Archive pour mai 2017 | Page d'archive mensuelle

Jeanne d’Arc sur le bûcherPhoto de Rémih du détail d’une peinture de Jules-Eugêne Lenepveu de 1889 (2011)Source : Wikimedia Commons

     Le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc monte sur le bûcher à la place du Vieux-Marché à Rouen. Elle est ensuite brûlée vive par le bourreau Geoffroy Thérarge. Son exécution a lieu vers 9 h le matin. Le Journal de Paris décrit ainsi le supplice : «Jeanne fut bientôt estainte et sa robe toute arse ; et fut veue de tout le peuple toutte nue et tous les secrets qui peuvent estre ou doibvent en femme, pour aster les doubtes du peuple. Et quand ils l’eurent assez à leur gré veue, toutte morte, le bourrel remist le feu grant sur sa pauvre charongne qui tantôt fut toutte comburée et os et chair mis en cendre».

     La Pucelle d’Orléans est capturée par les Bourguignons en 1430. Elle est vendue aux Anglais le 21 novembre de cette année-là. En février 1431, son procès pour hérésie débute. Elle est finalement condamnée au supplice par un tribunal ecclésiastique qui la considère comme relapse.

     Jeanne d’Arc est canonisée en 1920. Son martyr est un événement mythique de l’Histoire de France. Jeanne d’Arc est d’ailleurs une des patronne de la France. Sa vie est également une épopée héroïque qui a suscité plusieurs livres d’histoire, des romans, des films, etc.

Jeanne d’Arc au bûcherPhoto anonyme d’une miniature publiée le manuscrit de Martial d’Auvergne, Les Vigiles de Charles VII et datant de 1477-1483 (s.d.)Source : BNF

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«Henry Kendall,capitaine duRMS Empress of Ireland»Photo : Agence Rol (ca1914)Source : BNF

     Le 28 mai 1914, l’Empress of Ireland quitte le port de Québec en route pour Liverpool en Angleterre. Durant la nuit suivante, il débarque Adélard Bernier à Pointe-au-Père. Celui-ci est le dernier pilote du Saint-Laurent à conduire le navire dans les eaux du fleuve. Le capitaine Henry Kendall est alors le seul maître à bord. Vers 1 h 55 du matin, le 29 mai 1914, l’Empress sombre en quelques minutes au large de Rimouski. Il a été éperonné par le charbonnier norvégien Storstad.

     La catastrophe fait pas moins de 1 012 victimes sur 1 477 personnes à bord… Les journaux de l’époque qualifient le naufrage de véritable désastre. Les pertes humaines sont d’abord sous-estimées, mais l’ampleur du désastre est vite révélée. Deux facteurs aggravent l’hécatombe : la température glaciale du fleuve et l’impossibilité d’utiliser les canots de sauvetage alors que l’Empress est renversé par l’impact.

     La tragédie se déroule de nuit. À 1 h 40 de ce 29 mai fatal, la vigie de l‘Empress of Ireland signale la présence du feu blanc du Strorstad à une distance d’environ 8 milles nautiques. Il se dirige vers la station de pilotage de Pointe-au-Père. Une minute plus tard le charbonnier disparaît dans un épais brouillard. À 1 h 42, l’Empress est à son tour enveloppé par le brouillard. Quelques minutes plus tard, les marins de l’Empress of Ireland voient sortir de la brume la proue du Storstad. La collision est inévitable et l’Empress coule à pic rapidement.

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«Vue panoramique du site de l’affrontement en Pennsylvanie»Photo : Rarkm (2007)Source : Wikimedia Commons

     Au milieu du XVIIIᵉ siècle, le contrôle du commerce des fourrures dans la vallée de l’Ohio devient un enjeu important pour les marchands anglais et français. La stratégie française de construire une série de forts dans le secteur est source de tension entre les représentants coloniaux des deux puissances métropolitaines. En mai 1754, le jeune George Washington devient commandant des troupes de Virginie dépêchées dans la région. Le 28 mai, tôt le matin, ses hommes et lui découvrent un campement français établi dans le secteur de Great Meadows. Sans avertissement préalable, Washington donne l’ordre de tirer.  Dix soldats français sont tués et 21 sont capturés.

     Claude-Pierre Pécaudy de Contrecoeur, commandant du fort Duquesne situé à proximité, avait reçu l’ordre strict de ne pas attaquer les troupes coloniales britanniques. Il devait défendre ses positions. Pécaudy de Contrecoeur envoya cependant une patrouille dirigée par Joseph Coulon de Villiers de Jumonville pour vérifier si les troupes de Washington envahissaient un territoire que la France réclame comme sien. Jumonville devait sommer les Viriginiens de se retirer.

     Jumonville est tué dans la bataille. Washington écrit dans son journal que c’est le tomahawk d’Half King, un allié amérindien des Britanniques, qui a causé la mort du sieur de Jumonville. Les témoignages sur ces événements restent contradictoires. La France accuse ensuite l’Angleterre d’avoir assassiné un diplomate. L’événement est connu comme l’Affaire Jumonville. D’un côté, on crie au meurtre ; de l’autre, on dénonce l’occupation illégale d’une frontière. L’historien Marcel Trudel a fouillé la question et appuie les conclusions de l’historien français Ernest Lavisse : Jumonville est «tué dans un combat, et non assassiné, comme on l’a prétendu trop longtemps à tort». L’affrontement porte maintenant le nom de bataille de Jumonville Glen. Ce combat est le prélude de la guerre de la Conquête.  Cette interprétation est aussi critiquée par plusieurs comme Sophie Imbeault qui soutiennent que Jumonville a plutôt été assassiné par la futur président américain.

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