Archive pour avril 2017 | Page d'archive mensuelle

«Une tradition catalane :offrir une rose avec un livre»Photo anonyme (s.d.)Source : http://litteraturetheatretechnologies.blogspot.ca

     Depuis le Moyen Âge, en Espagne, la célébration du 23 avril revêt un caractère particulier. C’est le jour de la Saint-Georges, la Sant-Jordi. Une légende veut que Georges de Lydda reçoit l’aide du Christ pour libérer une princesse libyenne des griffes d’un dragon. Lorsqu’il tranche la tête de la bête, une pluie de roses s’en écoule.

     Saint Georges est le patron des Catalans. Dès 1923, des éditeurs de Barcelone décident de retenir cette journée pour faire la promotion des livres. De plus, le 23 avril permet de commémorer le décès de Miguel de Cervantes Saavedra survenu ce jour en 1616. La tradition d’offrir une rose à l’achat de chaque livre remonte à cette époque. En 1995, cette coutume prend une ampleur mondiale : la Conférence générale de l’UNESCO qui se tient à Paris décide de rendre un hommage au livre et aux auteurs à cette date. Le 23 avril est alors choisi comme la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

   La célébration de cette journée a plus ou moins d’ampleur selon les pays. L’accent est mis à plusieurs endroits sur l’importance de stimuler la lecture chez les jeunes. Ailleurs, le livre est présenté comme un des moyens de combattre la pauvreté et de favoriser la paix. Pour favoriser les célébrations internationales, l’UNESCO désigne à chaque année une ville qui devient pour un an la capitale mondiale du livre.

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«Castor, three pence , rouge, non dentelé, imperforé, papier vergé, 3d, de l’émission des Deniers» Photo anonyme (s.d.) Source : Arpin Philatélie

     Le premier timbre-poste du Canada est émis le 23 avril 1851.  Il est conçu par Sandford Fleming : d’une valeur de trois pence et représentant un castor, c’est le premier timbre imagé du monde. Auparavant, les timbres montraient des monarques, des personnages du gouvernement ou encore des emblèmes officiels. Le choix du castor s’explique par le rôle important joué par cette animal dans la traite des fourrures, un commerce qui domine l’économie coloniale durant des décennies.

     Deux autres timbres canadiens sont émis en 1851 : le six pence à l’effigie du prince Albert et le douze pence représentant la reine Victoria. Ces timbres sont imprimés chez Rawdon, Wright, Hatch and Edison et ce, jusqu’en 1858.  On utilise alors les mêmes éléments de sécurité et de lutte à la contrefaçon que ceux employés dans la production des billets de banque.

     C’est en mai 1840 que le premier timbre-poste adhésif est émis en Grande-Bretagne. Ce timbre est basé sur un principe novateur qui assure le paiement anticipé des frais postaux, un principe ensuite repris un peu partout ailleurs dans le monde. De suite, les colonies britanniques sont parmi les premières à emboîter le pas et à émettre des timbres-poste. Outre dans la province du Canada, les émissions commencent également en 1851 au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, puis à Terre-Neuve en 1857, en Colombie-Britannique en 1860, et à l’Île-du-Prince-Édouard en 1861.

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Guy CarletonReproduction d’une gravure sur bois anonyme(XIXᵉ siècle)Source : Librarie du Congrès

     Guy Carleton participe au siège de Québec en 1759. Il est blessé lors de la bataille des plaines d’Abraham. Après la conquête, il agit comme lieutenant-gouverneur puis comme gouverneur en chef de Québec jusqu’en 1778. Par la suite, il est mandaté, à New York entre autres, pour tenter de rétablir la paix entre la Grande-Bretagne et les colonies américaines en révolte.

     De retour en Angleterre, Carleton fait la promotion de créer la fonction de gouverneur général pour les colonies anglaises de l’Amérique du Nord. Cette idée reçoit l’assentiment de Thomas Townshend, vicomte de Sydney et secrétaire d’État à l’Intérieur dans le cabinet de William Pitt. Ce poste vise à favoriser une éventuelle union des colonies britanniques restantes.

     Le 22 et le 27 avril 1786, Guy Carleton reçoit de nouvelles commissions. Il devient le gouverneur général des provinces de Québec, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick. Il est aussi nommé commandant en chef des armées de ces trois colonies et de Terre-Neuve. Chacune conserve cependant son lieutenant-gouverneur et Carleton ne peut exercer son autorité civile sur l’une d’elles que lorsqu’il y réside. Carleton, devenu baron de Dorchester, tente par la suite sans succès en 1790 et en 1793 de faire abolir cette réduction de pouvoirs.

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