Archive pour mai 2017 | Page d'archive mensuelle

«Détail du Monument à Maisonneuve représentant Jeanne Mance soignant un enfant. Sculpture de Louis-Philippe Hébert installée en 1895»Photo : Jean Gagnon (2011)Source : Wikimedia Commons

     Le 17 mai 1642, Paul de Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie au nom de la Société Notre-Dame de Montréal. Cet événement s’inscrit dans le courant de la Réforme catholique. Maisonneuve réalise un projet ayant germé dans l’esprit du dévot Jérôme Le Royer de La Dauversière qui, dès 1634, rêvait de fonder une colonie missionnaire en Nouvelle-France. Associé à Jean-Jacques Olier, futur fondateur de la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, Le Royer de La Dauversière est l’instigateur de cette Société de Notre-Dame de Montréal pour la conversion des Sauvages de la Nouvelle-France

     Maisonneuve agit alors comme le premier gouverneur de l’île de Montréal. Les détails de la fondation sont connus grâce aux Relations des Jésuites. L’inspiration pour le récit de 1642 vient en grande partie du père jésuite Barthélemy Vimont qui est alors présent à Montréal : «Le dix-septième de May de la presente année 1642. Monsieur le Gouverneur mit le sieur de Maisonneufve en possession de cette Isle, au nom de Messieurs de Montreal, pour y commencer les premiers bastimens; le R. P. Vimont fit chanter le Veni Creator; dist la saincte Messe, exposa le Sainct-Sacrement, pour impetrer du Ciel un heureux commencement à cét ouvrage: l’on met incontinent apres les hommes en besongne: on fait un reduit de gros pieux, pour se tenir à couvert contre les ennemis».

     L’historiographie a souvent relaté les débuts mystiques de Montréal, nommée Ville-Marie à l’origine. Jean-Claude Germain dira en 2011 que la naissance de la ville est ensuite une histoire de femmes et de coureurs des bois. Donnons ici en exemple Jeanne Mance, fondatrice de l’Hôtel-Dieu, ou encore l’enseignante Marguerite Bourgeoys. Après 1663 et la dissolution de la société de Notre-Dame de Montréal, la mission religieuse se transforme rapidement, surtout en fonction de la traite des fourrures. Montréal devient le centre du trafic des pelleteries et le point de départ de l’exploration d’une grande partie de l’Amérique du Nord.

Pour en savoir plus : Ville-Marie

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«The First Annual Academy Awards Presentation»Photo anonyme (1929)Source : Wikimedia Commons

     «L’Academy of Motion Picture of Arts and Sciences» existe depuis 1927. Deux ans après sa fondation, le 16 mai 1929, des récompenses sont remises pour la première fois aux membres de l’Académie. C’est dans la salle Blossom de l’hôtel Roosevelt d’Hollywood, loin des yeux du public, que les premières statuettes sont remises par Douglas Fairbanks, le président de l’Académie.

     La cérémonie est loin d’être l’événement médiatique qu’elle deviendra par la suite. Les participants doivent payer 5 $ pour assister au banquet. La présentation des gagnants dure environ une quinzaine de minutes. Quatorze prix sont remis à ce moment. Il n’y a pas de suspense: depuis trois mois, les récipiendaires sont avisés et le presse connait le nom des gagnants.

     La première statuette est remise à Emil Jannings. Il reçoit la récompense à titre de meilleur acteur pour sa performance dans The Last Command. En raison de son départ pour l’Europe, son prix lui est remis un mois avant la cérémonie. La statuette est alors nommée «Acadamy Award». Elle prend officiellement le surnom «d’Oscar» en 1939, probablement en raison de la ressemblance entre la statuette et l’oncle de la bibliothécaire de l’Académie, Margaret Herrick.

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«Le Canada en 1871» Carte : J. Leclerc (2010) Source : www.axl.cefan.ulaval.ca/amnord/colombiebrit.htm

     Le 16 mai 1871, à Windsor en Angleterre, la reine Victoria décrète l’adhésion de la Colombie-Britannique au Canada. Cette adhésion est effective à compter du 20 juillet suivant. Ce décret est une réponse favorable à des adresses que la reine avait reçu auparavant du Sénat du Canada, de la Chambre des communes du Canada et du Conseil législatif de la Colombie-Britannique.

     La colonisation de la Colombie-Britannique est très lente au début du XIXᵉ siècle. La colonie de l’île de Vancouver est établie formellement en 1849. Il y a peu d’habitants: quelques centaines au Fort Victoria. L’activité économique est centrée sur le commerce des fourrures organisé par la Compagnie de la Baie d’Hudson. La ruée vers l’or découvert dans la vallée du fleuve Fraser provoque un afflux de population. Une colonie continentale séparée de celle de l’île de Vancouver, la Colombie-Britannique, est créée en 1858. Ces deux colonies s’unissent en 1866 et une éventuelle union avec le futur dominion du Canada est envisagée.

      En 1868, la Ligue de la Confédération est créée sous le leadership d’Amor De Cosmos. L’union avec le Canada a plusieurs opposants dont des membres du Parlement de la colonie qui s’opposent à la venue du gouvernement responsable. D’autres opposants souhaitent plutôt l’annexion aux États-Unis. Au printemps 1870, les négociations avec Ottawa débutent. Le gouvernement canadien exige que la Colombie-Britannique se dote d’un gouvernement responsable mais accepte de payer pension aux fonctionnaires non élus qui perdront leur poste dans le processus. «Le Canada accepte aussi de s’occuper de la dette de la Colombie-Britannique, de construire un réseau ferroviaire sur la côte du Pacifique, et d’accorder à la Colombie-Britannique le droit d’envoyer trois sénateurs et six députés au Parlement fédéral». Finalement, la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique débute en 1878, après de nombreux retards et cette voie ferrée est terminée en 1885.

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