Archive pour mai 2017 | Page d'archive mensuelle

Depuis 1987, l’Organisation mondiale de la santé et ses partenaires organisent la «Journée mondiale sans tabac». L’événement se déroule pour la première fois le 7 avril 1987. Puis, à compter de 1988, la date est fixée au 31 mai. La journée a pour objectif une prise de conscience globale des dangers du tabac.

Le thème pour 2017 est «Le tabac – une menace pour le développement». L’OMS et le Secrétariat de la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac décrivent ainsi cette mesure : «La campagne permettra de mettre en évidence la menace que représente l’industrie du tabac pour le développement durable de tous les pays, notamment la santé et le bien-être économique de leurs citoyens. Elle proposera des mesures à prendre par les autorités et le grand public en vue de promouvoir la santé et le développement en luttant contre la crise mondiale de tabagisme».

En 2013, l’OMS a publié un rapport sur l’épidémie mondiale de tabagisme. Depuis 10 ans, d’importants progrès ont été accomplis dans le monde en matière de lutte antitabac. Depuis 2008, le nombre de pays adoptant des mesures pour contrer le tabagisme progresse rapidement. Malgré ces avancées, des lacunes importantes restent à combler dans la lutte anti-tabac. La Journée mondiale sans tabac est un geste concret en ce sens.

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Idola Saint-Jean Photo anonyme (v. 1925) Source : BAC

 

     Le 31 mai 1927, Idola Saint-Jean fonde l’Alliance canadienne pour le vote des femmes. Cette militante chercher à relancer le débat sur la question du droit de vote pour les femmes. En 1929, elle déclare : «Les femmes de la province de Québec sont aujourd’hui les seules femmes d’Amérique du Nord auxquelles on refuse le droit de citoyenneté. Elles sont soumises à toutes les lois et payent tous les impôts, n’est-ce pas souverainement injuste de les priver d’un privilège que tous les citoyens canadiens nés au pays ou ailleurs possèdent ?».

     Dès 1922, le Comité provincial pour le suffrage féminin tente de convaincre le Parlement québécois d’accorder le droit de vote aux femmes. Le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau répond par une fin de non recevoir à cette requête. Le projet de loi sur cette question «présenté par le député Henry Miles de la circonscription de Montréal-Saint-Laurent, est abandonné avant sa deuxième lecture et le débat ajourné». En 1929, le dossier est au point mort. Le Comité est scindé en deux. D’une part, l’Alliance canadienne pour le vote des femmes d’Idola Saint-Jean reprend le flambeau auprès des femmes de la classe ouvrière ; d’autre part, Thérèse Casgrain dirige le Ligue des droits de la femme auprès des femmes de la bourgeoisie.

     Chaque années, les suffragettes se rendent à Québec pour exposer le bien-fondé de leur demande. Les deux groupes sont unis dans leur lutte. Le changement viendra finalement en 1939 lorsqu’Adélard Godbout inscrit dans son programme électoral la promesse de permettre le suffrage féminin. Porté au pouvoir, son gouvernement présente le projet de loi 18 pour permettre aux Québécoises de voter. La loi est acceptée et finalement sanctionnée le 25 avril 1940.

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Jean-Baptiste Colbert (1619-1693) Photo anonyme d’une huile sur toile de Philippe de Champaigne datant de 1655 et conservée au Metropolitain Museum of Art (s.d.) Source : Wikimedia commons

     Le 30 mai 1675, l’influent ministre de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, écrit au gouverneur de la Nouvelle-France, Louis de Buade, comte de Frontenac. Colbert agit à titre de secrétaire d’État à la Marine. Il est responsable de la correspondance officielle avec les colonies. De suite, c’est lui qui informe Frontenac de la nomination de Jacques Duchesneau de la Doussinière et d’Ambault comme intendant de la Nouvelle-France, en remplacement de Jean Talon qui a quitté Québec en 1672.

     Protégé par Colbert, Duchesneau doit poursuivre l’oeuvre de son illustre prédécesseur. Son rôle d’intendant est redéfini afin de distinguer ses responsabilités de celle de Frontenac. Les relations entre les deux hommes seront conflictuelles durant tout le mandat de Duchesneau, de 1675 à 1682. Frontenac est autoritaire et jaloux de ses prérogatives tandis que Duchesneau, bien qu’honnête, est peu conciliant. Il s’ensuit une querelle de pouvoir et de prestige entre les deux hommes avec, en corollaire, des intérêts économiques divergents dans le commerce des fourrures.

     Duchesneau arrive à Québec en août 1675, porteur d’un édit qui réorganise le Conseil souverain. Dès la première réunion du Conseil, Frontenac se sent lésé puisque que l’intendant Duchesneau préside désormais leurs délibérations. Frontenac exige qu’on s’adresse à lui à titre de «chef et président du Conseil», ce que Duchesneau refuse. Pourtant, les instructions de Colbert sont claires : le gouverneur représente le roi dans la colonie et doit être considéré comme le président honoraire du Conseil. L’intendant, qui suit le gouverneur et l’évêque en préséance, est en fait le président effectif du Conseil. Il «demande les avis, recueille les voix et prononce les arrêts».

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