Archive pour novembre 2016 | Page d'archive mensuelle

«Vue du centre-ville de Coventry au lendemain du bombardement»Photo : Lt Taylor (1940)Source : Wikimedia Commons

     En 1940, Coventry au Royaume-Uni est une importante ville industrielle. Les manufactures de la ville fournissent l’armée anglaise dans le combat contre le nazisme. Incapable d’envahir l’Angleterre, Adolf Hitler décide de bombarder ce pays. Le 8 novembre, la Royal Air Force contre-attaque en bombardant Munich. Les Allemands répliquent en engageant près de 450 bombardiers dans l’Opération Sonate à la lune; leur cible : Coventry.

     Durant la nuit du 14 au 15 novembre 1940, la Luftwaffe amorce le bombardement intensif de la ville. Durant 13 heures, des milliers de bombes explosives et incendiaires sont larguées sur la ville.  Au lendemain du raid, la scène est terrifiante : les trois quarts de la ville sont rasés laissant les habitants dans le désarroi.

     La destruction est si grande qu’un néologisme apparaît: «To Conventrate» signifiant détruire physiquement et psychologiquement une ville. Les nazis utilisent cette opération pour stimuler leur recrutement et tenter de démontrer leur supériorité militaire. Par contre, ce bombardement intensif marquent plutôt la fin de la bataille d’Angleterre. La RAF réussit ensuite à repousser les avions allemands de l’espace aérien anglais et Hitler doit abandonner son objectif de conquérir la Grande-Bretagne.

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«Bombardements lors de la bataille navale de Guadalcanal. Au premier plan, le USS Président Jackson»Photo anonyme (1942)Source : Naval Historic Center

     En 1942, les Japonais souhaitent installer une base aérienne à Guadalcanal afin de pouvoir bombarder l’Australie et de dominer le sud-ouest du Pacifique. Pour contrer cette stratégie, l’armée américaine décide d’attaquer cette position. En août 1942, les Américains envahissent l’île. La contre-offensive japonaise va suivre.

     Une série de combats se déroule alors pour le contrôle de Guadalcanal : bataille de Matanikau, bataille du Cap Espérance, bataille de l’aérodrome.  Les Japonais procèdent également à de lourd bombardements des positions américaines.

     La campagne décisive a lieu du 12 au 15 novembre. Les Japonais réalisent alors que les Américains ont installé beaucoup plus de troupes qu’ils le croyaient sur l’île. Ils constatent aussi que les Américains réussissent à garder le contrôle de la piste Henderson, tête de pont de l’aérodrome. Le 13 novembre, les Japonais tentent de reprendre cette position stratégique. Malgré de lourdes pertes et une seconde attaque le lendemain, les Américains gardent Gaudalcanal. Fin décembre, les Japonais évacuent l’île et débutent leur repli du Pacifique sud.

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Logo de l’Automobile Club de France

     À la fin du XIXᵉ siècle, l’invention de l’automobile provoque un engouement chez plusieurs mécènes passionnés par l’esprit d’aventure. En France, le comte Jules-Albert de Dion fait figure de précurseur. Ce constructeur d’automobiles est à l’origine de la première course automobile de l’histoire. C’est la «Paris-Bordeaux-Paris» tenue en juin 1895.

     L’idée d’un «Grand Cercle» réunissant les passionnés d’automobiles fait alors son chemin. Le 12 novembre 1895, l’assemblée constitutive de l’Automobile Club de France se tient chez le comte de Dion au quai d’Orsay. Ce dernier laisse la présidence au baron Étienne de Zylen. «L’Automobil’Club», ainsi nommé par ses fondateurs, est le premier club automobile de l’histoire.

     Cercle élitiste, l’ACF s’implique dans la course automobile. Après les accidents marquants la course Paris-Madrid en 1903, l’ACF milite en faveur de la tenue de course sur des circuits particuliers. En 1906, elle parraine le Grand Prix de l’ACF qui est le premier Grand Prix de course automobile et l’ancêtre des courses de Formule 1.

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