Archive pour février 2017 | Page d'archive mensuelle

John Quincy AdamsPhoto anonyme d’une huile sur toile de Charles Robert Leslie datant du XIXᵉ siècle (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     La frontière actuelle entre le Mexique et les États-Unis a une histoire qui remonte à l’époque des colonies espagnoles d’Amérique du Nord. Au début du XIXᵉ siècle, la tension est vive entre l’Espagne et les États-Unis sur cette question. Pour éviter de perdre la Floride sans compensation, le diplomate espagnol Luis de Onis négocie un échange de souveraineté sur ce territoire avec le secrétaire d’état John Quincy Adams. En retour, les Américains abandonnent leur prétention sur le Texas.

     Officiellement nommé Traité d’amitié, de colonisation et de limite entre les États-Unis d’Amérique et sa Majesté catholique, cet accord est signé le 22 février 1819 à Washington. Les ratifications sont ensuite échangées et le traité est proclamé le 22 février 1821. Ce document porte aussi le nom de traité Adams-Onis.

     L’intégration de la Floride à la nation américaine s’inscrit dans un vaste processus. Cette expansion de la frontière donne progressivement une vocation continentale aux États-Unis. Au milieu du XIXᵉ siècle, le pays occupe un territoire immense entre le Pacifique et l’Atlantique, pratiquement similaire à celui des décennies à venir.

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«Soldats français, 87ᵉ Régiment du 6ᵉ Bataillon, à la Côte 304 au nord-ouest de Verdun»Photo anonyme (1916)Source : Wikimedia Commons

     La Région fortifiée de Verdun est créée en 1915.  Joseph Joffre, généralissime des troupes françaises, doute toutefois d’une attaque allemande à Verdun. En 1916, il laisse seulement deux bataillons de réserve et un bataillon actif en poste. Du côté allemand, au contraire, le chef d’état-major Erich von Falkenhayn a choisi d’attaquer Verdun.

«Joseph Joffre»Photo anonyme (ca1918)Source : Jan Dąbrowski. Wielka wojna, Varsovie, 1934

     Au matin du 21 février 1916, un déluge de feu s’abat sur les troupes françaises qui se tapissent dans les forts et les tranchées de Verdun. L’infanterie allemande passe ensuite à l’assaut.  Plusieurs attaquants sont munis d’une nouvelle arme : le lance-flamme. Les «Poilus» français résistent dans leur position le temps que les secours arrivent. La bataille de Verdun va durer dix mois : plus 700 000 soldats français et allemands y seront blessés ou tués.

      Par l’ampleur des victimes et l’atrocité de cette guerre de tranchées, la bataille de Verdun est entrée dans la mémoire collective de la France et figure comme une des événements marquants de la Grande Guerre. Ce site est aujourd’hui un important lieu de mémoire. Verdun reste le symbole de l’absurdité de plusieurs batailles de la Première Guerre mondiale.

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Gilles Hocquart. Intendant de la Nouvelle-France. Reproduction d’une gravure anonyme publiée dans Benjamin Suite, Histoire des Canadiens-Français 1608-1880 : Montréal, Wilson & Cie, 1882-1884

 

     Gilles Hocquart est nommé commissaire ordonnateur et intendant intérimaire de la Nouvelle-France le 8 mars 1729. Administrateur honnête et efficace, il doit redresser les finances de la colonie, plongée dans de lourds déficits. Dans les instructions qu’il reçoit du ministère de la Marine en France, il est incité «à promouvoir le commerce canadien au sein de l’Empire atlantique français, mais sans augmenter les dépenses de l’État».

     Le 21 février 1731, Hocquart est promu intendant de la Nouvelle-France. Il encourage rapidement les entreprises canadiennes notamment celles liées à la construction navale ainsi que les Forges du Saint-Maurice. Il stimule aussi l’agriculture et fait construire des routes entre Québec, Montréal et le lac Champlain. Tout cela dans le but de faire progresser le commerce.

     Malheureusement, les réformes entreprises par l’intendant Hocquart souffrent des mauvaises récoltes.  En 1741, les Forges du Saint-Maurice font aussi faillite sans avoir remplies leur promesse de diversification économique. Enfin, la guerre entre la France et la Grande-Bretagne à partir de 1744 va pratiquement anéantir plusieurs de ses efforts pour développer l’économie pionnière de la Nouvelle-France. Il quitte Québec en 1748.

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