Archive pour décembre 2016 | Page d'archive mensuelle

Louis Riel, M.P., ex-président du gouvernement provisoire, ManitobaGravure anonyme parue dans L’Opinion publique (1873)Source : BANQ

 

     Louis Riel est originaire de la Rivière-Rouge. Après des études au Bas-Canada, ce métis devient un des leaders des opposants à l’arpentage de la colonie par le gouvernement canadien. Riel et ses partisans revendiquent la reconnaissance des droits des Métis dans le cas de l’annexion des territoires de la Compagnie de la Baie d’Hudson par le Canada prévue pour le 1ᵉʳ décembre 1869.  En octobre de cette année-là, des cavaliers métis dirigés par Louis Riel forcent l’arrêt de l’arpentage des terres de la colonie de la Rivière-Rouge par les fonctionnaires canadiens. Un Comité national des Métis est alors formé. Sommé de paraître devant le Conseil d’Assiniboia, Riel y déclare que le Comité national des Métis rejètera tout gouverneur canadien sauf si l’union avec le Canada est fondée sur des négociations avec les Métis et la population de la colonie.

     En novembre 1869, une patrouille métisse armée dirigée par Ambroise-Dydime Lépine force le gouverneur William McDougall en route vers Upper Fort Garry à rebrousser chemin. Riel et ses hommes s’emparent à ce moment d’Upper Fort Garry sans avoir à livrer bataille. Cette brillante manoeuvre lui permet de contrôler l’accès à la colonie et au Nord-Ouest. La transition pour l’entrée de ces territoires dans la Confédération s’annonce mouvementée…Un gouvernement provisoire est formé avec John Bruce comme président. Le 27 décembre, Louis Riel le remplace comme chef de la Rivière-Rouge.

     Avec l’aide du clergé catholique, le gouvernement provisoire formule ses revendications et dresse une liste de droits qui serviront ensuite d’assise à la future Loi sur le Manitoba. D’intenses négociations permettent d’arriver à un accord avec le Canada et la colonie adhère à la fédération en 1870 avec le statut de province du Manitoba. Dans l’intervalle, le gouvernement provisoire administre la colonie. Cette instance gère, entre autres, la justice dont le tribunal condamne Thomas Scott au peloton d’exécution. Cette affaire force Riel à fuir aux États-Unis et soulève l’ire des orangistes de l’Ontario, fortement opposés à la colonisation du Nord-Ouest par une population catholique de langue française.

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«La lapidation de saint Étienne»Enluminure médiévale anonyme (s.d.)Source : BNC

     Étienne est mentionné dans les Actes des Apôtres au chapitre 6. Ce récit de saint Luc présente une division établie au sein de l’Église primitive de Jérusalem. Les premiers chrétiens étaient tous d’origine juive. Certains d’entre eux, les «Hébreux», viennent de la terre d’Israël. D’autres de foi juive vétérotestamentaire proviennent de la diaspora de langue grecque et sont appelés «Hellénistes».

     Un problème se présente : les plus démunis parmi les hellénistes, en particulier les veuves dépourvues de tout soutien social, courent le risque d’être négligés dans l’assistance au service quotidien. Étienne, juif helléniste, est chargé par les apôtres avec six autres compagnons de pourvoir au «service des tables».  Ce travail lui permet également de continuer sa prédication du message du Christ.

     Plusieurs juifs n’acceptent pas le discours des chrétiens. Étienne, en particulier, est traduit en justice devant le sanhédrin. Ses paroles sont jugées blasphématoires et il est lapidé.  Il devient le premier martyr chrétien.  Sa fête est célébrée le 26 décembre et demeure un jour férié dans plusieurs régions.

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«Un moine dans un scriptorium»Enluminure médiévale anonyme (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     La fête de Noël n’est pas célébrée au début de la chrétienté. Au IIᵉ siècle, Tertullien et Irénée de Lyon publient la liste des fêtes chrétiennes: Noël n’en fait pas partie! L’explication de cette étrange situation se trouve peut-être dans un texte d’Origène, un des pères de l’Église, qui affirme que seuls les pêcheurs et non les saints fêtent leur anniversaire.

     La date de Noël est fixée au IVᵉ siècle. Afin de christianiser les fêtes païennes associées au solstice d’hiver, la date du 25 décembre est finalement retenue. La trace écrite la plus ancienne de Noël se trouve dans le Chronographe de 354 qui atteste de la célébration de la fête en 336.

     La naissance du Christ est utilisée pour fixer le début du calendrier grégorien. L’an 1 dit «Anno Domini Nostri Iesu Christi» ou AD a été déterminé par le moine Denys le Petit en 525 lorsqu’il calcule un tableau pour fixer la date de Pâques. Cette date de Noël est ensuite retenue par convention. Notons qu’elle ne correspond pas au sens strict aux évangiles de saint Luc et de saint Mathieu, lesquels divergent également dans leur chronologie, selon certains historiens.

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