Archive pour mars 2017 | Page d'archive mensuelle

Charlemagne et Pépin le BossuCopie anonyme des Annales de Fulda (Xᵉ siècle)Source : Wikimedia Commons

     Le 23 mars 789, Charlemagne promulgue l’Admonitio generalis. Cette ordonnance comprend 82 articles. Le roi des Francs définit dans cette exhortation les droits et les obligations de ses sujets tant ecclésiastiques que laïcs.

Kaiser Karl der GroßePhoto anonyme d’une huile d’Albrecht Dürer datant d’environ 1512 (s.d.)Source : The Yorck Project

     Ce capitulaire précise l’entreprise d’évangélisation du futur empeur d’Occident. Charlemagne mise sur l’instruction pour faire reculer la culture des «barbares». Le chapitre 72 de l’Admonitio generalis précise la législation scolaire. Les écoles existent depuis des siècles mais Charlemagne a le mérite de poser les premières pierres de l’enseignement obligatoire. C’est l’origine du mythe que Charlemagne a inventé l’école.

     Charlemagne poursuit ici sa conviction profonde d’être l’élu de Dieu. Il doit assurer le salut de l’illustre race des Francs, convertie à la foi catholique et exempte d’hérésie. Le souverain proclame dans l’Admonitio sa responsabilité personnelle dans la promotion du «culte du vrai Dieu». L’éducation devient pour lui le moyen de répandre le contenu de la foi auprès du clergé et du peuple.

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The Blue MarblePhoto : Apollo XVII (1972)Source : NASA

     En juin 1992, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement se tient à Rio de Janeiro. Cet événement est mieux connu comme le Sommet de la Terre de Rio. Les 173 chefs d’État présents adoptent à ce moment un plan d’action en développement durable pour le XXIᵉ siècle. C’est l’Action 21.

     Le chapitre 18 du plan concerne la protection et la qualité des ressources en eau douce. L’organisation d’une «Journée mondiale de l’eau» est évoquée comme un des moyens d’action. En conséquence, le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la résolution A/RES/47/1993 qui proclame le 22 mars comme la «Journée mondiale de l’eau».

   La résolution invite les États à consacrer cette journée à des activités concrètes pour sensibiliser le public sur l’importance de la conservation et de la mise en valeur des ressources en eau. L’ONU assume un leadership en la matière mais les activités sont souhaitées au niveau national. De plus, un thème particulier associé à la conservation de l’eau doit être associé à chaque célébration annuelle.

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«Après avoir fait fureur dans l’AMH avec les Oilers d’Edmonton, Wayne Gretzky a fait de même dans la LNH à ­partir de 1979» Photo d’archives (s.d.) Source : www.journaldemontreal.com/2016/06/19/la-fusion-des-deux-ennemis

     Durant les années 1970, la Ligue nationale de hockey (LNH) et l’Association mondiale de hockey (AMH) se disputent le lucratif marché du hockey professionnel en Amérique du Nord. Les deux circuits tentent de fusionner une première fois en 1977, sans succès. Le projet de fusion revient à l’ordre du jour en 1979. Toutefois, le refus des Canadiens de Montréal, des Canucks de Vancouver, des Maple Leafs de Toronto, des Bruins de Boston et des Kings de Los Angeles d’appuyer la fusion entraîne son rejet puisqu’une majorité des deux tiers des propriétaires d’équipe est requise pour modifier la composition de la LNH.

       Les pourparlers sur cette fusion sont en cours depuis juin 1978. L’AMH vit alors des moments difficiles. Elle ne regroupe plus que sept équipes, soit moitié moins qu’à son apogée en 1974. Après 25 matchs en 1978, les Racers d’Indianapolis cessent leurs opérations et leur jeune prodige de 17 ans , Wayne Gretzky, est vendu aux Oilers d’Edmonton. Le 22 mars 1979, un second vote sur le projet de fusion se teint auprès des propriétaires de la LNH. Ceux des Canadiens et des Canucks ont changé d’idée et la fusion est acceptée.

     Quatre équipes de l’AMH vont rejoindre la LNH à un coût évalué à 6 millions de dollars chaque. Les Nordiques de Québec, les Oilers d’Edmonton, les Whalers de la Nouvelle-Angleterre (renommés Whalers de Hartford à la demande des Bruins de Boston) et les Jets de Winnipeg se joignent alors au circuit dirigé par John Ziegler. De strictes conditions sont aussi imposées aux nouvelles équipes pour le repêchage de leurs joueurs. Les anciennes équipes du circuit rival de la LNH ne gardent que deux patineurs et deux gardiens. Elles perdent aussi sans compensation leurs droits sur les joueurs appartenant  déjà à une équipe de la LNH. Les quatre nouvelles équipes intègrent donc la LNH dans un contexte qui ressemble plus à une expansion qu’à une fusion.

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