Archive pour décembre 2016 | Page d'archive mensuelle

Fondation de MontréalPhoto de statues de cire du Musée Eden:Conrad Poirier (1940)Source : BANQ

     La Société de Notre-Dame de Montréal est fondée à Paris en 1639. Cette société regroupe des personnes fortunés et influentes qui veulent évangéliser des autochtones de la Nouvelle-France et les sédentariser sur l’île de Montréal. Cette seigneurie appartient à Jean de Lauson, directeur de la Compagnie de la Nouvelle-France connue aussi comme la compagnie des Cent-Associés. Après négociations, de Lauson accepte de donner sa seigneurie à la société en août 1640. Mais le titre de propriété de Lauson est révoqué par la suite en raison de son défaut à remplir l’obligation de peupler l’île. Les Cent-Associés concèdent alors eux-même ce territoire en seigneurie à la Société de Notre-Dame de Montréal, le 17 décembre 1640.

     Le Séminaire de Saint-Sulpice à Paris conservent depuis 1663 le document original attestant de cette transaction. Cette Concession d’une partie de l’ile de Montréal par la Compagnie de la Nouvelle-France est faite à Pierre Chevrier de Fancamp et à Jérôme Le Royer de La Dauversière. La compagnie se réserve la tête de l’île de Montréal dans l’espoir d’y établir un comptoir de traite. En compensation de ces terrains contenus originalement dans la donation faite par de Lauson, la compagnie concède également à de la Dauversière et à de Fancamp une étendue de terre au nord du fleuve Saint-Laurent et à l’ouest de la rivière de l’Assomption.  Ce terrain sera connu ultérieurement comme la terre de Saint-Sulpice.

     Même s’il ne met jamais les pieds en Nouvelle-France, Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière, est à l’origine de ce projet. En 1635, à Notre-Dame de Paris, Dieu aurait inspiré le dessein de Montréal à ce receveur des tailles de La Flèche, en Anjou. Il  consacre à cette mission une grande partie de sa vie et de sa fortune. Depuis 1999, le monument «Hommage à Jérôme Le Royer de La Dauversière» commémore le souvenir de cet homme sur la place De La Dauversière à Montréal.

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Honoré MercierPhoto : Jules-Ernest Livernois (c1880)Source : BANQ

     Honoré Mercier est élu premier ministre du Québec en 1887. Au pouvoir, en 1890, Mercier fait résilier la charte de la Compagnie du chemin de fer de la baie des Chaleurs en Gaspésie. Cette compagnie est présidée par le sénateur Théodore Robitaille et Charles Newhouse Armstrong en est l’entrepreneur. Mercier soutient que les travaux sont mal faits et que les retards s’accumulent. Plusieurs tronçons ne sont même pas commencés.

     En 1891, durant l’absence de Mercier en France, une vive controverse éclate concernant un montant de 175 000$ versé en indemnité à la compagnie. Une enquête fédérale est instituée. Même si Ernest Pacaud prend la responsabilité du «scandale de la Baie des Chaleurs», Mercier est cité à comparaître.  Il affirme sous serment ne rien savoir de la transaction.

     Le 16 décembre 1891, le lieutenant-gouverneur Auguste-Réal Angers décide de ne pas croire Honoré Mercier et le démet de ses fonctions avant même que les conclusions d’une commission d’enquête soient publiées. L’année suivante, Mercier est innocenté au terme d’un bref procès.  Ruiné et malade, sa carrière politique est cependant terminée.

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Drapeau du Collège militaire royal du Canada à Kingston (1964)

     Dès 1925, un comité du Conseil privé travaille afin de trouver un drapeau pour le Canada. Ce projet n’aboutit pas. En 1946, une commission d’enquête parlementaire est créée avec un mandat similaire. La commission reçoit bien 2 600 propositions mais aucune résolution n’est acheminée au Parlement du Canada.

     En 1964, le premier ministre Lester B. Pearson informe les parlementaires de son désir de doter le Canada d’un drapeau distinctif. Il souhaite la disparition du «Red Ensign» sur le drapeau canadien. Un comité mixte du Sénat et de la Chambre des communes est alors formé pour recevoir des suggestions. Trois propositions émergent de leur travaux. C’est finalement celle de l’historien George F.G. Stanley, inspirée du drapeau du Collège militaire royal de Kingston qui est retenu.

     Le 15 décembre 1964, la Chambre de Communes adopte l’unifolié comme drapeau national du Canada. Pour certains, la suppression du Red Ensign offre l’avantage de ne plus rappeler l’occupation britannique. Pour d’autres, comme le chef de l’opposition, John Diefenbaker, cette disparition trahit l’histoire du Canada.

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