Archive pour mars 2017 | Page d'archive mensuelle

«Après avoir fait fureur dans l’AMH avec les Oilers d’Edmonton, Wayne Gretzky a fait de même dans la LNH à ­partir de 1979» Photo d’archives (s.d.) Source : www.journaldemontreal.com/2016/06/19/la-fusion-des-deux-ennemis

     Durant les années 1970, la Ligue nationale de hockey (LNH) et l’Association mondiale de hockey (AMH) se disputent le lucratif marché du hockey professionnel en Amérique du Nord. Les deux circuits tentent de fusionner une première fois en 1977, sans succès. Le projet de fusion revient à l’ordre du jour en 1979. Toutefois, le refus des Canadiens de Montréal, des Canucks de Vancouver, des Maple Leafs de Toronto, des Bruins de Boston et des Kings de Los Angeles d’appuyer la fusion entraîne son rejet puisqu’une majorité des deux tiers des propriétaires d’équipe est requise pour modifier la composition de la LNH.

       Les pourparlers sur cette fusion sont en cours depuis juin 1978. L’AMH vit alors des moments difficiles. Elle ne regroupe plus que sept équipes, soit moitié moins qu’à son apogée en 1974. Après 25 matchs en 1978, les Racers d’Indianapolis cessent leurs opérations et leur jeune prodige de 17 ans , Wayne Gretzky, est vendu aux Oilers d’Edmonton. Le 22 mars 1979, un second vote sur le projet de fusion se teint auprès des propriétaires de la LNH. Ceux des Canadiens et des Canucks ont changé d’idée et la fusion est acceptée.

     Quatre équipes de l’AMH vont rejoindre la LNH à un coût évalué à 6 millions de dollars chaque. Les Nordiques de Québec, les Oilers d’Edmonton, les Whalers de la Nouvelle-Angleterre (renommés Whalers de Hartford à la demande des Bruins de Boston) et les Jets de Winnipeg se joignent alors au circuit dirigé par John Ziegler. De strictes conditions sont aussi imposées aux nouvelles équipes pour le repêchage de leurs joueurs. Les anciennes équipes du circuit rival de la LNH ne gardent que deux patineurs et deux gardiens. Elles perdent aussi sans compensation leurs droits sur les joueurs appartenant  déjà à une équipe de la LNH. Les quatre nouvelles équipes intègrent donc la LNH dans un contexte qui ressemble plus à une expansion qu’à une fusion.

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Portrait de Jean TalonPhoto anonyme d’une huile sur toile attribuée à Claude François dit frère Luc en 1671 (s.d.)Source : Musée des augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec

     La décision de faire de la Nouvelle-France une province royale est officielle le 24 mars 1663. Elle implique, entre autres, la nomination d’un haut fonctionnaire pour agir à titre de chef civil de la colonie. De suite, Jean Talon arrive à Québec en 1665. Louis XIV lui donne le titre «d’intendant de justice, police et finance en nos pays de Canada, Acadie, Isle de Terre-Neuve et autres pays de la France septentrionale».

     Cependant, il n’est pas le premier intendant de la Nouvelle-France. Le 21 mars 1663, Louis Robert de la Fortelle reçoit la première commission royale pour occuper cette fonction. Il est chargé de voir à la justice, à la police, aux finances, au domaine du roi, aux vivres et aux fortifications. Jeune avocat puis intendant militaire, Louis Robert ne donne pas suite à sa commission. Il ne viendra jamais en Nouvelle-France.

     Pourquoi ce changement? Selon l’historien Jean-Claude Dubé, il est possible que le report de la campagne contre les nations iroquoises ait rendu moins urgente la nomination d’un intendant militaire. Il semble aussi que les aventures amoureuses du sieur de la Fortelle, un joyeux gaillard, cadrent mal avec les objectifs d’évangélisation de François de Laval et du gouverneur Augustin de Saffray de Mésy, un dévôt de l’Ermitage. Il est aussi possible que le ministre Jean-Baptiste Colbert souhaite affecter Louis Robert ailleurs. En 1666, il devient conseiller d’État. Il cumule ensuite les postes d’intendance en Italie, à Dunkerque, en Hongrie et à Utrecht. Il termine sa carrière comme président de la Chambre des comptes.

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«René Lévesque» Photo anonyme (s.d.) Source : Robert Bertand, «René Lévesque Pays-Québec» dans www.pinterest.com

 

     Le 20 décembre 1979, le gouvernement dirigé par le René Lévesque et le Parti québécois dépose à l’Assemblée nationale du Québec la question référendaire qui sera posée lors du référendum sur la souveraineté-association prévu pour 1980. Le libellé de la question est «Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples. Cette entente permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie. Aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la population lors d’un autre référendum. En conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada?».

     En mars 1980, durant trois semaines, un débat parlementaire sur la question a lieu. Les propos sont particulièrement chargés chargé d’émotions. Député de Taillon, le premier ministre Lévesque fait cette déclaration en Chambre le 4 mars : «Qu’est-ce qu’elle dit cette question ? D’abord, elle pose le principe sur lequel tout le reste s’appuie, le principe de l’égalité des deux peuples qui composent le Canada actuel /…/ Sur le plans des droits et des intérêts fondamentaux, de l’exercice de ces droits /…/ et de la question de ces intérêts, c’est d’égal à égal que tous les peuples qui se respectent doivent établir leurs relations. La question proposée précise ensuite l’entente par laquelle, et par laquelle seulement, ce principe pourra s’appliquer /…/». Claude Ryan, chef de l’opposition officielle, qualifie la question d’«emberlificotée» et dénonce la dilution de l’option péquiste en faveur de l’indépendance.

     Après trente-cinq heures de débat, le 20 mars 1980, la question référendaire est adoptée à la majorité des députés de l’Assemblée nationale du Québec. Dans cette joute oratoire, les députés du Parti québécois gagnent le face-à-face. En mars 1980, les souverainistes dominent les sondages. Par exemple, le 15 mars, selon l’Institut québécois d’opinion publique, le Oui recueille 52% des intentions de vote contre 48% pour le Non.

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