Archive pour janvier 2017 | Page d'archive mensuelle

William Smith. Chief Justice of New York and of CanadaPhoto anonyme d’une estampe anonyme non datée (s.d.)Source: BAC

 

     La création du Bas-Canada en 1791 entraîne la création d’un Parlement dont la chambre haute est le Conseil législatif du Bas-Canada. Le premier président de ce conseil est William Smith, également juge en chef de la colonie. Cette pratique de nommer le juge en chef comme président devient la coutume durant l’existence du Conseil, soit jusqu’à sa dissolution en 1838.

     Même si la nouvelle constitution ne rencontre pas toutes ses opinions, William Smith s’affaire à organiser le système politique du Bas-Canada dans le respect des traditions parlementaires britanniques. Soulignons que Smith rédige des commissions pour le gentilhomme huissier de la verge noire et le sergent d’armes dont les costumes sont copiés sur ceux de Westminster. De plus, il s’assure que les relations entre le Conseil législatif et la Chambre d’assemblée du Bas-Canada respectent les pratiques parlementaires en vigueur à Londres. Il veille également également à ce que les ordonnances destinées aux conseillers législatifs soient des répliques des assignations royales à la Chambre des Lords.

    C’est dans cette esprit qu’est adopté le 28 janvier 1793, le règlement du Conseil législatif du Bas-Canada. Composé de 37 articles, ce règlement précise le fonctionnement du Conseil. Le document définit le rôle de la présidence et donne les règles de déroulement des séance et des débats. L’ordre dans lequel les conseillers doivent s’asseoir est établi, tout comme la procédure nécessaire pour l’adoption des projets de loi tant en Chambre qu’en comité. En fait, c’est l’ensemble des travaux du Conseil qui est régi par ce règlement de 1793 à 1838.

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«Plaque commémorant les victimes des camps de la mort au siège du Conseil d’Europe à Strasbourg»Photo : Claude Truong-Ngoc (2013)Source : Wikimedia Commons

     Le 27 janvier 1945, l’Armée rouge libère le camp de concentration d’Auschwitz. C’est là que se trouve le plus important camp de la mort du IIIᵉ Reich. Incrédules, les soldats soviétiques découvrent 7 000 prisonniers juifs affamés que les nazis ont abandonné sur place. De 1940 à 1945, 1,3 millions de personnes sont déportées à Auschwitz dont 232 000 enfants. Un million de personnes dont 960 000 juifs y sont exterminées.

Femmes dans les casernes du camp de concentration d’Auschwitz nouvellement libéréPhoto d’après le film soviétique réalisé par le1ᵉʳ Front ukrainienAlexander Morozov et al. (1945)Source : NARA

     En 2002, les ministres européens de l’Éducation donnent suite à une initiative du Conseil d’Europe. Ils instituent la «Journée de la mémoire de l’Holocauste et de prévention des crimes contre l’humanité» dans les établissements scolaires dont ils ont la responsabilité.

«Barrière à l’entrée du camp arborant l’expression :«Le travail fait vivre»Photo anonyme (1945)Source : ww2db.com

     Ce geste fait boule de neige. Le 21 novembre 2005, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la résolution 60/7 dite «Mémoire de l’Holocauste». Le 27 janvier est alors proclamé «Journée internationale de commémoration en souvenir des victimes de l’Holocauste». La résolution demande que le souvenir de ces événements soit perpétué afin d’éviter la répétition d’un tel génocide ou encore sa négation pour des motifs idéologiques.

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Signalisation du chemin du RoyPhoto : Yeir Yehuda (2008)Source: www.ameriquefrancaise.org

     Nicolas Lanoullier de Boisclerc, parisien d’origine, arrive en Nouvelle-France, probablement en 1712. Il agit d’abord comme agent de la Compagnie du Castor. Après l’expiration du monopole de cette compagnie en 1717, Lanouiller de Boisclerc est nommé agent des trésoriers généraux de la Marine à Québec. Sa gestion des affaires à ce poste s’avère problématique : en 1729, une enquête royale est ordonnée et Lanouiller de Boisclerc en ressort lourdement endetté.

     C’est à cette époque, le 27 janvier 1721 plus précisément, que Nicolas Lanouiller de Boisclerc obtient le privilège exclusif de tenir les postes pour les lettres et le courrier entre Québec et Montréal en passant par Trois-Rivières. Il a lui-même proposé à l’intendant et au gouverneur de la colonie d’établir ces bureaux de postes, d’assurer la messagerie et de fournir un service de voitures publiques. Il s’offrait même à construire les bacs nécessaires pour circuler sur cette route. L’ordonnance émise à ce moment précise que Lanouiller de Boisclerc doit obtenir la confirmation royale de son privilège dans l’année qui suit, sinon il en sera déchu.

     En l’absence d’une route carrossable à l’année, l’entreprise s’avère impraticable. Le Chemin du Roy, principale route de la Nouvelle-France, est complété en 1737. Devant cette difficulté, Lanouiller de Boisclerc abandonne son projet qu’il n’enregistre jamais devant le Conseil supérieur. Le système postal en Nouvelle-France reste donc déficient et la communication des lettres demeure une affaire privée qui dépend du bon vouloir des différents messagers.

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