Archive pour mars 2017 | Page d'archive mensuelle

«Larry Shaw à l’Exploratorium de San Francisco»Photo : Ronhip (2007)Source : Wikimedia Commons

     Le nombre π occupe une place importante dans l’histoire des mathématiques. Le calcul de ses décimales préoccupe les mathématiciens depuis l’Antiquité. Cette recherche mathématique, pour différents motifs, demeure d’ailleurs d’actualité. À l’origine, la méthode géométrique d’Archimède est privilégiée pour calculer π. Puis à partir de l’époque des Lumières jusqu’à la fin du XXᵉ siècle, plusieurs formules mathématiques sont élaborées. L’utilisation des ordinateurs et les équations de type Ramanujan-Nagell permettent alors de repousser les limites du calcul. En 1995, la découverte de la formule BBP ouvre ensuite un nouveau chapitre dans la recherche sur cette constante.

Srinivasa RamanujanPhoto attribuée à Konrad Jacobs (XXᵉ siècle)Source : Oberwolfach Photo Collection

     Le 14 mars 1988, le physicien Larry Shaw organise le premier «Jour de Pi» ou «Pi Day». Cette journée est retenue en raison de la méthode américaine de format de date. Ainsi, le 14ᵉ jour du 3ᵉ mois devient 3/14 soit les trois premiers chiffres de π. Depuis, la célébration est reprise chaque année à l’Exploratorium de San Francisco, endroit où travaille Shaw.

Archimède pensifPhoto anonyme d’une huile sur toile de Domenico Fetti datant de 1620 et conservée au musée Alte Meister de DresdeSource : Wikimedia Commons

     «Pi Day» rejoint maintenant une communauté internationale préoccupée par le calcul de π et son importance en mathématique. En 2009, la Chambre des représentants des États-Unis a donné son appui à cette célébration particulière. Un site Web «officiel» est consacré à l’événement et la chasse au record du nombre de décimales de π reste ouverte…

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Fred RosePhoto : Arthur Roy (v. 1943-1946)Source : BAC

 

     En 1943, Igor Sergeievich Gouzenko travaille au service du chiffre de l’ambassade de l’Union soviétique à Ottawa. Il découvre l’existence d’un réseau d’espionnage au Canada, réseau dirigé par le colonel Nicolai Zabotin. Le 5 septembre 1945, Gouzenko fait défection à l’URSS et se présente au bureau du Ottawa Journal avec une centaine de documents prouvant l’existence de l’espionnage soviétique au Canada. Le journal refuse de publier son histoire pour des raisons de sécurité mais l’invite à entrer en contact avec le ministre de la Justice, Louis St-Laurent.  Sa crédibilité est mise en doute par les autorités jusqu’a ce qu’il rencontre Fernande Coulson, secrétaire au bureau du Solliciteur général. Celle-ci organise une rencontre entre Gouzenko et la division anti-subversive de la Gendarmerie royale du Canada.

     Le 6 septembre 1945, des agents soviétiques tentent sans succès de capturer Gouzenko et de récupérer les documents. Norman Robertson, sous-secrétaire d’État aux Affaires extérieures, recommande alors de garder le transfuge sous protection policière. Le lendemain, Gouzenko et sa famille obtiennent l’asile politique. Un enquête secrète sur le réseau d’espionnage soviétique débute. En février 1946, 13 suspects sont arrêtés en vertu de la Loi des mesures de guerre. Un mois après, le 14 mars 1946, 26 autres personnes sont arrêtées et accusées d’espionnage. Fred Rose est du nombre. De son vrai nom Rosenberg, Rose est membre du Parlement canadien et député du comté montréalais de Cartier, sous la bannière du Parti progressiste-ouvrier, un parti à l’idéologie communiste. En juin 1946, Rose est reconnu coupable d’espionnage et condamné à six de prison au pénitencier Saint-Vincent-de-Paul. Il doit ensuite s’exiler en Pologne sans droit de retour au Canada.

    Quelques jours après les premières arrestations, le gouvernement du Canada institue une commission spéciale pour faire la lumière sur l’ampleur du problème. C’est la Commission royale pour enquêter sur les faits intéressants et les circonstances entourant la communication, par des fonctionnaires publics et autres personnes occupant des postes de confiance, de renseignements secrets et confidentiels aux agents d’une puissance étrangère. Communément appelée Commission Kellock-Taschereau, du nom des deux juges de la Cour suprême du Canada qui la préside, la Commission confirme l’existence d’un vaste réseau d’espionnage. Ce réseau d’espions soviétiques opère au sein de plusieurs ministères canadiens et du haut-commissariat de la Grande-Bretagne à Ottawa. Les espions ont également infiltré le projet de recherche atomique canada-britannique afin d’obtenir des États-Unis, de la Grande-Bretagne et du Canada des secrets sur la bombe atomique.

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«Lilium candidum, Israël»Photo : Zachi Evenor (2013)Source : Wikimedia Commons

     En 1948, le Québec adopte officiellement le drapeau fleurdelisé. L’arrêté en conseil consacrant cette adoption stipule qu’il s’agit d’un drapeau à croix blanche sur champs d’azur avec les lis en position verticale. Lorsque vient le temps de choisir un emblème floral pour le Québec, le lis s’impose à l’esprit des législateurs par analogie avec le lis héraldique.

     En 1962, le premier ministre Jean Lesage manifeste son intention de retenir le lis blanc comme emblème floral du Québec. Des botanistes, des historiens, des héraldistes et des adversaires politiques contestent ce choix. Ils soutiennent que le lis blanc ou lilium candidum est une plante exotique qui pousse difficilement au Québec. Le 13 mars 1963, la Loi sur l’emblème floral de la Province fait du lis blanc l’emblème floral québécois.

     Cette loi précise que le choix du lilium candidum est justifié par sa présence héraldique sur le drapeau du Québec. Le choix est aussi justifié par le fait que le lis blanc est relié aux origines historiques et aux traditions du Québec. En 1999, la loi sur l’emblème floral est remplacée par la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec. L’iris versicolore, une plante indigène poussant sur une large partie du territoire québécois, devient le nouvel emblème floral du Québec.

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