Archive pour mai 2017 | Page d'archive mensuelle

«Le Québec en 1912» Extrait numérisé d’une carte de Rand McNally datant de 1912 et publié dans Chandler B. Beach & Frank Morton McMurry, The New Student’s Reference Work, Chicago, F. E. Compton and Company, 1914 : Lars Aronsson (2005) Source : Wikimedia Commons

 

     Le 1ᵉʳ avril 1912, la Loi à l’effet d’étendre les frontières de la province de Québec est sanctionnée. Cette loi du Parlement du Canada précise les conditions qui permettent que le territoire de l’Ungava devienne partie intégrante du Québec. Cette législation est l’aboutissement d’un processus législatif amorcé depuis 1907 lorsque le gouvernement québécois dirigé par Lomer Gouin entame des négociations avec le gouvernement fédéral afin d’étendre la frontière du Québec vers le nord.

     Déjà en 1898, le territoire de la province de Québec connaît une extension. Avec l’Ungava, le Québec étend sa frontière septentrionale au delà du 52ᵉ parallèle. Le gouvernement Gouin est convaincu du potentiel de développement que représente cette vaste région. Gouin, lui-même présente le «bill 43» afin que la législature du Québec donne son assentiment à l’annexion. La Loi de l’extension des frontières de Québec stipule en effet qu’elle entrera en vigueur «à un jour qui sera fixé par proclamation du Gouverneur en conseil publié dans la Gazette du Canada, mais cette proclamation ne sera lancée qu’après que la législature de Québec aura consenti à l’augmentation des limites de la province».

     Les libéraux de Gouin en font un enjeu électoral. Ils promettent «le développement agricole, industriel et minier du nord du Québec. /…/ Et finalement, au soir du 15 mai 1912, l’électorat tranche: Lomer Gouin remporte une victoire éclatante en faisant élire 62 des 81 députés du nouveau Parlement». La géographie du Québec prend alors sa configuration actuelle outre le Labrador qui en sera retranché en 1927 par décision unilatérale du Conseil privé à Londres.

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«Léon XIII»Photo de laHistorical Publishing Co. (ca1898)Source : Library of Congress

     La lettre encyclique Rerum Novarum est publiée par le pape Léon XIII le 15 mai 1891. Elle formule la base de la doctrine sociale de l’Église catholique romaine. Rerum Novarum aborde des concepts nouveaux pour l’Église en traitant du capital et du travail.

    Innovateur, Léon XIII tente de présenter dans l’encyclique une vison cohérente du monde moderne. Une grande partie du texte sert à réfuter les «erreurs» du socialisme. Rerum Novarum appuie le concept de propriété privée comme un droit humain fondamental. Par contre, Rerum Novarum s’oppose à l’exploitation de la pauvreté et de la misère. Ces diverses positions donnent lieu à plusieurs interprétations et laisse un accueil mitigé à l’encyclique.

    Le souverain pontife exprime dans son message adressé aux catholiques une compassion inédite envers les ouvriers. Il dénonce la cupidité de la bourgeoisie tout en présentant le socialisme comme un remède pire que le mal. Au nom de la charité, Léon XIII dénonce le travail des enfants et les horaires interminables. Il  soutient également le droit des ouvriers de se syndiquer à l’intérieur d’organismes chapeautés par l’Église catholique.

Léon XIII. Rerum NovarumMilan, Biblioteca Cattolica Editrice, 1901

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Lewis and Clark on the Lower ColumbiaPhoto anonyme d’une aquarelle de Charles Marion Russell datant de 1905 (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     Dès 1802, le président Thomas Jefferson entreprend des démarches diplomatiques avec l’Espagne pour qu’une expédition scientifique américaine explore le cours du Missouri. Malgré le refus espagnol, Jefferson continue de soutenir ce projet.  La vente de la Louisiane en 1803 modifie le contexte international. Dans ces circonstances, Jefferson fait voter une somme de 2 500 $ au Congrès pour financer une expédition à travers les États-Unis à la recherche du Pacifique.

   L’expédition est commandée par Meriwether Lewis et William Clark. De 1803 à 1806, les explorateurs traversent les États-Unis pour se rendre à l’océan Pacifique et en revenir. Ils en profitent pour dresser des cartes, pour rédiger un récit de leurs découvertes et pour tisser des liens avec les peuples de l’ouest de l’Amérique du Nord.

     Le 14 mai 1804, Clark amorce le périple à partir de Camp Dubois, dans l’actuel état de l’Illinois. Il est accompagné d’une trentaine d’hommes. Le 20 mai, il rejoint Lewis et son groupe de 10 hommes aux environs de Saint-Louis dans le Missouri. Le succès de l’expédition repose également sur l’aide que Lewis et Clark reçoivent à partir de l’automne 1804 de la part du coureur des bois Toussaint Charbonneau, un natif de Boucherville, et de son épouse Sacagawea, une autochtone de la nation Shoshone.

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