Archive pour octobre 2016 | Page d'archive mensuelle

Bataille de Châteauguay, 1813Reproduction d’une lithographie d’Henri Julien datant de 1884Source : Le Journal de Dimanche

 

     Trois jours après la bataille de Châteauguay, Charles-Michel de Salaberry écrit à son père pour lui relater les événements : «Mon cher père, le 26 a été pour moi un jour glorieux et ceux de mes soldats qui ont combattu l’armée américaine commandée par le général Wade Hampton & un autre Général qui a été repoussée par une poignée d’hommes, tous des Canadiens & hier cette armée a commencé à se retirer ou essayera de pénétrer dans notre pays par un autre chemin. L’armée ennemie était composée de tous ses effectifs, environ 7 000 hommes et 5 pièces d’artillerie, et 300 cavaliers».

     L’escarmouche dure quatre heures. Salaberry choisit son terrain et repousse cette tentative des Américains de marcher vers Montréal. En fait, les soldats américains sont plutôt au nombre de 3 000 ; ils tentent de faire jonction avec les hommes de James Wilkinson qui tente de descendre le long du Saint-Laurent en amont. À Châteauguay, la stratégie américaine est un échec. En voulant prendre les troupes canadiennes à revers, les Américains s’égarent dans les bois. Lorsque vient le moment d’attaquer la barricade défendue par Salaberry, «leurs armes utilisent des munitions composées d’une balle et de chevrotines, célèbres pour leur imprécision». La bataille n’est pas sanglante mais laisse néanmoins 23 morts, 33 blessés et 29 disparus chez les Américains tandis que les troupes de Salaberry rapportent 2 morts, 16 blessés et 4 disparus.

     Vers 15 heures, le 26, Hampton ordonne la retraite. Les Américains rentrent chez eux dans les jours qui suivent. La victoire de Châteauguay est une grande source de fierté pour la milice du Bas-Canada et leurs alliés amérindiens de Kanawakhe. Montréal est sauvée d’une attaque plus importante. L’engagement passe immédiatement dans la légende et Salaberry devient le héros qui a sauvé la colonie face à l’envahisseur !

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Bataille de PoitiersReproduction d’une huile sur toile de Charles de Steuben (1837)Collection : Château de Versailles

     La bataille de Poitiers oppose le Royaume des francs et le duché d’Aquitaine au califat omeyyade. Charles Martel et ses hommes arrêtent une razzia arabe près de Poitiers. Cette victoire met un terme aux incursions musulmanes au nord des Pyrénées.

     Même si la bataille elle-même est un événement militaire mineur, ses conséquences retentissent jusqu’à nos jours.  Cette victoire est évoquée comme le début de l’Europe comme civilisation et culture. Charles Martel a ainsi «sauvé l’Europe de l’islam».

     Rapidement, les chroniqueurs chrétiens relatent la défaite des Maures et le décès de leur chef, Abd el-Rahmann. L’évocation de la bataille de Poitiers devient le prétexte pour exalter la mémoire de Charles Martel, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne.

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Banquet de la garde civile d’Amsterdam fêtant la Paix de MünsterPhoto anonyme d’une huile sur toile de Bartholomeus van der Helst datée de 1648 Collection : Rijksmuseum d’Amsterdam

     Deux traités internationaux sont négociés en 1648. Les principaux négociateurs sont le chancelier suédois Axel Oxienstierna et le cardinal français Mazarin. Ces traités mettent fin à la guerre de Trente Ans. Ils aboutissent à un morcellement de l’Allemagne en plus de 350 principautés indépendantes. Les traités consacrent l’indépendance de la Suisse et des Pays-Bas. Les Trois-Évêchés de Metz, Toul et Verdun sont confirmés possessions françaises. Il en est de même pour la plus grande partie de l’Alsace, à l’exception de Strasbourg.

     Les documents sont publiés le 24 octobre 1648 dans le ville de Münster en Westphalie. Un premier traité est signé entre l’empereur du Saint Empire romain germanique et la Suède. Son point essentiel concerne le nouveau statut religieux dans l’Empire qui est établi selon le principe «cujus regio, ejius religio». Il permet aux princes d’imposer la religion de leur choix à leur sujet. Le deuxième traité règle le différend territorial entre la France et l’Empire.

     Les traités de Westphalie entraînèrent une réorganisation complète des structures politiques du Saint Empire romain germanique. Désormais, l’empereur ne peut agir sans l’accord de la diète où sont représentés tous les princes immédiats et les villes impériales.

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