Archive pour février 2017 | Page d'archive mensuelle

Le Dr Robert NelsonGravure parue dansL’Opinion publique (1873)Source : BANQ

     Le docteur Robert Nelson prend la tête du mouvement patriote en 1838. Le 28 février, ses hommes et lui, en exil aux États-Unis, traversent la frontière. Ils se rendent à Caldwell’s Manor pour lire la Déclaration d’indépendance du Bas-Canada. Nelson proclame à ce moment la fin de la colonisation anglaise et le début de la république du Bas-Canada. Toutes les clauses de la déclaration entrent en vigueur immédiatement ! La description de la lecture de la déclaration, geste unilatéral s’il en est un, est peu documentée. Qui était présent ? Y avait-il des habitants de la région ou seulement les Patriotes armés accompagnant Nelson, troupe que l’on chiffre de 300 à 700 hommes selon les sources.  L’événement est rapporté près d’un an plus tard dans L’Ami du peuple, un journal favorable à la politique coloniale anglaise.  Dans l’édition du 20 février 1839, on lit : «Le Dr. Nelson qui prend ici les titres pompeux de président de la république en perspective et de commandant en chef d’une armée de brigands […] s’était toujours conduit avec une prudence qui ne permettait pas de croire qu’il prendrait cette détermination».

     La Déclaration contient une préface qui dénonce la corruption au sein de la bureaucratie de la colonie.  Elle dénonce aussi la violation des droits des Canadiens et la dévastation faite par l’armée britannique. La Déclaration contient dix-huit articles. Elle déclare que le Bas-Canada cesse d’être une colonie anglaise pour devenir une république. L’union entre l’Église et l’État est dissoute tandis que l’égalité des droits entre tous les citoyens du Bas-Canada, d’origine française, anglaise ou amérindienne, est affirmée. La liberté de presse est garantie tout comme les procès équitables devant jury, l’éducation générale et publique ainsi que les élections par vote secret.  On y retrouve aussi l’abolition du régime seigneurial et la redistribution des terres dites de la couronne.  La Déclaration proclame de plus l’usage du français et de l’anglais dans toutes les affaires publiques.

     En fait, la lecture de cette déclaration est un véritable défi envers la couronne britannique, la région de Caldwell’s Manor étant un château fort loyaliste.  Par la suite, Nelson retourne au États-Unis pour fonder l’Association des Frères chasseurs, une organisation secrète vouée à l’indépendance du Bas-Canada. Robert Nelson déclare l’indépendance à nouveau en novembre 1838 mais ses soldats sont défaits par une milice loyaliste à Lacolle et par l’armée britannique à Odelltown.  Ces défaites sonnent le glas des revendications d’indépendance des Patriotes.

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La Torture de CuauhtémocPhoto de Jaontiveros d’une murale de David Alfaro Situerions datant de 1951 et exposée au Palacio de Belles Artes de Mexico (2009)Source : Wikimédia Commons

     Cuauhtémoc est le neveu de Montezuma II et le dernier leader de l’empire aztèque. Il est élu empereur à l’âge de 25 ans par un conseil de nobles aztèques. Son règne débute durant l’invasion espagnole dirigée par Hernán Cortés. Cuauhtémoc oppose une vive résistance au conquistador espagnol.  Il fait d’ailleurs serment de sacrifier aux dieux aztèques tout converti de son peuple au catholicisme.

     En 1521, Cuauhtémoc organise la résistance et repousse dans un premier temps le siège de Tenochtitlan. Les Espagnols affament cependant leurs adversaires et finissent par capturer l’empereur au cours des combats. Cuauhtémoc est ensuite soumis à la torture afin de divulguer le lieu de la cachette du trésor des Aztèques.

     L’empereur résiste à la torture et nie l’existence du trésor. Cortés le relâche et il l’utilise pour aider son armée dans la conquête des territoires au sud de Tenochtitlan. En 1525, Cuauhtémoc est accusé de trahison par un indien néophyte.  Cortés en profite pour se débarrasser de son vieil ennemi dont il craint l’ascendant sur les autochtones. Le 28 février 1525, le dernier empereur aztèque est pendu.

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«Portrait de Mao Zedong ornant la place Tiananmen depuis 1951»Photo anonyme d’une peinture deZhang Zhensi datant de ca 1950 (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     En mai 1956, un vent d’ouverture souffle sur le monde communiste. Le président Mao Zedong lance une campagne afin de permettre l’expression d’idée nouvelle. Le thème est : «laisser cent fleurs s’épanouir, laisser cent écoles rivaliser».

     Ce mouvement fait suite aux changements qui surviennent alors au sein du Parti communiste soviétique.  Nikita Krouchtchev dénonce publiquement les erreurs passées du régime stalinien et propose une plus grande liberté intellectuelle. Le 27 février 1957, Mao prononce le discours sur «La juste solution des contradictions au sein du peuple» qui devient un appel à critiquer le Parti communiste chinois.

     Après des débuts prudents, la contestation explose et la critique se généralise. Le PCC réagit violemment et la répression s’organise. D’abord limitée aux intellectuels de droite, la répression s’étend rapidement à l’ensemble de la société chinoise. Plus d’un million d’intellectuels sont dégradés, exilés ou incarcérés. La démocratie et la liberté d’expression, inexistantes dans ce pays, restent depuis à développer.

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