Archive pour janvier 2017 | Page d'archive mensuelle

«Edgar Allan Poe»Photo anonyme d’un daguerréotype d’Edwin H. Manchester du studio Masury & Hartshorn daté de 1848 (s.d.)Source : Reserve Collection, American Antiquarian Society

     Edgar Allan Poe est un écrivain hors du commun. Ses talents littéraires sont reconnus très tôt et lui valent des distinctions et des prix. Préoccupé par l’écriture, il tente toute sa vie de vivre de sa plume tout en travaillant comme éditeur de magazines littéraires. Cette situation le place souvent dans une situation financière précaire, lui qui connait par ailleurs des problèmes de consommation de drogues et de boisson.

A stately Raven of the saintly days of yore.Not the least obeisance made he; not a minute stopped or stayed hePhoto anonyme d’une illustration de Gustave Doré et gravure sur bois deR. Staudenbaur datant de 1884 (s.d.)Source : Project Gutenberg

     Le 29 janvier 1845, il publie le poème «The Raven» dans le New York Evening Mirror. Poe apporte d’abord le poème à son ami et employeur George Rex Graham. Celui-ci lui donne un montant de 15$ mais refuse de publier le texte.  L’écrivain vend ensuite le texte au périodique The American Review pour 9$. Ce magazine publie «The Raven» dans sa livraison de février 1845 sous le pseudonyme de Quarles. La publication du 29 janvier est faite sous le nom de Poe à titre «d’advance copy».

«Détail de la statue du corbeau du site historique national Edgar Allan Poe à Philadelphie, PA»Photo : Midnightdreary (2007)Source : Wikimedia Commons

     Ce texte exceptionnel établit sa réputation d’écrivain aux États-Unis et en Angleterre. «The Raven» est ensuite traduit par Charles Beaudelaire et par Stéphane Mallarmé. Sa renommée transcende désormais la langue anglaise. En fait, c’est toute l’oeuvre de Poe qui influence le monde littéraire. À juste titre, il est considéré comme un maître du macabre et du mystérieux et comme l’inventeur des courtes nouvelles de fiction.

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Portrait of James McGill, (1744-1813)Photo anonyme d’une huile sur toile de Louis Dulongpré datant de ca1800-1810 et conservée au Musée McCord à Montréal (s.d.)Source: Wikimedia Commons

 

     L’Écossais James McGill décède à Montréal le 19 décembre 1813. Son testament nomme plusieurs bénéficiaires de sa fortune accumulée dans la traite des fourrures, le commerce colonial et la spéculation immobilière. Il lègue en fiducie £10 000 et Burnside Place, un terrain de 46 âcres sur les flancs du Mont-Royal où se trouve sa résidence, pour la dotation d’un collège ou d’une université. Il précise que le collège ou un des pavillons de l’université doit porter son nom. L’Institution royale pour l’avancement des sciences, organisme du gouvernement bas-canadien, doit cependant ouvrir l’institution sur le domaine Burnside au plus tard en 1823 avant de pouvoir toucher le legs.

     L’Institution royale peine à réaliser son mandat en raison de problèmes financiers. Un autre héritier de McGill, son neveu Francis Desrivières, s’affaire aussi à faire avorter le projet. Grâce à l’aide du négociant en fourrures John Strachan, l’Institution royale obtient une charte du roi William IV au printemps de 1821. Puis, trois ans plus tard, l’Institution embauche George Jehosaphat Mountain comme principal et recrute quatre professeurs.

     Dès 1823, quatre médecins du Montreal General Hospital ouvert en 1819 fondent la Montreal Medical Institution afin de donner des cours à leurs élèves. Une entente est passée et l’Institution devient la faculté de médecine de l’Université McGill. Le 29 janvier 1829, l’enseignement y débute et le 24 juin suivant, Burnside Place ouvre ses portes sous le nom de McGill College.

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«Portrait officiel de l’équipagede la Mission STS-51-Lle 15 novembre 1985»Photo : NASA (1985)Source : NASA

     Le programme américain des navettes spatiales débute en 1981. Il se termine en 2011 après 135 vols. L’objectif de départ de la NASA est de réduire les coûts des lancements dans l’espace grâce à l’utilisation d’appareils réutilisables. Après sa construction, la navette Challenger effectue d’abord neuf vols sans problème. Malheureusement, une défaillance technique survient le 28 janvier 1986 lors de sa dixième mission. La navette Challenger STS-51-L explose en plein vol 73 secondes après son lancement.

Liftoff of the Shuttle Challenger for STS 51-L missionPhoto prise par un télescope IGORPatrick Air Force Base (1986)Source : NASA

     Des millions de spectateurs assistent stupéfaits au désastre. Par cette froide matinée de janvier, le vaisseau spatial se désintègre à la vue de tous. Les sept astronautes sont tués sur le coup. L’enquête révèle que la catastrophe est provoquée par une défaillance des joints toriques des propulseurs d’appoint de droite de la navette. Une mauvaise évaluation des conditions météorologiques est à l’origine du drame.

«Mémorial de la navette Challenger au cimetière d’Arlington, VA»Photo : Michael R. Patterson (2003)Source : arlingtoncemetery.net

     Le désastre a un impact sur l’ensemble du programme qui est mis en veilleuse durant 32 mois. Une commission présidentielle est instituée pour enquêter sur l’accident. Les modalités de lancement des navettes sont revues car la commission met en lumière des carences dans le processus décisionnel de la NASA. La participation des civils à ces expéditions est également reportée : l’enseignante Christa McAuliffe, chargée de donner un cour depuis l’espace, étant du nombre des décès suite à la catastrophe.

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