Archive pour mai 2017 | Page d'archive mensuelle

«Formation rocheuse appelée «Le Vieux» et phare de Cap Gaspé»Photo : Danielle Langlois (2005)Source : Wikimedia Commons

     Le 21 mai 1969, la création du parc Forillon en Gaspésie est annoncée par Jean Chrétien, alors ministre des Affaires indiennes du Canada. Cet aménagement est rendu possible suite à une entente avec le gouvernement du Québec qui met le site à la disposition du fédéral pour 99 ans. Bien que Québec peut récupérer le parc après 60 ans contre une compensation financière, les partis d’opposition à l’Assemblée nationale du Québec critiquent l’entente et accuse le premier ministre Jean-Jacques Bertrand de mollesse dans cette négociation.

     Au début des années 1960, une vaste enquête gouvernementale sur le développement régional s’amorce dans la région Bas-Saint-Laurent/Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine. En 1966, le Bureau d’aménagement de l’est du Québec (BAEQ) dépose un important rapport avec de multiples recommandations. Une d’elles est la création d’un parc à l’extrémité de la péninsule gaspésienne afin de stimuler le tourisme et de créer des milliers d’emploi. Le gouvernement fédéral est prêt à investir s’il obtient la propriété du territoire d’où le compromis du bail emphythéotique. L’accord officiel créant le parc national Forillon sera signé peu de temps après l’accession au pouvoir du nouveau premier ministre provincial, Robert Bourassa.

     L’entente officielle est signée le 8 juin 1970 entre Ottawa et Québec. Toutefois des centaines de personnes doivent être expropriés pour créer le parc. Le processus est difficile. En 1972, les expropriés entament des procédures judiciaires devant la Régie des services publics. Dans sa thèse et son livre sur la question, l’historienne Aryanne Babin conclut à l’injustice : «Dépossédés, volés, expulsés, traités injustement. Oui, ils se sont fait voler». De plus, en terme de création d’emplois, les Gaspésiens sont loin du compte puisque seulement une centaine de poste sont finalement ouverts au parc Forillon.

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Le Spirit of St. Louisau National Air and Space Museum de WashingtonPhoto : Raul654 (2005)Source : Wikimedia Commons

     Le 21 mai 1927, le pilote Charles Augustus Lindbergh réussit la première traversée de l’Atlantique Nord en avion sans escale. Âgé de 25 ans, Lindbergh réussit l’exploit en solitaire. Son vol survient après d’autres traversées réalisées auparavant en équipage et par escale.

    Lindbergh quitte New York le 20 mai à bord du Spirit of St. Louis. Il atterrit à l’aéroport du Bourget à Paris. L’événement est largement médiatisé. Lindbergh remporte ainsi le prix Orteig d’une valeur de 25 000 $ offert depuis 1919 pour ce vol solitaire sans escale. Membre de l’armée de réserve des États-Unis, Lindbergh reçoit aussi la «Medal of Honor», la plus haute distinction militaire américaine.

     Surnommé «The Lone Eagle», Lindbergh devient le premier homme à être en Amérique du Nord un jour et en Europe le lendemain. Il franchit 6 300 kilomètres en 33 heures et 30 minutes. Sa vitesse moyenne est de 180 km/h. Le pilote raconte s’être assoupi à quelques reprises durant la traversée pour se réveiller in extremis afin d’éviter de plonger dans l’Atlantique…

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Félix Leclerc, 1980Photo : merlinprincesse (2005)Source : Flickr

     Le 20 mai 1980, les électeurs du Québec votent lors du premier référendum sur la souveraineté du Québec. La question : «Le Gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples ; cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie ; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum ; en conséquence, accordez-vous au Gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada ?».

     Les résultats sont connus le soir même. Le taux de participation est élevé à 85,61%. Le OUI obtient l’appui de 1 458 851 personnes soit 40,44% des électeurs. Le NON remporte la victoire avec l’appui de 59,56% des électeurs soit 2 187 991 personnes.

    René Lévesque, premier ministre du Québec et chef du Comité du OUI, accepte la défaite. Le 20 mai, en soirée, au Centre Paul-Sauvé à Montréal, il prononce un discours célèbre qui débute ainsi : «Si je vous ai bien compris… vous êtes en train de dire… à la prochaine fois».

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