Archive pour juin 2017 | Page d'archive mensuelle

«Monument Jean-Moulin à Les Clayes sous Bois»Photo : Djampa (2010)Source : Wikimedia Commons

     Après l’invasion de la France par les nazis, le préfet Jean Moulin est révoqué par le régime de Vichy. Il décide alors de faire le point sur la Résistance française et d’engager des pourparlers avec la France libre.

     Jean Moulin réussit à rejoindre Charles de Gaulle à Londres en 1941. Il retourne ensuite en France pour organiser la Résistance. De retour à Londres en 1943, de Gaulle le mandate pour unifier les différents mouvements de la Résistance. Le 27 mai 1943, il devient le premier président du Conseil national de la Résistance. Probablement trahi, il est capturé le 21 juin 1943 par des membres de la Gestapo commandés par Klaus Barbie. Torturé, il meurt en gare de Metz en route vers Berlin.

     Ses restes cinéraires présumés sont transférés au Panthéon en 1964.  À cette occasion, André Malraux, alors ministre de la Culture, prononce un discours mémorable dans lequel Jean Moulin est associé à tous les membres de la Résistance connus et inconnus qui ont permis la libération de la France.

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Logo de la fondation Wikimedia

     Après le lancement en janvier 2001 de Wikipédia, l’encyclopédie libre, Jimmy Wales cherche à consolider son oeuvre en assurant une pérennité financière à son modèle collaboratif d’affaires électroniques. Selon son fondateur, Wikipédia est une nouvelle façon d’éduquer l’humanité : «Imagine a world in which every single person on the planet is given free access to the sum of all human knowledge. That’s what we’re doing».

     Le 20 juin 2003, Jimmy Wales annonce la création d’une fondation qui chapeautera les projets Nupedia et Wikipedia. Sa compagnie, Bomis Inc, cède alors tout ses droits d’auteur à la fondation. La Fondation Wikimedia est un organisme sans but lucratif, incorporé selon les lois de l’État de la Floride.

     Rapidement, les projets «Wiki» prennent de l’ampleur et démontrent l’efficacité du modèle collaboratif. La fondation supporte actuellement une dizaine de projets et Wikipedia figure avantageusement dans la liste des sites Web le plus consultés sur l’Internet.

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«Plaque commémorant la résidence de René Lévesque à Québec» Photo : andrevruas (2013» Source : Wikimedia Commons

 

     Le 20 juin 1985, après l’ajournement des travaux à l’Assemblée nationale du Québec, à la fin d’une longue journée, René Lévesque envoie une lettre à Nadia Assimopoulos, la vice-présidente du Parti québécois. Son message est clair : «Vous n’étiez pas sans vous douter, comme bien d’autres, que tôt ou tard je quitterais la présidence du parti. Ayant tout pesé de mon mieux, je vous remets la présente qui constitue ma démission prenant effet ce jour même. Il vous incombera donc, sauf erreur, de mettre en marche le processus de remplacement qui est prévu dans les statuts».

     Depuis quelques mois la question du leadership du premier ministre du Québec circule au sein de sa formation politique. Après l’échec référendaire et un second mandat difficile, la popularité du PQ est en chute libre. Depuis 1968, année de fondation du Parti québécois, René Lévesque a été le seul chef du parti. Trois jours après sa démission, le Conseil national du PQ lance la course au leadership. Un nouveau chef doit être élu au suffrage universel par les membres en règle le 15 août suivant.

     Cette démission est l’aboutissement d’une année de changement pour le Parti québécois. Lors de son congrès de juin 1984, les membres du PQ avaient réaffirmé leur volonté de mettre la souveraineté au coeur de la prochaine campagne électorale. Le 19 novembre suivant, René Lévesque annonce que la souveraineté ne sera pas l’enjeu de la prochaine élection. Trois jours plus tard, cinq de ses ministres démissionnent en signe de protestation.  Ce sont Camille Laurin, Jacques Parizeau, Jacques Léonard, Gilbert Paquette et Denise Leblanc. Malgré son grand charisme, René Lévesque ne parvient pas à redresser la barque dans les mois qui suivent et il démissionne la journée même où les parlementaires le félicitent officiellement pour ses 25 ans de politique active.

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