exigées du peuple allemand.

     La configuration politique du monde se modifie à cette époque. Dès mai 1945, Churchill évoque le «rideau de fer» que le bloc des pays communistes dresse dorénavant. Malgré cela, le pacte de non-agression entre Staline et Adolf Hitler n’est pas discuté à la conférence. Le dictateur russe évoque les millions de Russes morts au combat pour justifier sa volte-face et revendiquer le contrôle de l’Europe de l’Est.

     La dénazification décidée lors de la conférence aboutit à l’automne suivant avec la mise en accusation pour crime contre l’humanité des principaux dirigeants du Troisième Reich lors du procès de Nuremberg.

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Plan de partie de l’isle de Monreal Reproduction d’un plan anonyme datant probablement du XVIIIᵉ siècle (s.d.) Source : Bibliothèque nationale de France

     Les rapides menant au lac Saint-Louis à partir de Montréal forment un obstacle naturel à la navigation. Dès l’époque de Jacques Cartier, ces rapides empêchent de remonter facilement le fleuve Saint-Laurent en amont de l’île de Montréal. Au XVIIᵉ siècle, les sulpiciens proposent d’aménager un canal entre Ville-Marie et le lac à la Loutre pour permettre aux canots de rejoindre Lachine, point de départ pour les expédition dans les Pays-d’en-Haut. Le projet n’est cependant pas complété. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle pour que l’armée anglaise s’intéresse à ce projet de canalisation afin de mieux protéger le Haut-Saint-Laurent face à la menace militaire américaine après la guerre d’Indépendance. Malgré tout, après la guerre de 1812, les travaux de canalisation ne sont toujours pas complétés.

     En décembre 1818, un groupe d’hommes d’affaires de Montréal entreprend de construire le canal de Lachine. Ils adressent une pétition à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada demandant d’adopter une loi leur permettant de construire un canal sur le Saint-Laurent pour contourner le courant Sainte-Marie et les rapides de Lachine. Le 26 juillet 1819, les actionnaires de la Compagnie des propriétaires du canal Lachine élisent un comité de gestion chargé de faire aboutir le projet. Le comité est présidé par John Richardson. Il comprend aussi sept autres membres, dont François Desrivières, particulièrement actif dans ce projet. Rapidement, le comité constate son incapacité à réunir les fonds nécessaires aux travaux. En janvier 1821, la compagnie fait appel à l’aide du gouvernement qui refuse d’investir dans le projet mais le reprend son compte en mai suivant.

     Dix commissaires, dont Desrivières sont désignés pour mener à bien les travaux. John Richardson est à nouveau nommé président de la commission de surveillance des travaux. Le 17 juillet 1821, il procède à la première pelletée de terre. Les travaux de canalisation débutent. Ils sont supervisés par l’ingénieur britannique Thomas Burnett. La main d’oeuvre est principalement recrutée auprès des immigrants, irlandais pour la plupart. En quatre ans, à raison de six jours par semaine, ils creusent à force de bras un canal de 48 pieds de large par 5 pieds de profondeur sur une distance de plus de 8 milles et demi. Sept écluses permettent de franchir la dénivellation entre le lac Saint-Louis et le port de Montréal. Le canal de Lachine est inauguré le 24 août 1824 et il est ouvert à la navigation le 6 octobre 1825.

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